Taxis contre VTC : et si on passait à côté de la vraie question ?

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"Dès lors que Heetch et Uber ont joué le jeu d'ouvrir leurs données en publiant l'intégralité des études menées par 6-t, ils ont fait le premier pas", estime Nicolas Louvet, de l'institut 6-t. Aux politiques d'échanger avec eux
"Dès lors que Heetch et Uber ont joué le jeu d'ouvrir leurs données en publiant l'intégralité des études menées par 6-t, ils ont fait le premier pas", estime Nicolas Louvet, de l'institut 6-t. Aux politiques d'échanger avec eux (Crédits : © Sergio Perez / Reuters)
Le conflit s'enlise autour de l'aspect réglementaire du droit du travail ou de la concurrence. Mais la question de la mobilité et de l’accessibilité territoriale est quasiment inexistante du débat public, déplore l'institut 6-t.

Retour à la case départ. Pour répondre à la colère des taxis, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé mardi soir la nomination du député PS Laurent Grandguillaume, en qualité de médiateur, dans le conflit qui divise les acteurs du marché du transport de personne à la demande (taxis, chauffeurs de VTC et plateformes). Les concertations qui seront menées doivent déboucher sur une nouvelle loi. Alors que les taxis demandaient entre autres l'application de la loi en vigueur actuellement, à savoir, la loi dite Thévenoud. Autant dire que l'Etat n'a donc pas réellement tranché. Et pour cause, le cœur du débat est-il vraiment la question de la concurrence et de l'ouverture d'un secteur? Quid de la mobilité territoriale?  La Tribune tente de décrypter la situation.

Les plateformes dans le viseur

Dans le viseur des taxis, et de certains chauffeurs de VTC, dont ceux représentés par le syndicat SCP/VTC, les plateformes mettant en relation passagers et voitures : Uber, Le Cab, Marcel Chauffeur, SnapCar, et autres CinqS.

Lire aussi : le conflit expliqué en 10 points

Mais aussi la petite pousse française Heetch, qui met en relation clients et chauffeurs occasionnels, à l'instar du service UberPop suspendu par Uber l'été dernier.

Lire aussi : L'interdiction d'UberPop va raviver les tensions entre taxis et VTC

Heetch différent d'UberPop ?

Cependant, le co-fondateur de l'application mobile, Teddy Pellerin, ne souffre pas d'être mis dans le même panier que la très décriée UberPop, désormais interdite. Il avance l'argument du transport de personne "à titre non-onéreux", arguant que le passager donne uniquement le montant qu'il souhaite (contrairement à UberPop, service qui proposait un tarif non négociable).

Qui plus est, les revenus des chauffeurs partenaires de la plateforme sont plafonnés à 6.000 euros par an, montant que l'Ademe a estimé correspondre à l'amortissement d'un véhicule personnel, ajoute-t-il. Pour rappel, les revenus des conducteurs d'UberPop ne l'étaient pas, mais Uber assurait être prêt à revoir sa copie sur ce point.

Bref. C'est en cela que Teddy Pellerin estime que son application n'est pas illégale. Et il ne manque pas de rappeler que les conducteurs Heetch gagnent en moyenne 1.850 euros par an.

La loi interdit le transport de personnes entre particuliers à "titre onéreux", sauf pour les deux-roues

Ses détracteurs brandissent alors le texte de la loi Thévenoud, qui interdit le transport de personne entre particuliers à titre onéreux, sauf pour les deux-roues, aussi surprenant que cela puisse paraître. Une exception bien utile à la jeune pousse MaPool - soutenue par la BPI -, qui axe sa communication sur le "comotorage", justement, alors qu'elle propose le même service que Heetch, avec des voitures.

Concernant la définition du "covoiturage", justement, seule la licorne BlaBlaCar semble être dans les clous. Et encore... Pour Teddy Pellerin, ce n'est pas si claire que ça. Du moins, est-il à ses yeux très illusoire d'assurer qu'un véhicule se rende d'un point A à un point B, sans varier son trajet d'un iota. Par sympathie ou pour toute autre raison, "il y a toujours des détours", avance-t-il comme argument.

De plus, chez Heetch, on assure qu'il existe un taux de refus de courses assez élevé. Ce qui tend à démontrer, selon ses fondateurs, que les chauffeurs n'acceptent pas les courses qui le conduiraient à l'opposé de l'endroit où il voulait aller...

En outre "nous ne voyons pas quel texte nous aurions enfreint, ni quel texte interdit notre activité", lançait lundi Oussama Amar, co-fondateur de l'incubateur de start-up The Family, lors d'un point presse. Et d'ajouter:

"Sept juges ont reconnu que Heetch n'était pas illégale, mais ça, personne ne le dit".

Lire aussi : Mapool, un vrai site de covoiturage urbain de courte distance ? Pas sûr...

Rappelons à cet égard, que suite à la violente grève des taxis de juin dernier, dont les images ont fait le tour du monde, un arrêté a été publié le 25 juin 2015 en interdisant "les applications de type "UberPop"". D'une part Heetch n'a pas été nommément interdite, et, d'autre part "les applications de type UberPop, ça ne veut rien dire", poursuit Oussama Amar. Sachant que, l'article 2 de l'arrêté du 25 juin précisait que celui-ci entrait en vigueur "compter de sa date de publication" (le 25 juin donc) et courait "jusqu'au 31 décembre 2015". Et d'enchérir:

"Après un an de consultations, on constate que personne n'est capable de dire ce qui est légal ou pas. Or Heetch n'est qu'un exemple de ce qui se développe dans tous les domaines".

Nouveau médiateur, nouvelle concertation, nouvelle loi

Comme pour corroborer ses dires, Matignon a d'ailleurs annoncé mardi soir une nouvelle concertation, conduite par le député PS Laurent Grandguillaume, médiateur fraîchement nommé. Avec l'objectif de  déboucher sur une nouvelle loi ...

Lire aussi : L'interdiction d'UberPop va raviver les tensions entre taxis et VTC

"Heetch et UberPop ont les mêmes impacts"

Bref. Au risque de déplaire à Heetch, pour Nicolas Louvet, directeur du bureau de recherche qui a conduit des enquêtes indépendantes aussi bien sur les taxis, que sur Heetch et Uber, on peut tout-à-fait comparer Heetch à UberPop. Le directeur du bureau de recherche 6-t analyse même:

"Heetch et UberPop, c'est pareil ! Que ce soit en matière d'usages, d'usagers et des attentes en matière de mobilité".

Et d'insister:

"On ne peut pas dire que ce (Heetch et UberPop) n'est pas la même chose ! Ça a les mêmes impacts !"

S'appuyant sur les données publiées dans l'étude 6-t datée du mois de septembre et à laquelle La Tribune a eu accès, il explique ainsi que les usagers de Heetch, comme ceux d'UberPop, sont en majorité très jeunes (9 usagers sur 10 ont moins de 30 ans), des étudiants, avec des revenus assez faibles, et qu'ils habitent en dehors des centres des agglomérations. Ils empruntent le service environ quatre fois par mois, ce qui semble correspondre aux sorties estudiantines du samedi soir... Par ailleurs, 60% des utilisatrices sont des femmes. Deux tiers des trajets sont en lien avec la périphérie et se font principalement les soirs de fin de semaine (entre jeudi et samedi), poursuit-il. Et surtout, la moitié des trajets n'auraient pas pu être effectués sans Heetch.

Concernant le prix des trajets - l'argument de Heetch pour se différencier d'UberPop -, seulement un dixième des trajets de la plateforme (elle en revendique 50.000 par semaine) ne correspondraient pas aux "suggestions" proposées par Heetch. Quant aux paiements effectués en cash par le passager, comment en contrôler les montants et donc les plafonds avancés par Heetch ?

La vraie question : la mobilité

Pour Nicolas Louvet, la question n'est pas là. Il faut selon lui désormais "élever le débat". Et s'interroger véritablement sur les solutions offertes par de telles applications en matière de mobilité urbaine et d'accessibilité territoriale, "la véritable question", aux yeux de Nicolas Louvet:

"On constate seulement que ça fait du mal aux professions établies, mais on ne se demande pas si ça rend service à la mobilité. Pourtant l'accessibilité territoriale est un enjeu national, que les collectivités n'arrivent pas à résoudre. Ce sont des enjeux économiques, sociaux, d'emploi."

Un défi pour les politiques publiques

Nicolas Louvet va plus loin:

"On n'a pas le droit d'interdire UberPop et pas Heetch. Mais surtout, il ne faut pas le faire ! Ce serait une grosse erreur ! Car ce sont des services de transport privé qui résolvent un problème d'accessibilité territoriale publique.

Eh puis, c'est trop facile d'interdire ! Alors oui, Heetch est sur la sellette. Mais les pouvoirs publics n'ont pas les moyens de proposer une alternative. Que va-t-on répondre aux jeunes qui ne pourront plus se déplacer ? "Tant pis pour eux ? "

Et pour cause de tels services jouent selon lui sur une temporalité où l'offre de transports publics n'est pas bonne, poursuit-il.

"Je trouve ça affligeant que l'on veuille interdire Heetch, comme UberPop, pour faire plaisir à la G7. La question se pose étant donné que la concurrence se ressent plus au niveau de l'intermédiaire (la plateforme), que le taxi lui-même. "

Heetch crée un nouveau marché

Alors certes, selon l'étude menée par 6-t, le taxi est le mode de transport dont l'usage relatif diminue le plus fortement suite à l'adoption de Heetch (78 % d'usages en moins par usager et par mois).

Toutefois, toujours selon la même étude, Heetch ne peut être simplement considéré comme un substitut du taxi : les usagers de Heetch l'utilisent 4,7 fois par mois en moyenne, alors qu'ils utilisaient le taxi en moyenne 1,8 fois par mois avant d'utiliser Heetch. En cumulant les usages actuels de Heetch et du taxi, nous aboutissons à une moyenne de 5,1 déplacements par usager et par mois. La plupart des usages de Heetch viennent donc répondre à une demande qui n'était pas satisfaite par les taxis.

Les usagers qui habitent en première et en seconde couronne sont plus nombreux à déclarer qu'ils réalisent de nouveaux déplacements depuis qu'ils utilisent Heetch (69 à 71 % en périphérie selon le département, contre 57 % à Paris). Heetch offre donc avant tout de nouvelles opportunités de mobilité aux résidents de la périphérie.

Mais il faut noter que si 80% des personnes interrogées déclarent à la base se tourner vers Heetch pour le prix, elles y restent pour le côté pratique et la convivialité du service.

"Dès lors que Heetch et Uber ont joué le jeu d'ouvrir leurs données en publiant l'intégralité des études menées par 6-t, ils ont fait le premier pas", estime Nicolas Louvet. Aux politiques d'échanger avec eux. Et de conclure :

"Il est temps de faire un grenelle de l'économie collaborative !"



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Commentaires
a écrit le 29/01/2016 à 17:04 :
Il y a un sujet qui n'est jamais abordé par les médias, c'est celui de la sécurité des passagers, des usagers. La loi a règlementé les diverses professions de transports pour garantir avant tout la sécurité des passagers: temps de conduite max, contrôle technique obligatoire, garantie financière, assurance obligatoire pour le transport de personnes avec garantie illimitée pour les sinistres corporelles, formations...On reparlera de cela, le jour ou il y aura un accident grave (ce que je n'espère pas). Sous le prétexte de l'innovation, on opère a un retour au moyen âge. Il faut s'intéresser à l'histoire du transport pour mieux appréhender la situation d'aujourd'hui.
a écrit le 27/01/2016 à 21:51 :
Un des problèmes à régler est l'amortissement du cout d'acquisition de la licence pour les taxis. La valeur a chuté, et les derniers arrivés sont les dindons de la farce !
J'ai une solution à suggérer:
La licence actuelle, qui par l'État, était gratuite (mais création au compte-gouttes de nouvelles licences, c'est purement théorique !), deviendrait payante.
L'État fixe le prix de création d'une licence au prix du marché de revente actuel.
Par contre, chaque année, le prix de création d'une nouvelle licence baissera (et c'est annoncé, donc gérable) de 5% par an, jusqu'à une valeur bon marché, tout en créant une nouvelle recette pour le trésor public !
Dès lors, l'État peut créer des licences sans limitations de nombre, puisque le marché "d'occasion" des licences baisserait progressivement!
Enfin, pour les VTC, les exigences, du coup, peuvent être alignées sur celles des taxis et il n'y aura plus de concurrence déloyale...
Enfin, le covoiturage version Blablacar qui, en fait, ne pose pas réellement problème, doit juste voir un plafonnement des participations passagers et une obligation de préciser par le conducteur, du trajet proposé, et interdiction à un passager d'indiquer le trajet souhaité !
Et hop... tout est réglé !
a écrit le 27/01/2016 à 18:56 :
6-t est une société privée qui vend ses "études" à ses clients, dans leurs seuls intérêts. Ce n'est qu'une caution fictive pour lobbies.
Je n'irais pas plus loin, Friendly ou Tony ont eu des remarques intéressantes, en tout cas bien plus que ceux qui se croient modernes à partir du moment où l'informatique apparait dans l'activité. Comme si une application informatique changeait quoi que ce soit à ce retour au travail journalier du 19 ème siècle...
En tout cas, "l'ingénieure" chargée de la publicité de son "institut" m'a fait bien rire avec sa phrase : "Par ailleurs, 60% des utilisatrices sont des femmes" : donc 40% des utilisatrices n'en sont pas !!! XD
a écrit le 27/01/2016 à 18:15 :
Ce n est pas un article mais de la pub
a écrit le 27/01/2016 à 18:15 :
Ce n est pas un article mais de la pub
a écrit le 27/01/2016 à 17:48 :
le taxi utilise bien le GPS ! Plus besoin de connaître sa géographie pour être chauffeur. Les temps modernes offrent à tous les mêmes moyens donc chacun doit être libre d'en profiter . Le monopole des taxis est mort et rien ne pourra empêcher les jeunes de venir prendre leur juste part .
a écrit le 27/01/2016 à 17:36 :
Réponse à Jeff
Avant de vous lancer dans de la généralisation , le statut dautoentrepreneur est limité dans son chiffre d'affaire , un VTC selon les données des plate-formes dépasse largement ses plafonds , l'application heetch permet le paiement en cash , est ce que tous les chauffeurs le déclare ? Que pensez vous dune plate-forme us très connu qui fait du black de façon industrielle , elle ne dégage aucun bénéfice en France malgré ses 10000 chauffeurs affiliés qui lui versent 20% des courses
Réponse de le 27/01/2016 à 19:44 :
ça c'est un autre problème. C'est de l'optimisation fiscale comme le font en toute légalité Amazon, Apple, Starbucks.... Aux Etats européens de mettre en place une fiscalité forfaitaire, basée sur le CA réalisé dans chaque pays, et plus en fonction du siège où sont basés ces géants américains.
Sans oublier que chez les VTC les acteurs français sont quand même bien implantés: Chauffeur privé, LeCab.... des boites qui payent leurs impots ici jusqu'à nouvel ordre.
a écrit le 27/01/2016 à 17:31 :
Les Taxis devraient avoir leur propre application afin de gagner en efficacité, au lieu de glander dans les aéroports. Je crois que cela existe du côté de Montpellier.
Je doute qu'une série de gréves puissent arrêter cette nouvelle économie, qu'il faudra encadrer, mais que personne n'arrêtera.
a écrit le 27/01/2016 à 17:27 :
Je suis taxi parisien et aimable , j'ai une berline confortable , je pense connaître mon métier , votre étude et très intéressante , mais ne prend pas en compte plusieurs choses , la première la sécurité , pourquoi ne pas parlez des clientes uber pop à qui le chauffeur fessait des atteintes graves, pourquoi l'Allemagne qui est très en avance économiquement à interdit ce genre de services et oblige les plate-forme à faire travailler des véhicule sous licence , les vrais questions nous en France on va se les poser lorsque quelque chose de grave arrivera malheureusement.
a écrit le 27/01/2016 à 15:37 :
A mais ca c'est notre grande specialite a nous Français de passer a coté des grandes questions! Problème d'intelligence, de lâcheté? Les deux surement
a écrit le 27/01/2016 à 15:27 :
Mais laissez nous consommer en paix, Si c'est la fin des taxi parisiens et bien bon debarras, Les taxis parisiens ne sont franchement pas aimable, Ils arnaquent les touristes et donnent une mauvaise image de la France. Vivement qu'UBER soit legal
Réponse de le 27/01/2016 à 16:37 :
Au café du comptoir il est de bon ton de cracher sur les chauffeurs de taxis
Anomalie sociétale, des pauvres bougres libres et sans hiérarchie et qui plus est détenteur d'un petit capital à travers leur licence.
Aseptisons, javellisons les cerveaux, et pour finir uberisons les.
Si ce n'est déjà fait...
a écrit le 27/01/2016 à 14:48 :
A force d'empêcher les gens de travailler pour gagner leur vie, on va se retrouver dans une société où tout le monde sera fonctionnaire ou devra aller voir sous des cieux plus hospitaliers :-) La vraie queston à mon humble avis, c'est l'équité devant la fiscalité. Si le type veut travailler le dimanche ou les jours de fête, avec ses propres moyens, accompagné de son chien ou de sa petite amie, c'est son affaire, pas celle des syndicats qui ne représentent d'ailleurs que 10 à à 15 % de la population salariée en France !!!
a écrit le 27/01/2016 à 14:36 :
Cet article est vraiment pathétique ! D'un côté des petits bricoleurs de net qui se prennent pour des cadors et se moquent bien des aspects de mobilité ( ce qui motivent ces entrepreneurs à la sauce anglo-saxonne, cet uniquement l'appât du gain), pinaillent sur les textes réglementaires et la jurisprudence, et de l'autre côté ces politiques aux œillères Europeistes qui clament comme des coucous que cela va sauver l'emploi surtout avec ces métiers qui ne gênèrent que peut de valeur ajoutée donc peu de rentrées fiscales. Et tous ces gens qui par la force des choses acceptent ce type de boulot viennent la plupart d'horizons ou ils exerçaient des métiers à forte valeur ajoutée, avec pour conséquence des compétences qui disparaissent. Le seul moyen de redresser le pays, en dehors de déboulonner quelques citadelles syndicales et politiques est la variation du taux de change, donc de reprendre notre souveraineté monétaire.
a écrit le 27/01/2016 à 13:43 :
Le problème ce n'est pas la mobilité c'est surtout que ceux qui récupérent de l'argent en faisant cela (conducteurs) ne déclarent pas cet argent et continus à bénéficier du système social français....
Réponse de le 27/01/2016 à 15:59 :
@lachcor: les toutes petites entreprises, dont font partie ces conducteurs, devraient être enregistrés sous un régime simplifié et payer comme tout un chacun leurs taxes et impôts (ce qui inclut aussi dans mon esprit les contributions sociales) :-)
Réponse de le 27/01/2016 à 16:17 :
Les chauffeurs de VTC doivent se déclarer auto entrepreneurs pour pouvoir exercer et paient leur cotisations sociales au RSI. Tous les paiement se font par CB donc pas de moyen de cacher ses revenus.
On ne peut pas en dire autant des chauffeurs de taxi qui font beaucoup de travail au noir (pas étonnant qu'ils soient si nombreux à refuser la carte bancaire).

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