Uber reconnaît des pertes astronomiques (près de la moitié de son chiffre d'affaires)

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Uber, dont la valorisation établie sur la base des levées de fonds réalisées auprès d'investisseurs est de 68 milliards de dollars, cherche actuellement à embaucher un numéro deux pour épauler son PDG, Travis Kalanick.
Uber, dont la valorisation établie sur la base des levées de fonds réalisées auprès d'investisseurs est de 68 milliards de dollars, cherche actuellement à embaucher un numéro deux pour épauler son PDG, Travis Kalanick. (Crédits : TYRONE SIU)
Le groupe de San Francisco a indiqué que le nombre de ses courses avait plus que doublé, atteignant un total de plus 20 milliards de dollars, sans compter la Chine où Uber a vendu ses opérations. Son chiffre d'affaires dépasse les 6 milliards de dollars.

Des pertes astronomiques qui représentent près de la moitié du chiffre d'affaires d'Uber. Le "startup" spécialisée dans la mise en relation de chauffeur de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et de passagers a annoncé une perte nette, hors cession de ses activités en Chine, de 2,8 milliards de dollars, tandis que son chiffre d'affaires est ressorti à 6,5 milliards de dollars (6,1 milliards d'euros).

Uber a confirmé des chiffres précédemment dévoilés par l'agence Bloomberg News. Uber, qui n'est pas coté en Bourse, n'est pas tenu de publier régulièrement ses comptes.

"Nous sommes heureux d'avoir une activité saine et en expansion ce qui nous donne la marge de manoeuvre requise pour réaliser les changements que nous savons nécessaires en matière de direction et de gouvernance et en ce qui concerne notre culture, notre organisation et nos relations avec nos chauffeurs", a affirmé la responsable des activités d'Uber en Amérique du nord, Rachel Holt, dans un courriel à l'AFP.

     | Lire Comment la rentabilité d'Uber a augmenté de 40%

Le nombre de courses multiplié par deux sur un an

Le groupe de San Francisco a par ailleurs indiqué que le nombre de ses courses avait plus que doublé l'an dernier à un total de 20 milliards de dollars, sans compter la Chine où Uber a vendu ses opérations.

Uber, dont la valorisation établie sur la base des levées de fonds réalisées auprès d'investisseurs est de 68 milliards de dollars, cherche actuellement à embaucher un numéro deux pour épauler son PDG, Travis Kalanick. L'entreprise a été secouée ces derniers mois par plusieurs affaires allant du harcèlement sexuel à la démission de plusieurs de ses hauts dirigeants en passant par une vidéo d'une altercation entre son fondateur et un de ses chauffeurs.

>> Lire aussi Uber : la directrice de la com' du groupe jette l'éponge elle aussi

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 18/04/2017 à 13:10 :
Ceux qui n'ont pas pris au sérieux le bulldozer internet n'ont que leurs yeux pour pleurer. Ensuite, ceux qui ne comprennent pas que la robotique et l'intelligence artificielle vont tout bouleverser jusqu'à faire disparaitre des métiers du tertiaire (il y a des articles intéressants sur une IA qui avait parié sur le brexit contre tous les analystes traders et une entreprise japonaise qui a remplacé des dizaines de conseillers par une IA, et je ne parle même pas du secteur du transport) n'ont rien compris et n'auront que leurs yeux pour pleurer... Une ère nouvelle est en marche (en bien ou en mal, je ne juge pas) et les hommes qui n'y croient pas feraient bien de se raviser.
a écrit le 18/04/2017 à 10:27 :
meme sans salaries il semble que Uber est difficilement viable. C'est quand meme la particularite de ces nouveaux business de la high tech, faire des pertes pendant des annees, mais avec des investisseurs prets a ce risque quand en parallele on est tres exigeants pour les multinationales. On a beaucoup de societe surevaluees dont le modele est base sur des employes non salaries, ou sur le travail des particuliers (airbnb....). Dans une autre veine on a Tesla dont la capitalisation depasse celle de GM! Vous avez dit bulle...
a écrit le 18/04/2017 à 10:20 :
Je suis loin d’être fan d'UBER (jamais utilisé pour tout dire), mais si on prend amazon comme exemple .... cette entreprise a mis du temps avant de gagner du fric. Tout le monde se focalise sur UBER, ce qu'il faut voir, c'est surtout le mode de commercialisation. Il y a 20 ans on appelait un hôtel pour réserver, maintenant on passe par des plateformes numériques pour réserver ... la majorité est américaine ! Pourquoi les taxis qui courent après le train en marche, n'ont pas mis de plateforme numérique en temps et en heure ? La révolution numérique va toucher tous les domaines !!!!!
a écrit le 18/04/2017 à 9:05 :
Pas mal, pour des petits génies.
Qui réinventent le capitalisme sur-exploiteur bien dégueulasse du 19ième siècle.
Bravo, la high tech !
a écrit le 17/04/2017 à 0:42 :
Donc, en Chine. Beau piège journaliste. Néanmoins, la Chine se laisse moins faire qu'ailleurs. Connaissant aussi ces Asiatiques, je sais pouvoir leur faire confiance contre ce type d'organisation. L'on rit de tout avec de vrais Asiatiques. Même de sexe ou religion. Mais jamais d'argent. Jamais. J'ai testé. Par ailleurs, uber ne publie pas ses comptes et la "presse" communique leur "chiffres". Cherchez l'erreur... Notez, on est plus à un hors-bilan près... Et tu t'étonnes d'une crise économique..?? Moi, non.
a écrit le 16/04/2017 à 11:37 :
UBER qui selon nos médias et leurs actionnaires devait révolutionner le monde, cocasse.
a écrit le 15/04/2017 à 21:10 :
Croissance trop rapide : passer d'un chiffre d'affaires, 500 millions de dollars à 6.5 Milliards en moins de 4 ans, ce ne doit pas être évident. C'est un pari osé.
Des frais énormes pour subventionner les chauffeurs dans de nouveaux pays (3 Milliards seraient distribués aux chauffeurs ? - chiffre à vérifier)
Un cadre législatifs spécifique à chaque pays, avec des risques de requalification des chauffeurs en employés.

En grande partie, les chauffeurs semblent satisfaits - Uber aurait déjà réussi à faire travailler 1 millions de chauffeurs dans le monde. C'est toujours mieux que rien.
Les clients sont gagnants et ne semblent pas se plaindre.

Quoi qu'il arrive, Uber participe au développement du marché, ce qui économiquement est déjà une bonne chose.
Réponse de le 18/04/2017 à 21:04 :
Les chauffeurs satisfaits ? Vous plaisantez j'espère ?
a écrit le 15/04/2017 à 18:39 :
Uber:
-CA = 6.5 Milliards$
-Valorisation= 65 Milliards$
- Pertes= 2,8 Milliards $
Coût social: Incalculable
Uber, une grosse bulle qui va faire un gros éclat, prélude à une grosse crise économique.
a écrit le 15/04/2017 à 18:28 :
ils devraient venir en france monter une start up et exiger plein d'aides
tant que c'est deficiataire, la france c'est le paradis
c'est quand l'entreprise marche que c'est l'enfer

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