Uber : un investisseur veut éjecter Travis Kalanick du conseil d'administration

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Travis Kalanick a dénoncé dans un communiqué des accusations infondées et fausses, et qualifié le procès de tentative évidente de [le] priver de ses droits en tant que fondateur et actionnaire.
Travis Kalanick a dénoncé dans un communiqué des accusations "infondées" et "fausses", et qualifié le procès de "tentative évidente de [le] priver de ses droits en tant que fondateur et actionnaire". (Crédits : Danish Siddiqui)
Un important investisseur d'Uber a décidé de poursuivre en justice le fondateur et ancien patron de l'entreprise, Travis Kalanick, l'accusant notamment d'avoir tenté de soudoyer le comité de direction pour revenir à la tête de la société.

Les problèmes ne semblent pas s'arrêter pour Travis Kalanick, même après qu'il a abandonné son poste de directeur général (CEO). Le fonds de capital-risque Benchmark a lancé une action en justice pour forcer l'emblématique cofondateur d'Uber Technologies à quitter le conseil d'administration du groupe.

Le fonds, qui détient 13% du groupe de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) et en contrôle 20% des votes, selon les documents légaux déposés jeudi auprès d'un tribunal du Delaware, accuse Travis Kalanick d'avoir dissimulé au conseil d'administration plusieurs délits et d'avoir tenté de maintenir son influence au sein d'Uber même après sa démission du poste de directeur général en juin dernier, après une série de scandales.

Travis Kalanick a dénoncé dans un communiqué des accusations "infondées" et "fausses", et qualifié le procès de "tentative évidente de [le] priver de ses droits en tant que fondateur et actionnaire".

En recherche de directeur général

En juin, le départ de Kalanick était souhaité par les principaux investisseurs d'Uber, et notamment le fonds Benchmark, dont l'associé Bill Gurley est l'un des principaux actionnaires du groupe et siège à son conseil d'administration. Les investisseurs étaient soucieux de redorer l'image du service de location de voitures avec chauffeur, ternie par des polémiques. Son départ faisait suite à des plaintes de salariés se disant victimes de harcèlement, de sexisme, de discrimination et d'intimidations. Le groupe avait licencié une vingtaine d'employés, après avoir examiné plus de 200 réclamations internes.

Le groupe cherche désormais un nouveau directeur général. Dans un email adressé aux équipes d'Uber et obtenu par le site Recode, le cofondateur de la startup la plus valorisée au monde - elle est estimée autour de 70 milliards de dollars - et membre du conseil d'administration Garret Camp a fait savoir que, "malgré les récentes rumeurs, Travis Kalanick ne reviendrait pas en tant que directeur général", ajoutant que le conseil d'administration "s'est engagé à recruter un nouveau CEO de classe mondiale pour diriger Uber".

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 13/08/2017 à 11:05 :
70 Milliards de $ de capitalisation boursière pour Uber ...
Un fond détenant 13% ( 9 milliards de $ ) essaye de limiter les dégâts ...Peine perdu !!!

Cette société au chiffre d'affaire en milliards de $ a le problème de ne réaliser que des dettes en milliards de $ ...Soit pour les actionnaires un retour sur investissement nul !!!
Pire qu'un retour sur investissement , les dettes doivent être financé par les banques avec emprunts , donc des intérêts ...

Le petit porteur a du partir très rapidement laissant les fonds de pension avec des actions trop chers et qui ne rapportent et rapporteront rien ( les bénéfices - si il y en a - partiront dans les intérêts des emprunts ...).

Et si ce fond de pension veut vendre ses actions ? Qui en voudrait ?
De plus tous les actionnaires mettraient alors leurs actions sur le marché au même moment ; leurs actions en $ serait converti en milli $ !!
Leurs actions ne valent rien et dire à leurs clients qu'ils viennent de perdre 9 milliards de $ est rigoureusement impossible ...
Il leur reste a faire du marketing pour attirer le pigeon ! Le rêve américain...

On attend le crack boursier pour la liquider !!!

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