Un taxi condamné pour l'agression d'un Uber

 |   |  293  mots
L'accusé a reconnu une partie des faits. Il a précisé que les taxis n'étaient pas en guerre contre les VTC mais "contre l'application Uber et la maraude électronique".
L'accusé a reconnu une partie des faits. Il a précisé que les taxis n'étaient pas en guerre contre les VTC mais "contre l'application Uber et la maraude électronique". (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le président du syndicat des taxis de Nice et un autre chauffeur de taxi niçois ont été condamnés à 500 euros d'amende pour des violences volontaires en réunion commises à l'encontre d'un chauffeur de VTC utilisant l'application Uber.

Voilà qui doit réconforter la célèbre plateforme mettant en relation passagers et voitures de transport avec chauffeur (VTC). Le président du syndicat des taxis de Nice et un chauffeur de taxi de la même ville ont été condamnés à 500 euros d'amende pour des violences volontaires en réunion commises le 20 février 2015 à l'encontre d'un chauffeur de VTC utilisant l'application Uber.

Dans le détail, Patrice Trapani s'en était pris à un chauffeur de VTC alors que ce dernier chargeait une cliente à l'aéroport de Nice.

Le plaignant, qui n'était pas présent à l'audience à Nice par crainte d'intimidations, selon son avocate, avait alors déposé plainte en indiquant avoir été agressé par M. Trapani et trois de ses collègues, dont seul l'un d'entre eux, qui comparaissait ce jeudi avec M. Trapani, avait pu être identifié.

Des cris, des pneus crevés et un coup

"M. Trapani m'a crié dessus et m'a insulté, il m'a donné un coup de poing dans le ventre en promettant de me +crever+ comme il me l'avait déjà fait pour mes quatre pneus", avait alors indiqué à l'AFP la victime.

M. Trapani, qui a reconnu une partie des faits, mais pas les coups portés au plaignant, et qui avait reçu le soutien ce jeudi matin de nombreux collègues massés devant le tribunal de Nice, s'est déclaré "franchement déçu" du verdict le condamnant.

"J'ai été piégé"

"J'accepte la décision de justice mais j'ai été piégé, on a voulu se taper le président des taxis niçois", a-t-il indiqué après l'énoncé du verdict, précisant que les taxis n'étaient

"pas en guerre contre les VTC mais contre l'application Uber et la maraude électronique".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :