La Tribune

Atalian veut doubler de taille en un an

(Crédits : DR)
par Patrick Désavie  |   -  506  mots
Grâce à deux grosses acquisitions, ce groupe familial spécialiste du multimétier va voir son chiffre d'affaires dépasser le milliard d'euros en 2010.

D'ici à un an, le groupe familial Atalian (ex-TFN) devrait avoir doublé de taille grâce à deux très grosses opérations de croissance externe qui vont conforter sa place parmi les spécialistes du multimétier et du service global aux entreprises. De 544 millions d'euros en 2009, le volume de facturations devrait dépasser le milliard d'euros à la fin du présent exercice, après les rachats récents d'Eurogem, filiale du groupe Icade, et de Veolia Propreté Nettoyage et Mutiservices. « La reprise d'Eurogem permet de renforcer les deux piliers de notre activité que sont le facility management et la maintenance technique optimisée. De son côté, le rachat de Veolia Propreté améliore encore notre pénétration du marché de la propreté », se fécilite Franck Julien, président du directoire d'Atalian.

La propreté représente 60 % du chiffre d'affaires de la société de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). C'est aussi ce quiqui relie cette dernière avec son passé puisque le groupe puise ses racines dans la PME - TFN (Technique française de Nettoyage) - créée en 1944 par le grand-père de Franck Julien. Mais cette activité n'est qu'un des huit métiers d'Atalian, tous liés aux fonctions support des entreprises : nettoyage, multitechnique, bâtiment, sécurité, espaces verts, accueil, hygiène et transport, le dernier fleuron du groupe. « Je pense qu'en termes d'intégration des métiers et de solutions clients, nous avons l'offre la plus complète du marché », avance Franck Julien.

Toujours à l'affût d'une opportunité de développement, Atalian pousse, à présent, les feux dans le domaine de l'assistance aéroportuaire. Associée à City One, sa filiale spécialisée dans l'accueil, l'entreprise vient d'être choisie par Air France pour les prestations d'escale à Toulouse-Blagnac.

Les rachats successifs d'Eurogem et de Veolia Propreté ont fait passer les effectifs de 26.000 à 44.000 salariés. Une intégration qui semble bien se passer. « Ces rapprochements ont été réalisés dans de bonnes conditions. Le mariage entre les cultures d'entreprise s'est bien opéré », assure Franck Julien. Surtout, ces opérations n'ont pas obéré les capacités d'expansion du groupe à l'international.

Parti hors des frontières hexagonales pour suivre ses clients, Atalian reproduit la même stratégie d'un marché à l'autre. « Nous commençons par implanter une activité que nous maîtrisons bien et pouvant générer un gros volume d'affaires. A partir de là, nous pouvons nous structurer pour diffuser nos autres métiers », détaille Franck Julien.

En regard des attentes des clients qui veulent des prestataires de taille européenne, Atalian, qui s'était d'abord tourné vers les pays de l'Est (Tchéquie et Hongrie, notamment) déplace son centre de gravité vers les pays les plus industrialisés. Il vient ainsi d'ouvrir une filiale à Barcelone et projette d'autres ouvertures à Madrid et en Angleterre. « Nous espérons réaliser 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'export dès l'an prochain, précise Franck Julien. Indépendamment de cela, nous essayons de trouver des relais de croissance au-delà de l'Europe ».

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Commentaires

licencie  a écrit le 10/02/2013 à 10:51 :


L'entreprise de nettoyage TFN de Lesquin condamnée pour harcèlement moral

Publié le 02/11/2007 à 12h13

Lavoixeco - Des demandes indélicates de la part de son supérieur, des critiques, des mutations insensées... Une employée de la société Technique française de nettoyage (TFN), embauchée sur le site de Lesquin, a saisi le conseil des Prud'hommes de Lille pour harcèlement moral à l'encontre de son employeur. Elle a gagné. Mais ses ennuis ne sont pas pour autant terminés.

Ninch  a écrit le 27/12/2012 à 0:57 :

Des personnes TFN Bâtiment m'ont rackettai; Ils ont exigé de moi que je leurs verce des pots de vins pour avoir des chantiers public de OPAC de Paris.... Ils ont créer des fausses factures a mon insu faux en écritures et en signatures. Menaces ma famille et de la suite de mon cursus professionnel.... Les Offices Hlm de Paris couvre Tfn Batiment en m'envoyant une lettre signée par la Chef des opérations de OPAC qui n'hésite pas a mentir en déclarant je la site:"Je vous rappelle que les travaux d'installation gaz des chantiers:.......vous ont été notifiés par acte de sous traitance et signé des parties à savoir: vous-même".... courrier du 31/08/12
J'ai demandé RDV a la personne qui a rédigé ce courrier mais sans succès car je n'ai jamais rien signé devant une personne de l'OPAC donc le 06 Janvier je me suis rendu à l'OPAC de Paris pour comprend puisque les actes sont faux en écritures et en signatures je n'ai jamais signé ces actes ce que je dit depuis le début.... Le 06/01/11 dans les locaux de l'Opac devant un Dr et le chef d'Opération de l'OPAC qui dit ne pas me connaitre donc je me permet de lui poser la question suivant pourquoi affirmez vous que j'ai signé ces actes elle me dit car mon nom est inscrit au dessus de la signature c'est sur que c'est ma signature donc je lui ai sorti ma carte d'identités qui 8 ans ainsi que mon passeport qui 9ans d'existence et d'autres papiers avec mon écritures et ma signature qui ne correspond a celle qu'on veut m'attribué....

lg  a écrit le 10/06/2012 à 15:19 :

et un 13eme prudhommes perdu par ATALIAN-SPF.....!!!

Christelle  a répondu le 08/01/2013 à 20:42:

Bonjour, des salairés ATALIAN sur Pierrelatte rencontrent aussi des soucis avec l'entreprise. pouvez vous me donner des infos sur ces affaires perdues aux Prud'Hommes s'il vous plaît ?
merci d'avance
Christelle

BOULE  a écrit le 03/05/2012 à 20:45 :

Région Sud-Est- année 2010 = 45% de turn over pour les fonctionnels, année 2011, idem... 2012 est bien partie pour suivre cette même voie...
Les salariés sont traités comme des pions, un jour vous êtes ovationné, le lendemain vous êtes un pestiféré. Aucune politique RH en place viable et constructive.
Une décennie en arrière, on parlait de "négrier", ATALIAN en est le schéma actuel.

CFL  a écrit le 08/03/2012 à 20:11 :

Flash back : il est cadre commercial depuis 1995 à Lyon, dans une société familale de matériel incendie, qu'il a fortement contribué à développer. Sa vie bascule quand le groupe Atalian, leader européen du multiservices pour les entreprises et collectivités locales rachète la petite entreprise florissante.

Le groupe Atalian, qui fait 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et compte 25 000 salariés, rachète une flopée de petites entreprises et évidemment restructure. La nouvelle filiale constituée, Sécurité, Protection, feu ( SPF) propose à William Pinson une mutation à Lunel-Viel, siège social de toute la zone Sud avec 324 salariés.





Il accepte ce qu'on lui présente comme une "promotion." Mais c'est pour mieux le licencier ensuite.




En effet quelques mois après la mutation le voilà convoqué par ses supérieurs pour une "rupture conventionnelle" avec très peu d'indemnités donc. Il refuse et tout se gâte .

Il reçoit sa lettre de licenciement pour "cause réelle et grave" car il n'a pas réalisé les objectifs assignés, bien entendu irréalisables.





William Pinson n'est pas le seul, tous les autre cadres ou directeurs de région, une dizaine, sont licenciés. En fait il s'agit pour la filiale SPF du groupe Atalian de se débarrasser de cadres expérimentés mais trop coûteux.

Et toutes les méthodes sont utilisées, harcèlement moral, non paiement de salaires dûs. Beaucoup craquent, William Pinson fait une dépression, Sébastien Alibert, un autre cadre dans la même situation, est au bord du suicide... Par un courrier de juillet 2010 l?inspection du travail constate « de grandes pressions conduisant indubitablement à une grande souffrance au travail »

Mais ils se battent devant la justice prudhommale . Ils gagnent en référé mais doivent faire appel à nouveau aux tribunaux pour obtenir leurs indemnités car l?entreprise fait traîner, a changé de nom, de siège social?




William Pinson et tous les autres licenciés sont décidés à se battre jusqu'au bout pour faire valoir leurs droits.




Que démontrent ces faits ? Comme les salariés de base, les cadres sont aujourd'hui de plus en plus victimes de méthodes destructrices de vies. La multiplication des suicides mettant directement en cause le harcèlement au travail, les pressions incessantes, les licenciements abusifs alors que les entreprises font du profit, montrent que le capitalisme, avec son obsession d'un profit toujours plus important, est une impasse pour l'humanité.





Il faudra bien en sortir !





JC Carcenac et Claude Dubois (NPA 34)




Article extrait de Tout est à nous (l'hebdo du NPA) n° 138





Comment la SPF (groupe Atalian) se débarrasse de ses salariés, un exemple dans le Rhône.





Atalian (ex-TFN) est le groupe qui monte dans les services aux entreprises, à force d?acheter une par une les boîtes de maintenance, sécurité, nettoyage, etc. Devenu leader européen dans le multiservice avec un chiffre d?affaires d?1 milliard d?euros, son président F. Julien a été médaillé par l?Assemblée nationale pour sa « stratégie d?entreprise » en 2009. Mais qu?en est-il pour les salariés ? Le sort de ceux de la Société nationale de protection incendie (SNPSI), vendue à la branche SPF (sécurité protection feu) d?Atalian.SI en 2009, en donne une idée?

À l?agence de Meyzieu dans le Rhône, spécialisée dans la vente et la maintenance des extincteurs, une convention collective désavantageuse a d?abord été imposée aux VRP. En toute illégalité puisque ce changement ne peut se faire qu?après un délai de quinze mois. Puis un nouveau contrat de travail vise à les faire passer sur le statut de technico-commerciaux, ce qui permet de leur sucrer l?indemnité liée à leur clientèle, en cas de licenciement.

Ceux qui acceptent se voient alors proposer une « évolution », qui les oblige pour certains à déménager dans un autre département, mais c?est pour se retrouver quelques mois plus tard avec des objectifs irréalisables, et donc licenciés !





Les autres se voient infliger des retenues de milliers d?euros sur
leur salaire.




Dans un courrier de juillet 2010, l?inspection du travail constate « de grandes pressions conduisant indubitablement à une grande souffrance au travail », des « menaces de licenciement », le fait de « convoquer régulièrement le même salarié pour des entretiens préalables en vue de licenciement, [qui] pouvait être constitutif de harcèlement moral à l?égard de celui-ci et de toutes façons provoquer chez ce salarié un stress important ». Certains employés sont tellement désespérés par ce traitement qu?ils demandent aux prud?hommes la résolution judiciaire de leur contrat !




Ainsi, un par un depuis 2010, huit salariés sur les treize de Meyzieu ont été licenciés, dont six pour faute grave, donc sans indemnités ! Non seulement ces personnes ont perdu leur emploi, et pour certaines, pour longtemps car elles étaient soumises à des clauses de non-concurrence de deux ans, mais elles sont cassées par cette maltraitance, effondrées et en pleine déprime...

Pour elles, il ne restait que le recours judiciaire : la plupart ont agi en justice, gagné en référé, mais n?ont (toujours) pas reçu de chèque (l?entreprise fait traîner, a changé de nom, de siège social?) ; les salariés ont dû faire intervenir un huissier et engager une nouvelle procédure devant le tribunal de commerce qui a condamné la société?





L?un des cadres concernés dénonce la stratégie à l?oeuvre : « ils licencient gratuitement et réembauchent à moindre coût ». Cette manoeuvre, courante dans les restructurations des secteurs où les salariés ne sont pas organisés, est à dénoncer, à combattre et à interdire !




A lire aussi


Lunel-Viel. Un long combat en justice (Midi Libre)

CFDT  a écrit le 28/02/2012 à 10:35 :


Le groupe Atalian (TFN, femmes de ménage d?Aulnay-sous-Bois) a t-il une bonne réputation ?

27 février, 2012 à 18:35 | Posté par Arnaud Kubacki


Ce n?est pas cer­tain, selon les éléments que la rédac­tion a récem­ment reçu de la part du can­di­dat aux élec­tions légis­la­tives (10e cir­cons­crip­tion de la Seine-Saint-Denis), Hervé Suau­deau.

Le can­di­dat écolo­giste aurait été saisi par un ex-employé, pour faire état des méthodes sociales bru­tales du groupe qui emploie les femmes de ménage d?Aulnay.

Selon Mon­sieur Suau­deau, la mau­vaise répu­ta­tion de ce groupe était connue avant la signa­ture du mar­ché avec la ville. Tou­jours selon lui, l?affaire risque de res­sor­tir dans les jours qui viennent car TFN (qui appar­tient groupe ATALIAN) ne semble pas res­pec­ter ses pro­messes. Les syn­di­cats auraient égale­ment été contac­tés.

La rédac­tion se pré­serve de don­ner un quel­conque avis sur la bonne volonté ou non de TFN et sur les pra­tiques du groupe Ata­lian.

Ci-dessous, une liste d?article qui met quelque peu à mal l?image du groupe Ata­lian :
?Com­ment la SPF (Groupe ATALIAN) se débar­rasse de ses sala­riés, un exemple sur Mey­zieu
?Licen­ciés sans huma­ni­tés ?
?Des dégâts humains fruits d?un licen­cie­ment mus­clé
?Un long com­bat en jus­tice

Pour rap­pel, suite à une grève et aux dif­fé­rentes actions des syn­di­cats, TFN avait pro­mis des enga­ge­ments pour que la crise cesse

Jacques IV  a écrit le 03/11/2011 à 8:58 :

Il m'on faite une proposition d'embauche , je l'ai refusé direct car il fdallait que je baisse mon salaire de 400 euros net.C'est sur ca donne envie