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La Tribune.fr - 28/05/2009 Ã 16:15 - 517 mots

Attendue initialement en début de semaine, la décision de la justice sur l'avenir de Nortel France est tombée ce jeudi. Sans surprise, c'est la liquidation de la SA (société anonyme) Nortel Networks (hors filiale commerciale) de l'équipementier en télécommunication Nortel France, qui a été prononcée avec poursuite des activités. Il s'agit en l'occurence des activités GSM (standard de téléphonie mobile de deuxième génération) et GSM Railways (standard international de communication mobile pour les chemins de fer).
Le tribunal de commerce de Versailles, qui a fixé "la date de cessation des paiements au 14 janvier 2009", a autorisé "le maintien de l'exploitation" pour une durée de "trois mois à compter du présent jugement". Dans le communiqué publié dans la foulée par Nortel, l'administrateur judiciaire désigné par le tribunal, "travaillera en étroite collaboration avec les co-syndics (les administrateurs anglais chargés de la procédure en Europe, ndlr) et la direction de Nortel pour assurer une transition dans les meilleures conditions (...)".
Cette décision "vise à rendre à la société son équilibre financier pour répondre à tous nos engagements contractuels avec nos clients", a expliqué à latribune.fr Michel Clément, le président de Nortel en France. Il assure que les contrats GSM passés avec Bouygues Télécom ou France Télécom sont maintenus et que ceux passés notamment avec le Réseau Ferré de France (RFF) sur le GSM Railways aussi.
Selon le texte du jugement obtenu par l'AFP (Agence France Presse), les offres pour une reprise éventuelle doivent être déposées avant le 19 août, la prochaine audience étant prévue le 20. En l'absence de repreneur, la liquidation sera effective fin août. Or, d'après le patron français, plusieurs acteurs seraient intéressés par l' activité GSM-R (Railways), sachant que cette activité est indissociable de celle portant sur le GSM. "Plusieurs dizaines", a-t-il précisé. Mais de préciser que les activités françaises sont également indissociables de celles existantes sur le même créneau en Amérique du Nord et en Chine et que le cas échéant, le futur repreneur devra reprendre l'ensemble.
Selon les syndicats, cette liquidation va déboucher sur la suppression de 480 emplois. "Plus ou moins", a déclaré Michel Clément. Mais Nortel Networks SA compte environ 700 salariés. Si bien que l'avenir des 200 personnes non visées par ces licenciements est "relativement assuré" à court terme. Mais pour le reste, tout dépendra du repreneur, si repreneur il y a.
Nortel en France comprend également Nortel Networks France, également présent à Châteaufort. Celle-ci chargée de la commercialisation des technologies (hors GSM et GSM-R) n'est pas du tout concernée par la décision de liquidation prise ce jeudi par la justice. Elle est donc "pour le moment préservée", assure Michel Clément. Les 130 personnes qu'elle emploie aussi.
Pour Michel Clément, la situation dans laquelle se trouve le groupe canadien Nortel placé mi-janvier sous la protection des tribunaux contre ses créanciers au Canada et aux Etats-Unis, a été accélérée par la dégradation de l'économie mondiale mais elle repose essentiellement sur une crise structurelle liée à l'évolution du marché GSM arrivé à maturité.
Mais le dirigeant est confiant sur l'avenir de l'activité GSM-R sur laquelle il se partage le marché en Europe avec Nokia Siemens Networks. Elle est "au début de son déploiement", estime-t-il.
Virginie de Kerautem
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