Déçue, la Turquie se détourne de l'Europe au profit de l'Asie

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Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu en octobre dernier : l'UE va « perdre » la Turquie si elle ne lui accorde pas l'adhésion d'ici 2023.Copyright Reuters
Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu en octobre dernier : l'UE va « perdre » la Turquie si elle ne lui accorde pas l'adhésion d'ici 2023.Copyright Reuters
Dix ans après l'arrivée au pouvoir de l'AKP, favorable à une intégration de la Turquie dans l'Union européenne, le processus est en panne. Il achoppe sur des questions politiques. La Turquie demeure pourtant un partenaire essentiel de l'Europe.

«Les Européens devraient être plus honnêtes avec la Turquie ! », lâche, amère, une jeune étudiante de l'Université de Dokuz Eylül, à Izmir, ville au bord de la mer Egée. «Nous avons fait beaucoup d'efforts ces dernières années pour entrer dans l'UE», insiste-t-elle. Elle n'est pas la seule, parmi la jeunesse turque (le pays affiche une moyenne d'âge de 29 ans), à confier sa « déception ».

Alors que les négociations entre Bruxelles et Ankara ont débuté en 2005, elles sont, depuis deux ans, quasiment au point mort. Sur les 35 chapitres communautaires, allant du transport à la santé en passant par la finance, qui doivent être scellés pour une intégration effective de la Turquie, seuls 13 ont été ouverts. Un a été bouclé. Les autres achoppent principalement sur la reconnaissance de la République de Chypre, exigée par Bruxelles, mais qu'Ankara refuse... Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu en octobre dernier : l'UE va « perdre » la Turquie si elle ne lui accorde pas l'adhésion d'ici 2023.

Entre obstination et désillusions

Dilira Sülün, membre de la Chambre de Commerce d'Izmir, reste déterminée à intégrer l'Union. « La Turquie apportera un dynamisme, une population jeune, instruite et une économie en pleine croissance à l'UE», vante-t-elle. En retour, le pays pourra bénéficier « d'un revenu stable pour les agriculteurs, d'une meilleure qualité des aliments pour les consommateurs (due aux normes plus strictes) et d'une égalité des conditions dans l'éducation pour les jeunes. » Si 52% des Turcs partagent toujours son engouement pour l'UE, la frustration a néanmoins gagné les esprits. 17% seulement de la population croit désormais à une adhésion contre 78% en 2004.

« Cette perspective d'adhésion avait ouvert la voie à de grandes réformes structurelles dans le pays », note ainsi Canan Balkir responsable du département des études européennes à l'Université d'Izmir. « Or cet aiguillon n'existe plus, car la principale récompense est une adhésion qui s'estompe.» Aucun calendrier n'a en effet été adopté. De quoi « engendrer un risque de rejet européen et une montée du nationalisme dans le pays », poursuit cette spécialiste, pour conclure : « La Turquie n'est pas considérée comme un véritable pays européen. Nous sommes traités différemment, et discriminés en raison de notre identité culturelle et religieuse ». La République de Turquie compte en effet 98% de musulmans. De son côté, Ela, une étudiante, se montre sceptique : « Un pays islamisé peut-il vraiment faire partie de l'UE ?»

François Hollande avait suscité un « espoir »

Autre frein à l'intégration du pays dans l'Europe : sa taille et sa population (75 millions d'habitants) qui feraient de la Turquie l'Etat le plus peuplé de l'UE après l'Allemagne, bénéficiant d'un pouvoir considérable au sein des institutions européennes. «Il faut élaborer un nouveau concept UE/Turquie, remarque à cet égard un diplomate sur place. Et il faut aussi sensibiliser les sociétés, de même que les médias : les médias turcs ne couvrent pas l'Europe et inversement ».

L'Allemagne et la France ont souvent exprimé leurs réticences face à une intégration du géant turc. D'après l'économiste Dilara Sülün, «un récent sondage réalisé en Turquie (*) révèle que 51 % des personnes pensent que la France est le pays qui forme le plus grand obstacle à l'adhésion du pays, 31 % ont cité l'Allemagne et 7% la Grèce.» Canan Balkir déplore pour sa part que «beaucoup d'Européens aient encore des expressions péjoratives à l'égard de notre pays, comme en France, l'expression tête de turc. »

En 2011, plus de la moitié des Français affichaient leur refus d'une Turquie dans l'UE au nom de ses « différences culturelles et religieuses » ou de « son déficit démocratique. » L'élection de François Hollande a toutefois suscité en Turquie un « espoir, surtout après les discours fermes et négatifs de Nicolas Sarkozy », note Dilara Sülün. L'universitaire Canan Balkir nuance : « La combinaison Angela Merkel-Nicolas Sarkozy était sans doute la pire, mais même avec François Hollande, l'espoir reste ténu ...»

Conquête des marchés hors-Europe

Malgré ces blocages, l'Europe n'en reste pas moins l'un des partenaires économiques essentiels de la Turquie, ne serait-ce que parce que le « Tigre de l'Anatolie » jouit d'une santé économique enviable. Depuis l'élection de l'AKP (Parti pour la justice et le développement, centre-droit) il y a dix ans, le déficit public est passé de 10,8% du PIB à 1,6% aujourd'hui, et la dette, de 74% à 31%. Les prévisions de croissance sont de 4% pour 2013 et de 5% l'année suivante. Les investissements étrangers affluent. Quelque 120 milliards de dollars ont ainsi été injectés (en majorité par des entreprises européennes) dans l'économie turque entre 2003 et 2012, contre 14,8 milliards entre 1980 et 2000. Seule ombre à ce tableau : son taux d'inflation, à plus de 10% aujourd'hui.

Cependant, la crise économique qui secoue l'Europe affecte la Turquie. Le Vieux continent a beau rester «un partenaire privilégié », comme le martèle le ministre des Finances, Mehmet Simsek, l'Europe n'absorbe plus, en 2012, que 38,3% des exportations turques contre 56,6% en 2002. «L'Europe est toujours un grand succès et l'inspiratrice de grandes réformes démocratiques et sociales en Turquie », défend Mehmet Simsek, toujours favorable à une intégration à l'UE. « Mais les solutions employées pour gérer la crise n'étaient peut-être pas les bonnes.»

La Turquie s'est donc lancée à la conquête de nouveaux marchés internationaux. « Nous nous diversifions et développons des échanges avec l'Afrique et surtout avec l'Asie», explique Mehmet Simsek. L'Asie totalise aujourd'hui 35,9% des exportations turques, contre 14% il y a dix ans. Parmi les nouvelles conquêtes turques : l'Irak. Marché presque inexploité en 2002, le pays à reconstruire en raison des dommages de guerre est devenu en 2011 l'une des cinq principales destinations d'exportations turques. Toutefois, si la progression des échanges avec ces marchés hors-Europe est de taille, elle ne peut pas affranchir la Turquie de sa dépendance européenne. D'autant que c'est encore l'Europe qui fournit le gros des investissements étrangers sur place, soit 80%.

Nouvelle puissance régionale

En parallèle de son essor économique, la Turquie a également opéré un changement fondamental en matière de politique étrangère. Le pays étend son influence dans les Balkans, où il dispose de forces armées au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine, dans le cadre d'opérations de l'Otan. Le gouvernement a aussi entrepris de réconcilier la Bosnie et la Serbie, anciennes provinces de l'Empire ottoman. Les officiels s'y déplacent régulièrement. La Turquie se veut également facteur de stabilité dans la région du Proche-Orient et multiplie les médiations. Cela a été le cas ces dernières années pour les crises gouvernementales d'Irak et du Liban, le dossier nucléaire iranien ou, plus récemment, la crise syrienne.

Au point que certains observateurs, tel Faïk Östrak, membre du CHP, le principal parti d'opposition en Turquie, estiment désormais que «plutôt que de miser sur une intégration européenne, l'objectif que poursuit l'AKP aujourd'hui est de devenir leader du monde musulman.»

*Source : sondage réalisé par TEPAV (Fondation de la recherche de l'économie politique de Turquie) sur un échantillon de 1110 personnes âgées de 18 à 60 ans.
 

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Commentaires
a écrit le 19/01/2013 à 18:06 :
à matsari (le 02/01/2013 à 17:15)
si t'es pas content, tu retournes en Turquie

a écrit le 06/01/2013 à 19:27 :
sa march pa ?
a écrit le 04/01/2013 à 22:53 :
la Turquie est un grand pays qui rêve de rejoindre l'europe. on en cesse de leur donner des leçons mais ils ont réussi à faire un pays laique en étant musulmans. de plus ils ont des voisins pas très envieux, ce serait mieux de les aider à maitriser les frontières. Quand à la culture, dans peu de temps la France sera musulmane, donc il n'y a aucune raison de ne pas les accueillir, au contraire on sera moins seuls !
Réponse de le 05/01/2013 à 14:46 :
Vous ne connaissez pas ce PAYS.
Or de question de s'associer à l'Europe qui prend l'eau;
a écrit le 04/01/2013 à 14:29 :
Encore une connerie que l EUROPE a fait et que l on paye cash et que l on ne vienne pas pleurer dans mon gilet car on serait mal reçu car il fallait peut etre pas la mettre en colère contre nous et je dis que nous devrions fare amende honorable et tout de suite les remettre dans le droit chemin car c'est un pays qui attendait beaucoup de nous et que nous avons mis au rencart et que l on va devoir faire beaucoup d efforts pour les faire revenir.
a écrit le 04/01/2013 à 13:05 :
La Turquie, grand pays, n'a qu'un orteil en Europe et ne fait pas partie de la civilisation européenne, contrairement à la Russie. L'Islam nous sépare, non parce que l'Europe serait "chrétienne", mais parce que c'est une religion nettement plus retardataire que les autres. L'Islam est objectivement plus sexiste et intolérant que le catholicisme en 2013 (en 1013, c'était d'ailleurs l'inverse selon la plupart des historiens).
Réponse de le 04/01/2013 à 14:23 :
Le christianisme et l islam ont la même origine, le judaïsme au moyen orient. L Europe a hérité du moyen orient, mais la religion européenne est païenne, voir les dieux grecs comme zeus.
Réponse de le 04/01/2013 à 15:54 :
dans trés peu de décennies, la france sera musulmane, alors la turquie sera plus proche de nous que beaucoup d'autres pays
Réponse de le 07/01/2013 à 17:22 :
Dans très peu de décennies, l'islam sera aussi dépassé que le marxisme-léninisme des années 60 ou le pélerinage à Katmandou des années 70. Elle plaît à des jeunes révoltés qui souhaient provoquer la société, mais elle sortira des yeux de leurs enfants devenus adolescents. Il subsistera des cornes de gazelle à l'Aïd et ce genre de folklore.
a écrit le 04/01/2013 à 12:38 :
Si la turquie fait des reformes strucuturelles juste pour entrer dans l'europe c un peu triste,elle devrait le faire pour elle....Je ne comprends pas le raisonnement des personnes interviewe dans cet article.
Et vu le bordel actule avec 27 pays,il ne me semble pas neccessaire qu'un autre pays,qui plus est un grand pays qui se suffit alui meme,entre dans l'union.
La jeunesse turque n'apportera rien du tout,a part devoir verser des subventions europeennes,et une societee turque de plus en plus en proie a un etat religieux....
Comment la constitution europenne peut elle etre sur la meme longueur d'onde qu'un pays ou les crimes de sang sont encore commit,ou la libertee de culte n'existe pas,ou les femmes sont encore des citoyennes de 2eme zones,dans les regions plus rural et plus oriental,istanbul n'etant qu'une ville,elle ne represente pas tout un pays
Réponse de le 04/01/2013 à 12:57 :
Mais non, elle faisait le minimum, se sachant appuyée par l'Amérique, pour pouvoir toucher ensuite des milliards de subventions des pays financeurs, comme l'Allemagne et la France, comme l'Espagne, la Grèce, etc. Mais elle voit bien que la Corne d'abondance est un mythe (grec, horreur !) et que la richesse européenne n'est pas inépuisable.
a écrit le 04/01/2013 à 12:20 :
Avec l'aide de Chiraque, le Maroc aussi a un moment voulais faire partie de l'union !
Et la Taïlande ?
Réponse de le 04/01/2013 à 14:25 :
Et la Grèce ? Et la Roumanie ? Et la Hongrie ? Pourquoi pas l Irlande ou l Islande, ah oui, les pays pauvres en ruine, on sait les accueillir.
a écrit le 04/01/2013 à 12:18 :
genocide arménien
et nous on parle parle parle mais nos fesses sont plus sales que les leurs....
Réponse de le 04/01/2013 à 15:51 :
à Lucide,
les tiennes, peut-être, mais pas les miennes !
a écrit le 04/01/2013 à 12:16 :
Nous reprocher l'expression "tête de Turc"! C'est vraiment une querelle d'Allemand.
a écrit le 04/01/2013 à 11:39 :
Que la Turquie commence par reconnaitre le génocide arménien !
Réponse de le 04/01/2013 à 12:03 :
et toc !
a écrit le 04/01/2013 à 11:06 :
Belle réussite de la présidence précédente d'opposer dans les affaires d'état les religions ici en voulant une Europe chrétienne! Ce modernisme d'un autre âge nous fait une belle jambe. Sinon le contexte géographique lui est clair la Turquie délimite bien par sa frontière orientale l'Europe.
Réponse de le 04/01/2013 à 13:38 :
Les racines culturelles de l'Europe sont indéniablement chrétiennes, même si les français sont les seuls à vouloir se voiler la face. Dans la plupart des pays qui nous entourent la chrétienté a d'ailleurs une place officielle et le laïcisme "à la française" qui sépare clairement le politique du religieux n'est absolument pas souhaité. Et vu les dysfonctionnement de notre modèle d'intégration, on peu aisément comprendre ! Par ailleurs quand on voit le rapport à l'argent et à l'économie qu'entretiennent les membres de ce gouvernement, il y a de quoi se marrer. Ils ont beau être à gauche, leur haine ( hypocrite ) de l'argent et de l'économie fleure le catholicisme à plein nez.
Réponse de le 04/01/2013 à 14:28 :
AH non les racines européennes sont païennes, les druides, zeus, appolon, athena, thor, poseidon, par toutatis !! venus, aphrodite, mars, jupiter....
a écrit le 04/01/2013 à 10:25 :
La vraie question ne serait-elle pas de se demander quelles sont les bonnes raisons qui feraient que la Turquie doive rejoindre l'Europe ? Parce qu'en dehors de la pression US (et non des Européens) qui a logé la Turquie dans l'OTAN pour avoir une tête de pont a la frontière du moyen orient, je ne vois pas... Avons nous une culture commune ? pas vraiment. Avons-nous des ressources minières en commun a organiser ? que nenni. Une géographie commune ? non plus. D'autres idées ?
Réponse de le 04/01/2013 à 12:04 :
en effet, Aucune !
Réponse de le 04/01/2013 à 15:56 :
Nous n'avons rien en commun avec ce pays, en tout cas surement pas la culture !
a écrit le 04/01/2013 à 9:56 :
Avant d'envisager l'adhésion (et non la négociation...) d'autres pays a l'Europe, il ne serait peut-être pas con de nettoyer d'abord notre foutoir interne, parce que sinon, cela revient a empiler les couches de bric-à-brac les unes sur les autres, et il ne faudra pas s?étonner que tout le château s'écroule
Réponse de le 04/01/2013 à 12:05 :
en quzlque sorte "un mille feuille" quoi ! foutoir du gouvernement aussi!
a écrit le 04/01/2013 à 9:51 :
Sarkozy a bien aidé pour que çà capote. Pour des motifs obscurs, qui n'ont vraisemblablement rien à voir avec les intérêts de la France.
Moi, je suis pour que la Turquie entre dans l'Europe : l'Union Européenne aura alors une frontière avec l'Iran. Dingue, non?
Réponse de le 04/01/2013 à 13:41 :
Pourriez vous nous expliquer quels sont les intérêts de la France à voir entrer la Turquie en Europe ? Par ailleurs quels étaient les intérêts personnels de Sarkozy à faire "capoter" l'entrée de la Turquie ? Non, vraiment vous m'avez l'air de très bien connaître la question !
a écrit le 04/01/2013 à 7:45 :
Amis Turcs,ce n'est pas le moment pour votre adhésion dans une Europe tourmentée et en récession économique.
a écrit le 04/01/2013 à 7:16 :
Je ne comprends pas cette insistance à négocier une entrée virtuelle de la Turquie en Europe, d'autant plus que cela fait plus de quarante ans que dure cette comédie. La Turquie ne sera jamais européenne du fait de son histoire et de sa culture imprégnée d'islam. L'économie est une chose, les traditions, coutumes et surtout religion en sont une autre et dans ce pays un turc ne se comprend lui-même non pas en fonction de son pouvoir d'achat mais de sa religion. Cette donne semble échapper à beaucoup d'occidentaux que ne voient que " l'homo économicus " comme repère ultime.
En revanche il est un pays dont on parle peu et qui est - selon moi - l'avenir de l'Europe c'est la Russie, pays qui possède absolument tous les atouts pour redevenir un grande puissance. Curieuse cette fixette sur la Turquie.
Réponse de le 04/01/2013 à 10:39 :
Que la Russie recrute les meilleurs acteurs européens et gaulois en particulier, afin de développer son propre cinéma en vue de devenir une grande puissance cinématographique!
a écrit le 04/01/2013 à 0:55 :
Cela prouve que l ' Europe a encore des préjugés xénophobes, même en 2013.
Réponse de le 04/01/2013 à 10:00 :
L?Europe a surtout déjà les pires difficultés a organiser son fonctionnement interne avec le patchwork actuel. Il n'est pas forcément de bon ton d'empiler 80 millions de clampins en plus tout de suite...
Réponse de le 04/01/2013 à 12:07 :
Ya + un!
Réponse de le 04/01/2013 à 13:47 :
@Yo. Eh ben celle là elle est bonne ! L'Europe Xénophobe ? On est mort de rire ! Donc en clair nous devons accepter sans discussion l'entrée de tous les pays qui le demandent dans l'Union Européenne sous peine d'être taxés de xénophobes. Ben honnêtement, dans ce cas je pense qu'il faut faire rentrer en priorité l'Algérie, le Maroc et la Tunisie en Europe. Après tout, nous avons plus d'histoire commune avec eux qu'avec la Turquie.
a écrit le 04/01/2013 à 0:18 :
Qu est ce qu elle nous a apporter ton Europe
Réponse de le 04/01/2013 à 7:25 :
Juste de gros subventions europeennes pour payer n partie le metro sous marin d'Istanbul qui relie le continent europeen au continent asiatique .. Ah le Tuuk a la memoire bien selective quand ca l'arrange !
Réponse de le 18/01/2014 à 3:41 :
SUBVENTION POUR PAYER LE METRO SOUS-MARIN D'ISTANBUL?
Belle preuve de désinformation, un grand BRAVO!
Juste pour les ignorants, la Turquie a payé ELLE-MEME son "Marmaray" comme une grande, et visiblement cela en fait des jaloux!
a écrit le 04/01/2013 à 0:17 :
Voilà des mentalité de tordu
a écrit le 03/01/2013 à 22:45 :
Acheter des Airbus est une chose bien normale quand on voit le niveau d'investissement réalisé par les européen dans ce pays. Les faux culs sont ceux qui ce la jouent touché moi mon pote. Seul un fondement culturo religieux permet une participation et toutes forme socialo rêveuse d'intégration est un leurre pour idéaliste doctrine en de gauche
a écrit le 03/01/2013 à 22:22 :
Alors que la GB est sur le point de quitter l'UE car incompatible avec le processus d'intégration, la Turquie elle se détourne aussi de l'UE....je ne sais pas si les Turcs feraeint de bons Européens car si les anglais, avec lesquels nous partageons une m^me culture ne sont pas euro-compatibles, je doute que les Turcs le soient. Tant que l'UE n'aura pas défini son but, elle doit absolument cesser tout pourparler avec d'autres états; le rejet est déjà tel que de charger la barque fera couler le navire....
Réponse de le 04/01/2013 à 10:02 :
Les GB n'ont jamais fait partie de l'Europe, au sens opérationnel. Il y sont parce qu'ils y trouvaient leur intérêt a sens unique, mais il ont toujours exigé des passe-droits dans tous les domaines. S'ils pouvaient découper leur ile et la loger au large de Long Island, cela ferait longtemps qu'ils l'auraient fait.
Réponse de le 04/01/2013 à 12:09 :
ha!ha! en effet! @ Eurosceptique Nous n'avons pas les mêmes VALEURS! que diable !
Réponse de le 04/01/2013 à 13:57 :
Ah, la, la ! Les français, toujours a la ramener pour jouer les victimes. J'aurai bien aimé que vos aïeux aient eu le courage en 14-18 et en 39-45 de dire aux anglais : " Rentrez chez vous, vous n'avez jamais fait partie de l'Europe au sens opérationnel. Nous allons nous débrouiller seuls avec nos voisins allemands qui eux, sont de vrais européens ". Ce racisme anti-brit est vraiment pathétique. Quand aux intérêts à sens unique, si tel était le cas, c'est que les "vrais" européens sont des abrutis. Personne ne les a obligé à signer les traités. Dans ce cas la présence du Royaume Uni remontera un peu le niveau.
Réponse de le 04/01/2013 à 17:27 :
Que les anglais quittent l'Europe, bon débarras, on n'a pas besoin d'eux. Ils ont toujours eu un pied en Europe et l'autre en Amérique, alors qu'ils rejoigent leurs cousins les amerlocks et bon vent !
a écrit le 03/01/2013 à 22:12 :
on lache ainsi le plus évolué des pays musulman et on prèfère s'associer à la Syrie l'Egypte,la Tunisie etc .On est vraiment borné dans notre Europe !
a écrit le 03/01/2013 à 22:07 :
Tant mieux ! La Turquie n'a rien à faire dans l'Europe, elle n'est en rien européenne, en RIEN !
a écrit le 03/01/2013 à 21:49 :
La Turquie est un grand pays et une grande nation, c'est indéniable, mais aussi aujourd'hui l'une des plus belles réussites économiques à l'Es de l'Europe, dont on aurait tord de ne pas s'inspirer. La Turquie est liée à l'Europe par son Histoire et sur le plan économique achète nos produits et nos services de même que nous achetons de plus en plus des produits et services turcs. En revanche, je suis persuadé que l?avenir de la Turquie n'est pas dans l'Europe, en tout cas pas dans cette Europe aujourd'hui en proie au doute et dont la dynamique s'est totalement arrêtée. L'avenir de la relation Turquie/Europe réside dans un partenariat fort, comme ce qui va se faire avec le Maroc ou d'autres pays voisins (Ukraine par exemple). L'Europe doit se réformer en profondeur et revoir son modèle de développement, avant de penser à intégrer d'autres pays. L'avenir de l'Europe ce n'est plus une Europe sous le modèle UE, mais plusieurs Europe à des niveaux d'intégration différents, selon ce que veulent chacun de ses membres. On le sait tous, il faut juste le courage de le décider et le mettre en place. La Turquie n'apportera rien à l'Europe dans le modèle actuel, rien d'autres que des fruits et légumes encore moins chers qui vont encore plus couler nos producteurs... Donc oui à un partenariat, mais non à une Turquie bénéficiant de nos subventions du type PAC et à nos marchés sans aucune protection pour nos producteurs !
a écrit le 03/01/2013 à 20:06 :
l'UE a assez de problèmes. Inutile d'introduire 80 millions de musulmans dans notre Europe.
Réponse de le 03/01/2013 à 20:20 :
@betafoin
Je souscris entièrement à votre analyse.
Réponse de le 03/01/2013 à 21:37 :
@betafoin: ils vont de toute manière avoir le droit de voter en France avant la fin de l'année. Par conséquent, achète de suite une burqa à ta femme avant que les prix ne s'envolent quand ce vêtement deviendra obligatoire :-)
Réponse de le 04/01/2013 à 6:21 :
Un rideau fera l'affaire.
Réponse de le 04/01/2013 à 12:10 :
@ patrickb ceci dit, ne le dites pas en plaisantant......
a écrit le 02/01/2013 à 20:57 :
Très bonne idée des Turcs. On l'a échappé belle.
Réponse de le 03/01/2013 à 20:06 :
Et nous , on préfère les maliens !
Réponse de le 03/01/2013 à 21:40 :
@gaston: même qu'on pourrait avoir un drapeau rose et noir pour mieux représenter la France actuelle :-)
a écrit le 02/01/2013 à 19:01 :
Bon débarras , il faut essayer tant bien que mal de consolider l'existant (si c'est encore possible) avant que tout s'écroule et laisser ce profil de pays dangereux aller voir ailleurs ....
Réponse de le 02/01/2013 à 21:34 :
quand on achete 100 airbus vous ete bien conten par contre faucu
Réponse de le 03/01/2013 à 22:20 :
Achetez donc des Boeing, on verra si vous serez intégrés aux USA.
a écrit le 02/01/2013 à 17:22 :
la turquie a raison et elle devrait meme arreter de negocier . pour faire comprendre a l europe
qu il ne serve a rien
a écrit le 02/01/2013 à 16:55 :
Alors là...BOF!!
Réponse de le 04/01/2013 à 12:17 :
et rebof! aucune déception
a écrit le 02/01/2013 à 15:24 :
Une vision "court terme" pourrait défendre une plus grande intégration de la Turquie à l'Europe ...
Une vision "moyen ou long terme" est que nos principaux "assets" sont notre histoire, notre culture et nos valeurs (y compris traduites en lois et conventions politiques) ... De ce point de vue, la Turquie n'est pas un atout pour l'Europe.
Alors, laissons ce grand pays suivre son chemin, en le respectant, mais en le laissant "hors" de nos frontières naturelles et morales. C'est ainsi que nos relations seront les plus apaisées et durables.
a écrit le 02/01/2013 à 15:00 :
Tant mieux ! géographiquement la Turquie n'a jamais été en Europe... ou si peu. De plus, le régime actuel est plus islamisé que le précédent. L'Europe est chrétienne, nous n'avons pas besoin des 73 millions de musulmans turques, Nous avons déjà du mal à intégrer ceux qui sont chez nous.
Réponse de le 02/01/2013 à 16:08 :
A bon l Europe est chretienne. En France il n ya que 12 % de pratiquant. Europe des droits universels oui, Dehors les religions
Réponse de le 02/01/2013 à 16:56 :
dbjcs + 1
Réponse de le 02/01/2013 à 17:15 :
"Nous avons déjà du mal à intégrer ceux qui sont chez nous." Voila la mentalité !!! Quel déception... Je suis turc mais avant tout humain !!! Ton intégration, tu peux la garder dbjcs.
Réponse de le 02/01/2013 à 17:15 :
Qu'importe la religion.
Un Turc qui a travaillé en Europe,sait que les latins sont laxistes,les Anglo-saxons,rigoristes.
Tout cela pour obtenir des défaillants Totalité des latins et l'Irlande.
Alors que l'Asie,Elle travaille.
Le choix est vite fait.
Réponse de le 02/01/2013 à 17:36 :
La Turquie, c'est l'Islam, est l'Islam est incompatible avec nos valeurs de démocratie, de liberté, de charité et de laïcité...
Réponse de le 02/01/2013 à 17:53 :
Chypre est en Europe ? L europe est chretienne ? Albanie,Kosovo Bosnie c'est pas en Europe ?les musluman bulgar macédonien n'existe pas ? RÉcrivez pas l 'histoire ..
Réponse de le 02/01/2013 à 20:20 :
Vous n'avez pas compris, je suis comme vous, les religions je m'en passe. Ce que je veux dire c'est que la civilisation européenne est marquée par la chrétienté et je judaïsme. Et là vous n'y pouvez rien. En plus nous avons la chance d'être dans un pays laïque, alors ne nous laissons pas coloniser par la religion musulmanne qui a 7 siècles de retard sur la chrétienté et encore plus de retard sur le judaïsme
Réponse de le 03/01/2013 à 0:37 :
DITER +1
Réponse de le 03/01/2013 à 19:52 :
"Ton intégration, tu peux la garder" = Quel déception aussi de lire ça,
tu peux aussi retourner en Turquie si la France et les français (de souche) te conviennent pas. Quand je m'installe quelque part ou je suis étranger, c'est à moi prioritairement de faire l'effort de m'intégrer et non à ceux qui y vivent depuis des générations de s'adapter à mes désidératas; C'est mon point de vue...
Réponse de le 03/01/2013 à 20:23 :
Bien sur que l'Europe est chrétienne, et ce, depuis bien longtemps!, n'en déplaise aux esprits chagrins!.
Et l'Europe est à même de décider qui doit intégrer sa communauté ou pas!.
Réponse de le 03/01/2013 à 23:50 :
Diter +2
Réponse de le 04/01/2013 à 1:41 :
Voilà, tout simplement. Un étranger, s'il vient dans un pays, fait ce qu'il faut pour s'y adapter, ou il se barre. Rien de raciste là-dedans, que de la logique. Des étrangers qui essayent de changer un pays de l'intérieur n'ont rien à y faire, qu'ils le fassent chez eux.
Réponse de le 04/01/2013 à 9:06 :
La turquie se plaint de l'Europe qui lui fait des difficultés.Mais depuis le début et quelque soit le gouvernement en place la Turquie ne veut pas entrer dans le moule.Comme pour tous les candidats les règles sont bien établies.Mais la Turquie veut qu'on lui donne un blanc seing.Quelques exemples ;Chypre, les libertés individuelles ,poliques ,d'expression(voir le nombre de journalistes et homme de lois emprisonnés) les lois liberticides et j'en passe.Si l'on veut entrer dans un club il faut pour le moins accepter et répondre aux cahier des charges
Réponse de le 04/01/2013 à 9:40 :
donc d'après le raisonnement de certains, il est plus judiciable d'avoir ouvert la porte à la Grèce qu'à la Turquie.
Bref on voit encore le niveau de réflexion économique de la France et de ses francais de souches (qui au passage ne veut rien dire). Nous sommes francais quand on adhere au valeur de ce beau pays et pas parce que depuis 200 générations, sa famillle est implantée, ca ne veut rien dire.
Messieurs, restont sur des bases économiques et non sur des critères ethnic (80millions de musulmans et alors). Je lis que certains ne veulent pas partager la manne financière que leur apporte la PAC, doit on absolument vivre sur des subventions ou par le fruit de son travail.
La Turquie a raison de se tourner vers l'Asie et l'Afrique, qui est le marché de demain.
Apprendre à Regarder plus loin que le bout de son nez.
Réponse de le 04/01/2013 à 12:13 :
@ pan,cairn et + 1 + 3 !
Réponse de le 04/01/2013 à 12:15 :
à diter serge sepp + un
Réponse de le 04/01/2013 à 14:04 :
" il est plus judiciable d'avoir ouvert la porte à la Grèce qu'à la Turquie. Bref on voit encore le niveau de réflexion économique de la France et de ses francais de souches"... Ne savez vous pas que l'UE est d'abord un projet POLITIQUE ?
On peut donc vous retourner votre conseil : "Apprendre à Regarder plus loin que le bout de son nez."

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