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EADS : appelez-moi désormais Airbus

Le président exécutif d'EADS, Tom Enders Copyright Reuters
Le président exécutif d'EADS, Tom Enders Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Michel Cabirol  |   -  762  mots
Tom Enders, le président du groupe aéronautique et de défense, prépare une révolution grandeur nature. Celle-ci touchera aussi bien l'organisation que l'esprit pionnier qui a toujours prévalu depuis la création d'EADS et d'Aerospatiale. La rentabilité sera désormais le maître-mot de la maison. Symbole de cette mutation : le nom EADS va sans doute disparaître au profit d'Airbus, qui regroupera sous son aile les activités civiles et militaires du groupe.

Tom Enders ne fait jamais dans dans la demi-mesure. Ce sera encore le cas avec la revue stratégique que le patron d'EADS doit présenter lors du conseil d'administration du groupe du 29 juillet. Et ...


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Commentaires

Felix Perez  a écrit le 17/07/2013 à 16:38 :

Autres problèmes si EADS devient Airbus :
- Brégier actuel PDG "d'Airbus" ne pourrait plus se targuer d'être seul "patron d'Airbus". La concurrence avec Enders reprendrait de plus belle au détriment des actionnaires ou de son maintien dans EADS
- Astrium n'a qu'une partie de son chiffre d'affaires dans la défense (ni Ariane, ni satellites civils). On ne peut donc que le baptiser Airbus Space
- Eurocopter n'a aussi qu'une partie de son CA dans la défense.
- Il est donc impossible de placer les activités "Défense" de EADS dans une entité unique.
- Eurocopter doit rester visible : sa marque a une forte valeur sur le marché hélicoptères.
- Le vrai problème n'est pas tant de regrouper tel segment dans telle entité mais de communiquer sur la base des chiffres "civil" et "défense" (CA, EBIT, résultats...), ce que les logiciels permettent de faire au delà des structures juridiques.
- Quant aux dénominations, le vrai problème est celui de l'opportunité de la mise en bourse des filiales Airbus, Astrium, Eurocopter et plus tard Cassidian (à maturité) ainsi que celui de la Holding EADS.
Cela devrait être le vrai problème des actionnaires si ils avaient la culture financière ad hoc.
Les actionnaires actuels d'EADS verraient flamber le cours de leurs actions là où le changement de nom n'apporte que problèmes et risques sans valeur ajoutée évidente !