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Aymeric Auberger | 03/08/2011, 16:10 - 311 mots
Alors que les Etats-Unis cherchent désespérément le moyen de faire face à leurs dettes, ils continuent de subventionner un secteur sans avenir. HSBC Global Research leur suggère de faire des économies tout en accélérant la transition vers des biocarburants plus durables.
L'enquête menée par la division de recherche de la banque britannique HSBC porte sur l'éthanol à base de maïs, qui bénéficie actuellement de trois types de subventions du gouvernement américain. Un objectif chiffré de production d'éthanol a été fixé par le Renewable Production Standard en 2005. Un crédit d'impôt est accordé aux producteurs à hauteur de 0,45 dollars par gallon (un gallon représente à peu près 3,8 litres). Enfin, une taxe est appliquée sur l'éthanol étranger, de 0,54 dollars par gallon. Depuis 2005, le montant des subventions a été presque multiplié par trois.
Selon le rapport, la suppression des subventions à l'éthanol à base de maïs pourrait permettre aux Etats-Unis d'économiser 18 milliards de dollars entre 2012 et 2014. Les subventions aux biocarburants de deuxième génération, c'est-à-dire à l'éthanol cellulosique à base de déchets agricoles et ligneux, ne coûtent aujourd'hui que 6,6 millions de dollars par an. D'après les chercheurs, le maintien de ces subventions doit permettre d'accélérer la transition vers ce type de biocarburant. Le bilan environnemental de la deuxième génération de biocarburants est bien meilleur, et ils ne remplacent pas l'usage alimentaire, donc ne poussent pas à la hausse les prix agricoles.
Néanmoins, si la seconde génération de biocarburants ne s'est pas encore vraiment développée (en 2010, un million de gallons ont été produits aux Etats-Unis, sur 100 millions prévus), il faudra sûrement beaucoup plus de subventions pour faire en sorte qu'elle remplace la première génération. Les Etats-Unis ne rembourseront donc pas leur dette grâce aux biocarburants, mais l'accélération de la migration vers des biocarburants plus propres et moins perturbateurs pour les marchés agricoles n'en est pas moins une bonne idée.
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bmfh01 a écrit le 10/08/2011 à 05:03 :
Ce n'est pas seulement les bio carburants de première génération qui doivent être pris en considération, mais également les 600'000 tonnes de bio plastiques, en particulier, les PLA, qui viennent amplifier le détournement d'un aliment de base vital pour certaines populations sans vouloir prendre en compte l'impact d'un Eco Bilan tout aussi catastrophique.
marousan a écrit le 04/08/2011 à 12:50 :
Faire des biocarburant peut-être intéressant uniquement s'il s'agit de valoriser comme le précise l'article les déchets agricoles. Mais le plus gros problème de l'agriculture c'est qu'elle ne produit pas pour les humains mais pour le bétail afin de produire de la viande. Effectivement la majorité du maïs produit sur la planète va directement dans l'estomac des animaux qui eux sont responsables d'un tiers des émissions de gaz à effets de serre. Tout ceci représente une impasse. La solution est simple : 1 - Diminuer les intrants chimiques et pesticides nocifs pour la faune, la flore et les humains et obliger ces intrants à être 100% biodégradable en moins de cinq ans. 2 - N'utiliser que les déchets agricoles pour la production de biocarburants et ne subventionner ce type de biocarburant que la première année d'exploitation. 3 - Obliger les agriculteurs à mettre en jachère 20% de eur terres chaque année pour reconstituer l'humus et ainsi garder le sol vivant. En même temps pratique la rotation de culture. 4 - Produire moins, mais produire mieux en valorisant le produit. Il sera certes plus cher mais meilleur. Et surtout cesser de se focaliser sur la beauté du fruit et se focaliser sur son aspect nutritif et sanitaire. Je préfère une pomme cabossé bio et sans pesticide, qu'une pomme superbe et empoisonnée aux pesticides. 5 - Réhabiliter les clôtures d'arbres autour des champs afin de favoriser naturellement l'installation de pollinisateur plutôt que de faire venir régulièrement des apiculteurs avec leurs ruches pour polliniser les champs. Enfin pour revenir au sujet des biocarburant, tout le monde va crier mais il est clair que la fin du pétrole sonne le glas de l'automobile individuelle pour tous et à grande échelle. Nos villes, nos moyens de déplacements, nos façons de travailler et tout simplement notre façon de vivre va profondément se modifier. Le pétrole est indispensable pour la pharmacologie, le plastique, l'agriculture, la Chimie et l'industrie, il est donc relativement logique que l'automobile individuelle à moteur à explosion disparaisse à court terme ~10ans. Les agrocarburants ne sont qu'une vaine tentative de reculer un peu dans le temps, l'inévitable. Cela aura pour conséquence la relocalisation de l'emploi, des cultures et de la vie sociale et culturelle. Tout ce que nous avons perdu ces 30 dernières années. Mais cela sera agrémentée par bon nombre de nouvelles technologies viable, mure et utile (visioconférence, robotique, domotique, smartphone, télétravail ...). Je reste persuadé que le changement ne sera pas négatif bien qu'il me paraisse évident que bon nombre dont la vie sociale se limite au bureau auront du mal à se réadapter à vivre dans leur ville et leur quartier ainsi qu'à travailler près de chez eux voir carrément chez eux. Oublier les agrocarburants ça ne sert à rien et ce n'est ni éthique ni viable.
arcesilas a écrit le 04/08/2011 à 11:45 :
Si cela doit faire chuter les prix des productions agricoles au détriment des agriculteurs US, de renforcer la puissance du lobby pétrolier, rendre les pays occidentaux plus dépendants des pays producteurs extra-occidentaux, et alimenter la démographie galopantes de certaines régions du monde génératrice d'immigration illégale, c'est cher payer 18 milliards...
Oldtimer a écrit le 04/08/2011 à 09:18 :
Bruxelles ferait bien d'y réfléchir, l'objectif de 10% de bio-carburant à la pompe étant atteint. Combien cela coûte-il aux pays déjà déficitaires?
dépitée a écrit le 04/08/2011 à 09:03 :
Faut-il croire au comportement de "savant fou", pour transformer de la nourriture en carburant, alors que des gens meurent de fain dans le monde. en plus " "subventionner" c'est à dire sacrifier une partie des impôts prélever sur les citoyens, pour " engraisser" une minorité. Et on a voté pour ceux qui nous condamnent à ces aberrations.