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Alors que les débats présidentiels sont à leurs prémices, Greenpeace lance son « stress test des candidats à la présidentielle ». Objectif ? Eclairer les ambitions « vertes » des candidats probables. L’outil de mesure de l’ONG, lancé lundi, tient compte des points de vue des candidats mis en avant jusqu'à présent que ce soit sous forme de programme officiellement publié ou relatif à des prises de positions publiques.
Pour compléter son analyse, Greenpeace leur a adressé un questionnaire qui comporte un volet sur le nucléaire, un autre relatif à la dépendance aux énergies fossiles et un dernier qui pose la question du développement des alternatives. Des questions précises telles que l’abandon du projet d’EPR a Flamanville leur sont adressées.
Parmi les bons élèves, tous sont de gauche. En tête de liste figurent Martine Aubry, Eva Joly et Philippe Poutou du nouveau parti anticapitaliste. Leur point commun : ils se sont engagés pour une sortie prochaine du nucléaire en France. D’autres demeurent plus mesurés, Greenpeace les classe parmi les attentistes. Ségolène Royal, Manuel Valls, Dominique de Villepin et François Hollande en font partie. Ils envisagent la question de la sortie du nucléaire comme une alternative mais aucun n’adopte un parti pris définitif sur la question. « La question de l’abandon plus rapide du nucléaire devrait être posée lors d’un référendum », a fait valoir Dominique de Villepin dans sa réponse à Greenpeace.
Nicolas Sarkozy qui avait déclaré que « sortir du nucléaire reviendrait à "se couper un bras" », dans le monde le 28 avril 2011, se classe parmi les « rétrogrades ». Le rapport précise toutefois que « les personnalités qui n’auraient pas apporté de réponses, sont classées, dans l’attente de leur réaction, dans la catégorie rétrograde ». Les centristes François Bayrou et Jean Louis Borloo n’ont pas non plus adressé de réponse à l’ONG. Le rapport de Greenpeace a désapprouvé le silence radio de l’ancien ministre de l’environnement qui déclarait sur RMC le 31 mai 2011, « On paye une énergie moins chère (le nucléaire), l'évolution ne peut être que lente ».
Concernant la réduction de la part du nucléaire en France certains envisagent une réduction progressive avec un « objectif un maximum de 50 % de notre production électrique assurée par le nucléaire dans 20 ans », comme l’a spécifié Dominique de Villepin à Greenpeace. Martine Aubry estime quant à elle que la réduction de la part de l’énergie nucléaire dans la consommation des français prendra 20 ou 30 ans. Mais d’autres, comme François Bayrou, doutent de la viabilité des alternatives et suggèrent un renforcement de la sécurité dans les centrales, faute de mieux.
guillaumefichet a écrit le 30/11/2011 à 10:21 :
Il est totalement anormal qu'un organisme dont on ne connaît pas les financements puisse s'immiscer dans la vie politique française. La plupart des contributeurs de Greenpeace sont des fondations américaines qui évitent ainsi les impôts. Les Américains seraient de ravi de détruire notre industrie nucléaire. Petit rappel nous n'avons ni gaz ni pétrole ni couloirs à vent ni minerais. Par conséquent abandonner le nucléaire c'est livrer la France aux fonds de pension américains qui disposent du pétrole de leur territoire et d'Arabie Saoudite depuis Roosevelt, et rappellons-le ne respect pas le protocole de Kyoto. Tout le monde se rappelle de l'absence totale de manifestations de Greenpeace contre Obama lorsque celui-ci a détruit une partie de le flore et de la faune du Golfe du Mexique. Greenpeace est une organisation malsaine et aucun politique digne de ce nom devrait céder à ces injonctions viles.
asterix a répondu le 02/12/2011 à 13:34 :
Nous n' avons toujours pas pas d'uranium , mais nous allons en découvrir bientôt en FRANCE (marseillaise) par toutatis !!
Vertepisse a écrit le 25/11/2011 à 15:35 :
Je soutiens Greenpeace quand ils défendend les animaux en péril d´extinction comme les baleines, quand ils sensibilisent les gens sur la pollution, sur les problémes écologiques, sur les risques du nucléaire et sur la nécessité de renforcer leur sécurité. Par contre je ne les soutiens plus quand ils affichent leurs convictions politiques. Ce classement est stupide. En plus, il n´a aucun fondamental scientifique: ils appelle ça une analyse... il suffit d´aller au bistrot du coin pour avoir quelque chose de plus rigoureux (et un bon demi bien mousseux).
Alex a écrit le 01/09/2011 à 14:41 :
Je trouve ce test un peu réducteur puisqu'en lisant l'article on a l'impression qu'il porte essentiellement sur le nucléaire. Non pas que cette source d'énergie ne constitue pas un enjeu de taille dans une perspectives de développement soutenable et propre, mais il est loin d'être le seul ! Si un candidat considéré comme 'bon élève' par Greenpeace est un candidat promettant la sortie du nucléaire sans proposer de stratégie alternative viable et qu'il n'aborde pas non plus les autres enjeux environnementaux et sociaux, ce classement me parait alors bien peu cohérent.
Olive a écrit le 31/08/2011 à 13:51 :
Très bonne initiative de Greenpeace qui permet d'approfondir et de voir plus clair et on aimerait bien en avoir d'autres par exemple sur la pertinence des programmes économiques et sur l'Europe car pour le moment on en reste au petites phrases mais il n'y a pas beaucoup de débats de fonds. Et tant mieux si c'est Eva Joly qui se positionne la mieux en écologie, sinon c'était gênant !
GABUZO a écrit le 30/08/2011 à 16:40 :
dequel droit Greenpeace se mêle de la Présidentielle française? A chaque fois il s'en prenne à la France mais jamais aux autres Pays vont-ils demander la Même chose à OBama etc...
Merci à Greenpeace a répondu le 31/08/2011 à 13:46 :
Greenpeace qui est une organisation de particuliers indépendante dans chaque pays intervient partout où il le peut, au Japon sur le nucléaire, la chasse dite "scientifique" aux baleines etc aux Etats-Unis et Canada sur la politique énergétique et les ressources, en Australie, Afrique du Sud sur les excès des exploitations minières entre autre etc. Donc normal de donner un avis également en France qui peut éclairer et clarifier des points qui sont importants. Des avis sont aussi donnés par des économistes sur l'économie ou sur la santé par des médecins etc. C'est une très bonne chose d'avoir des avis et de souligner les faiblesses ou avantages d'un programme si l'avis reste indépendant et objectif. Et là c'est un questionnaire avec un bilan donc c'est entièrement selon les réponses des candidats et c'est intéresant à savoir car souvent c'est le flou complet. Cà oblige aussi les candidats à se positionner plus clairement. Donc merci pour ces initiatives qui permettent d'approfondir les programmes et de voir où on met les pieds.
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Nous n' avons toujours pas pas d'uranium , mais nous allons en découvrir bientôt en FRANCE (marseillaise) par toutatis !!
par asterix le 02/12/2011 à 13:34
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jugement orienté comme même a écrit le 30/11/2011 à 11:52 :
Le problème de Greenpeace, c'est qu'ils sont orientés puisqu'ils défendent un point de vue. Ainsi classer les pro-nucléaire comme "rétrograde" parcequ'ils n'ont pas le même point de vue, c'est déjà un jugement avec une prise de position. De leur coté les pro-technologies pouraient faire la même chose et classer les écologistes comme "rétrogrades" (ce qu'ils ont fait en leur temps d'ailleurs). Bref, Greenpeace est sorti de son rôle pour devenir une chapelle comme les autres.