En effet, plusieurs Etats Membres de l’Union Européenne ont engagé la réflexion sur les stratégies d’adaptation. L’exemple de la France, qui s’apprête à son tour à se lancer dans cette voie, était particulièrement attendu. Le Premier ministre, François Fillon validera début 2011 un Plan national de l’adaptation au changement climatique.
Cette conférence, qui a réuni institutionnels, experts, universitaires, chercheurs, acteurs publics et représentants de la Commission Européenne, a permis d’aborder le débat sous trois points de vue différents.
Le premier, celui de la recherche, a présenté les principaux résultats disponibles de plusieurs grands programmes européens en cours.
Le second, celui de la gestion des ressources en eau, a rappelé les effets observés et attendus du changement climatique et la difficulté, toujours immense, de se placer à l’échelle requise, c’est à dire locale ou régionale, pour en apprécier les principaux impacts sur les activités humaines et les écosystèmes.
Enfin, le troisième point de vue, celui des institutionnels, a permis de souligner que la mise en œuvre de la DCE, bien qu’elle constitue en elle-même un défi, reste indissociable des mesures d’adaptation que les Etats Membres de l’Union Européenne peuvent être amenés à prendre.
Les échéances sont connues : Copenhague en décembre 2009 pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et espérer ainsi atténuer autant que possible les effets du changement climatique. Mais aussi, si l’on se tourne du côté de l’adaptation, les rendez-vous communautaires de 2012 et 2013 que seront le rapport de la Commission Européenne sur la mise en œuvre de la DCE, l’examen d’une stratégie européenne sur les problèmes de rareté de la ressource en eau et de sécheresses ou encore la définition d’une stratégie globale d’adaptation annoncé par le livre blanc de la Commission.
