Dans son plan stratégique pour les technologies énergétiques, la Commission recommande de prévoir 16 milliards d'euros pour l'énergie solaire, 13 milliards pour le piégeage et le stockage du carbone, 7 milliards pour le nucléaire et 6 milliards pour l'énergie éolienne sur cette même période.
Selon ce plan, les moyens supplémentaires investis dans les technologies énergétiques «propres» permettraient d'accélérer le passage à une économie à faibles émissions de CO2. Or, cette évolution est essentielle pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et réduire la dépendance de l'Union européenne par rapport aux importations de gaz et de pétrole.
Si ce montant de 50 milliards d'euros peut paraître démesuré à l'heure où l'économie européenne peine à sortir de la récession, les spécialistes estiment que ces investissements importants porteront leurs fruits. En effet, les technologies «vertes» sont en plein essor et ce marché offre la perspective de revenus considérables et de millions d'emplois créés dans les pays qui sauront saisir leur chance avant les autres.
Les fonds proviendraient de différentes sources: industrie, secteur bancaire, investisseurs privés et pouvoirs publics. Dans le cadre du plan, de 20 à 30 villes européennes seront choisies pour tester à grande échelle des technologies vertes.
Le plan de la Commission confirme l'engagement de l'Union européenne en faveur de la lutte contre le changement climatique, deux mois avant la conférence des Nations unies qui aura lieu à Copenhague. Celle-ci aura pour objectif d'aboutir à un nouvel engagement international plus ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement de la planète. Le protocole de Kyoto, actuellement en vigueur, expire à la fin de 2012.
