« L’adaptation doit constituer le coeur de l’accord. Les pays les plus pauvres sont et seront les plus durement frappés par le changement climatique. La seule certitude, c’est que même avec un accord ambitieux le réchauffement sera d’au moins 2°. La vie dans ces pays sera, et est déjà, radicalement transformée. Or la meilleure adaptation au changement climatique, c’est le développement propre.
Il est impératif de s’engager avec ces pays (Afrique, petits Etats insulaires en développement, autres pays les moins avancés) en faveur d’un accès de 100% des populations à l’énergie, de lutter contre la désertification et l’érosion côtière et fluviale, de développer l’agriculture de proximité.
Tous ces pays ont bâti un plan commun, d’un montant d’environ 600 Md$. Ce plan est incontournable, et ne pourra être financé par le seul investissement ou le marché carbone. Il représente 30 Md$/an sur 20 ans, ou 60 Md$/an sur 10 ans, ce qui est donc parfaitement faisable. La France soutient la création d’un fonds public, qu’on le nomme « fonds Justice Climat » ou autrement, qui soit automatique et prévisible, additionnel par rapport à l’APD. Il doit venir en complément des 100 Md$/an nécessaires pour l’adaptation et l’atténuation dans l’ensemble des pays en développement. Il sera alimenté par le produit d’une taxe internationale sur les transactions financières.
Dès 2010, un financement budgétaire anticipé de 10 Md$/an doit être mis en place, dont 20% pour la forêt. »
Après la séance plénière, le ministre a animé une séance de debriefing avec la délégation française.