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http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20100226trib000481630/faut-il-une-taxe-carbone-un-economiste-repond.html
La Tribune - Diminuer les émissions de CO2, c'est important pour limiter le réchauffement climatique, presque tout le monde le reconnaît. Mais beaucoup de citoyens bloquent à l'idée d'être taxés. Est-ce qu'il n'y a pas d'autres solutions que d'instaurer une taxe carbone ?
Paul Seabright - Je réponds à cette question non en tant que climatologue, que je ne suis pas, mais en tant qu'économiste. Si les climatologues nous disent qu'il faut réduire nos émissions de carbone, il faut agir. Mais comment ? On pourrait se dire : pourquoi pas compter sur le bon geste des citoyens ? L'altruisme ? La bonne volonté ? Nous savons qu'il y a beaucoup de bonnes volontés. Par exemple, le séisme de Haïti a suscité des réactions merveilleuses et altruistes de beaucoup de gens. Pourquoi pas en faire autant pour la réduction des émissions de carbone ? Le problème c'est qu'il faut agir dans la durée, pendant cinquante ans et plus. Il va falloir se serrer la ceinture pendant une très longue période : comment compter sur la discipline des citoyens sur des décennies ? Il vaut mieux, à mon sens, opter pour une taxe carbone. Elle assure une sorte d'engagement de bonne volonté de notre part sur le long terme.
Que peut faire le citoyen qui veut par son comportement réduire ses émissions de gaz à effet de serre ?
C'est très difficile de savoir. Vous avez sans doute entendu parler des dégâts causés par le transport des légumes par avion. Il serait facile de se dire : il faut acheter des produits locaux, près de chez soi. C'est très bien en été, mais au mois de janvier, si vous achetez des haricots verts produits sous des serres qui produisent plus de carbone que des haricots qu'on achète depuis le Kenya et qui sont amenés ici en avion, c'est une mauvaise opération du point de vue de la lutte contre le réchauffement. Donc le pauvre citoyen a beau s'arracher les cheveux pour savoir comment agir, les calculs sont d'une complexité folle. La taxe
Les questions des internautes sur le site latribune.fr à propos de la taxe carbone montrent que beaucoup d'entre eux la voient comme une nouvelle taxe qui va s'ajouter à ce qu'ils paient déjà.
Mais justement la beauté de la taxe carbone c'est qu'on peut la considérer comme une taxe qui remplace d'autres taxes. Pour une fois, ce serait bien d'avoir une taxe qui récolte des revenus que l'Etat peut utiliser pour nos dépenses nécessaires en biens publics, mais qui en même temps encourage le bon comportement. La plupart des taxes que nous connaissons d'habitudes découragent le bon comportement, par exemple le travail, la consommation légitime. Avec la taxe carbone, pour une fois, nous aurons la chance d'avoir une fiscalité qui agit dans le bon sens, qui nous encourage à un comportement propre pour un développement économique propre et qui, en plus, produit des revenus que nous pouvons utiliser pour nos dépenses légitimes.
Ce mardi Claude Crampes, professeur d'économie à l'Université Toulouse I -Capitole et chercheur à TSE répond à la question: "Le Conseil constitutionnel a-t-il eu raison de retoquer la loi qui instaurait la taxe carbone ?"
Propos recueillis par Sophie Gherardi
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naïf a écrit le 06/03/2010 à 11:19 :
Le plus significatif dans cet article se trouve dans la première question. Pour La Tribune, "Diminuer les émissions de CO2 c'est important pour le réchauffement climatique". Evidence très contestable puisqu'il ne peut s'agir que de ce qui est "diminuable", donc de l'émission d'origine humaine. Question posée à un économiste, à la foi entière dans les affirmations des "climatologues" du GIEC. Je suggère à cet éminent chercheur de réfléchir un peu aux spectres d'absorption des infrarouges des différents constituants de l'atmosphère, vapeur d'eau, méthane, CO2..., compte tenu de leurs proportions respectives. Nul besoin du rapport du GIEC pour en tirer des conclusions ! Il est vrai que pour cela il faut quelques notions de physique...
popol a écrit le 03/03/2010 à 15:34 :
Des études sérieuses montrent qu'il n'y a pratiquement pas de réchauffement du au CO2 qui est là naturellement. En représentant la pollution sur un graphique camembert , la portion occupée par le CO2 est minime.Tout est basé sur des chiffres faux du GIEC. On montre des neiges qui fondent sur la kilimandjaro, mais on ne montre pas de photos 3 mois après quand elles se sont reconstituées. C'est de la propagande et de l'intox. Même scénario de la peur que pour la grippe porcine. Cela fait rire quand on lit que les comportements doivent changer. On ira au boulot en ne faisant plus que 20 km au lieu de 30. On baissera encore le chauffage et on mettra des pulls et des canadiennes chez soi. Pour ceux qui en auront les moyens, rien ne changera.
mf44 a écrit le 02/03/2010 à 16:24 :
Quels sont les garde-fous mis en place pour être bien sûr que cette taxe, pour une fois, servira bien pour ce dont elle a été créée?
loulou33 a écrit le 02/03/2010 à 11:33 :
je pense que ce brillant professeur d'économie - par définition ils sont fait pour se tromper- prend prend les Français pour des c..s !!
jifanes a écrit le 02/03/2010 à 01:27 :
Le but de la taxe Rocard sur le carbone est entièrement contenu dans les quatre lettres du mot "taxe". "Carbone" n'est qu'un prétexte opportuniste. En effet, la politique de regroupement des services publics dans les grands centres (fermetures de classes rurales, fermetures de tribunaux, fermetures de bureaux de poste, fermeture de perceptions,etc.) oblige les populations concernées à alloger leurs déplacements. Contradition ? Peut-être pas, si on considère que taxer plus le litre d'essence et augmenter les trajets à effectuer permettent dans les deux cas à augmenter les prélèvements sur les contribuables. Mauvaise foi de ma part ou lucidité ? Sans doute un peu des deux. Il n'en reste pas moins que, dans notre pays, les dirigeants ont une facheuse tendance à exonérer généreusement le sommet de la pyramide sociale et à prélever sans complexe à sa base. Comment est-il possible qu'un économiste ne le voie pas ?
pompom12 a écrit le 01/03/2010 à 12:42 :
il faut manger des legumes en fontions des saisons,il n'y a pas de cerises en janvier en france et bien mangeons des poires et des pommes et attendre mai-juin pour les cerises ,elles n'en serons que meilleures.
ejk a écrit le 01/03/2010 à 12:00 :
C'est beau !!! combien cet éminent économiste est payé pour cette prestation, il doit avoir les moyens ça ce voit erci pour le pauvre contribuable.
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