La Tribune

Iberdrola jette un peu plus son dévolu sur l'Ecosse

(Crédits : BLOOMBERG NEWS)
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Les grandes ambitions du Royaume-Uni dans les énergies renouvelables attirent les investisseurs : le géant espagnol Iberdrola va y investir 4,8 Milliards d'euros entre 2000 et 2012, dont les deux tiers en Ecosse dans l'éolien, le smartgrid et la distribution. Le groupe ibère est déjà très présent dans la région via sa filiale ScottishPower Renewables.

Le Royaume-Uni a des objectifs très volontaristes dans l'éolien, notamment offshore, les énergies marines et il commence à se développer timidement dans le solaire, grâce à la mise en place d'un tarif d'achat et d'autres mesures d'incitation depuis le printemps dernier qui font bourgeonner les projets.

Des investissements et des achats

Iberdrola est bien décidé à profiter de ces opportunités et il a donc revu son programme d'investissement dans le pays à la hausse. Et ce n'est pas tout : ses investissements s'accompagneront d'achats estimés à 6,4 Milliards d'euros, une véritable manne pour les fournisseurs du groupe.

Les deux tiers des investissements seront dédiés à l'Ecosse, où le groupe est très implanté depuis son rachat de ScottishPower en 2007. Il y est leader dans l'éolien terrestre, avec notamment le plus grand parc d'Europe, Whitelee, près de Glasgow, qui affiche déjà 322 MW de puissance installée et atteindra 539 MW en 2012, grâce à une nouvelle tranche équipée de turbines fournies par le français Alstom.

Un berceau pour l'éolien offshore

L'Ecosse est aussi stratégique pour le groupe dans l'offshore : c'est au sein de ScottishPower Renewables qu'Iberdrola a choisi d'intégrer sa nouvelle filiale dédiée à cette activité. Un choix logique après le succès remporté en janvier dernier par l'entreprise, en tandem avec le suédois Vattenfall, auprès de la Couronne britannique : elle a gagné la concession d'un gigantesque parc de 7,2 GW, le parc d'East Anglia Array, au large du Norfolk.

En matière de smartgrid, le groupe prévoit de premiers investissements dans la région de Glasgow.

Enfin, une partie de l'enveloppe pourrait aussi permettre de financer le centre de capture et stockage du CO2 (CSC) de Longannet, où le groupe a déjà développé un projet pilote et pour lequel il est en phase finale d'une compétition organisée par le gouvernement britannique pour le développement d'un site à échelle commerciale.

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