Axa dans le top 5 des groupes les plus verts

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La Tribune publie le premier classement européen des 300 grandes entreprises les moins émettrices de dioxyde de carbone réalisé par l'ONG britannique Environmental Investment Organisation.

Axa est le seul groupe français figurant parmi les dix sociétés européennes les moins émettrices de dioxyde de carbone (CO2). L'assureur tricolore se classe au quatrième rang des entreprises les plus vertueuses. C'est ce que révèle la première étude comparative des émissions de CO2 des 300 plus importantes sociétés européennes, réalisé par l'ONG britannique Environmental Investment Organisation (EIO), que publient aujourd'hui mardi, en avant-première en France, « La Tribune » et l'hebdomadaire allemand « Der Spiegel ».

Le secteur banque-assurance truste les premières places de ce classement. Le meilleur ratio apparent entre, d'une part, le chiffre d'affaires et, d'autre part, la quantité de tonnes de CO2 émises revient au géant britannique de l'assurance, Aviva. Ce dernier est suivi de près par un de ses concurrents, le néerlandais Aegon. C'est une banque, Banco Popular Español SA, qui occupe la troisième position, talonnée par Axa puis par le groupe suisse de télécommunications Swisscom AG.

Sur l'ensemble des 300 firmes étudiées par EIO, le secteur des services - services financiers, de télécommunications, d'assurance ou encore de communication - compte en toute logique, parmi les mieux classés. Les métiers de ces entreprises ont fondamentalement moins recours à des activités polluantes que celles de l'industrie lourde ou du transport. Toutefois, le classement de l'ONG ne se borne pas à calculer un ratio entre le volume de chiffre d'affaires et les émissions qu'il génère.

Alerter les investisseurs

Le palmarès intègre un critère pondérant, à la baisse comme à la hausse, reposant sur la fiabilité des données publiées par les entreprises concernées. C'est ainsi qu'en dépit d'un affichage plutôt faible de ses émissions, une entreprise peut se voir reléguer en fin de classement en conséquence de l'opacité sociale et environnementale dont font preuve ses bilans annuels. L'ONG cite la société minière anglaise Randgold Resources, classée bonne dernière dans son précédent palmarès (qui ne concernait que les sociétés britanniques), et qui, du fait d'un effort de transparence, a nettement progressé puisqu'elle se situe désormais au 213e rang du classement européen.

« C'est la première fois qu'un tel classement est réalisé au niveau européen », se félicite le directeur général de EIO, Sam Gill. « Notre but est clairement de faire pression sur les investisseurs afin qu'ils ne prennent pas seulement en compte la valeur boursière d'une société mais qu'ils intègrent dans leurs achats le contenu carbone de ses activités. » Un moyen efficace, selon Sam Gill, « de lutter contre le changement climatique ».[voir l'intégralité du classement sur la Tribune.fr]

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