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Agroalimentaire - 27/02/2012 | 08:58 - 319 mots

Préserver la planète pour nourrir les hommes : le nouveau défi de l'agriculture

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Dominique Pialot

Pour nourrir 9 milliards d'habitants en 2050, l'agriculture doit se réinventer afin de pérenniser son outil de production.

Le défi est de taille et les chiffres font consensus. Pour nourrir 9 milliards d'habitants en 2050, il faut d'ici-là accroître la production agricole de 60 %, voire 70 %. Et ce, alors que les changements climatiques déjà à l'oeuvre ne font que rendre la tâche plus délicate. Certes, les terres aujourd'hui cultivées ne représentent que 1,5 milliard d'hectares, soit à peine 10 % des terres émergées, et l'on estime que 2,7 milliards hectares supplémentaires pourraient en théorie l'être également. Mais cela s'avère si complexe, pour des raisons de topographie, de manque d'eau, d'infertilité, etc. que c'est essentiellement une meilleure productivité qui devrait permettre à la planète de relever le défi.

Ce qui ne sera certainement pas possible en poursuivant sur la voie d'une agriculture intensive marquée par le recours croissants aux engrais, le gigantisme des exploitations et la monoculture. Si ces pratiques ont permis depuis la seconde guerre mondiale d'alimenter une population en forte croissance, elles montrent aujourd'hui leurs limites. Les rendements plafonnent alors que les coûts de production s'envolent. Les cours sont marqués par une forte volatilité, encore exacerbée par la pression qu'exercent les agro-carburants. L'érosion et l'appauvrissement des sols, les émissions de CO2 dues au labour et au bétail, les problèmes de consommation en eau et de pollution des nappes phréatiques par les résidus d'engrais... tout cela contribue à faire porter le chapeau à un secteur par ailleurs fragilisé sur le plan économique. La valeur ajoutée est en chute libre, et l'agriculture attire de moins en moins de jeunes.

Produire plus et mieux

En France, l'âge moyen des exploitants est de 57 ans. Les tenants de « l'agriculture durable », qui se sont réunis à Paris le 25 janvier, poursuivent un objectif ambitieux : transformer les pratiques pour produire « plus, mieux et avec moins », et faire de l'agriculture, aujourd'hui au banc des accusés, un acteur majeur dans les réponses aux défis alimentaire, climatique et énergétique.

27/02/2012, 08:58  | 
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  • chuppa a écrit le 28/02/2012 à 12:21 :

    • 400 à 800 suicides d'agriculteurs par an (pas de statistiques officielles) le boulot n'est pas rentable et seuls les accros subsistent. Pas besoin de plans ambitieux, mais une juste rétribution du travail de la terre !!! La grande distribution tue chaque jour 1 agriculteur. http://www.solidaritepaysans.org/index.php

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  • Trop de monde a écrit le 28/02/2012 à 04:43 :

    • Certains dirigeants africains notamment commencent à demander à leurs populations de faire moins d'enfants. Il semble qu'actuellement avoir 2 enfants maximum par couple dans beaucoup de pays serait la meilleure façon de résoudre beaucoup de problèmes, à la fois de ressources (eau, alimentaire, ressources océaniques, forêts, grands équilibres écologiques, biodiversité etc) comme de pollution, d'emplois, de qualité de vie, climat etc. Cà peut faire l'objet d'un programme de l'Onu et réunir beaucoup de pays. Cà résoudrait en partie les problèmes économiques et de dettes de même que d'éducation etc.

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  • Chris a écrit le 27/02/2012 à 23:17 depuis un Iphone :

    • Je reste perplexe à certains points évoqués. On montre directement du doigt l'agriculture comme pollueur. À savoir qu'il y plusieurs modèles différents. Européen qui reste assez raisonable. Au vu des coûts des intrans il va de soi que l'on n'apporte que le nécessaire! Aux États Unis modèle OGM et Rund Up. Modèle Amérique du Sud élevage aux hormones, la "bonne" viande tendre qui gonflée aux additifs arrive en France après 6 à 8 semaines en conteneurs sur les Cargos. Les Chinois à qui les industriels chimiques refourgent leurs produits qui n'ont plus l'homologation dans les pays Européens. ( à savoir si chaque chinois voulai manger ne serai ce qu'un croissant par jour la production de blé mondiale ne suffirait pas). Que l'on arrête de critiquer l'agriculture française!

      • Nitrates a répondu le 28/02/2012 à 04:58:

        • Vous avez raison mais je ne pense pas que la critique soit globale. Simplement et par exemple la Bretagne concentre des dizaines de millions d'animaux d'élevages (porcs etc) et si un modèle de type danois avait été suivi, les pollutions seraient moindres actuellement : il y a par exemple encore peu d'installations de biogaz en Bretagne et les agriculteurs sont peu aidés, c'est encore très difficile à réaliser en pratique en France. A la décharge des régions où des progrès sont encore à faire, il faut noter que le système de traitement des eaux (et donc les populations) est bien plus polluant : on utilise beaucoup d'eau pour les seules toilettes (environ 30% du total d'un ménage + les fuites réseaux) et on rejette ainsi dans les rivières et zones cotières beaucoup plus de nitrates que les agriculteurs. De plus on importe des phosphates qui vont manquer dès 2030 et creuser la balance commerciale alors que ces phophates et phosphore sont contenus dans ces eaux de rejets. L'Inde se penche actuellement sur ce problème et le constat est édifiant. Les suédois ont opté pour beaucoup pour les toilettes sèches type Clivus multrum ou Wostman qui n'ont rien de gadgets, de même les allemands etc

      • Nitrates a répondu le 28/02/2012 à 04:59:

        • Vous avez raison mais je ne pense pas que la critique soit globale. Simplement et par exemple la Bretagne concentre des dizaines de millions d'animaux d'élevages (porcs etc) et si un modèle de type danois avait été suivi, les pollutions seraient moindres actuellement : il y a par exemple encore peu d'installations de biogaz en Bretagne et les agriculteurs sont peu aidés, c'est encore très difficile à réaliser en pratique en France. A la décharge des régions où des progrès sont encore à faire, il faut noter que le système de traitement des eaux (et donc les populations) est bien plus polluant : on utilise beaucoup d'eau pour les seules toilettes (environ 30% du total d'un ménage + les fuites réseaux) et on rejette ainsi dans les rivières et zones cotières beaucoup plus de nitrates que les agriculteurs. De plus on importe des phosphates qui vont manquer dès 2030 et creuser la balance commerciale alors que ces phophates et phosphore sont contenus dans ces eaux de rejets. L'Inde se penche actuellement sur ce problème et le constat est édifiant. Les suédois ont opté pour beaucoup pour les toilettes sèches type Clivus multrum ou Wostman qui n'ont rien de gadgets, de même les allemands etc

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  • elbet a écrit le 27/02/2012 à 17:31 :

    • A commencer par sauvegarder les terres agricoles. Nous avons un projet d'aéroport près de Nantes qui va consommer près de 2000 ha de terres agricoles. Un projet dont nous n'avons nul besoin. L'aéroport actuel fonctionne au quart de ses capacités. Il n'y aura plus de pétrole qu'il ne sera pas encore saturé. Nous avons 147 aéroports commerciaux en France, dont 14 en Bretagne et Pays de Loire, les Allemands en ont 49, cherchez l'erreur. Si le transport aérien qui est le plus polluant était moins aidé, il y aurait certainement moins de monde à l'emprunter. Je suis taxé à 80% quand je prends ma voiture pour aller travailler (même en covoiturage) et les vacanciers au départ de Nantes pour aller dépenser leur argent en Thaïlande, aux Seychelles, en Tunisie... ne paie aucune taxe sur le carburant que leur avion utilise et de plus la plupart du temps les compagnies sont subventionnées (pardon aidé dans leur communication) et parfois sur des comptes versés à Jersey (bizarre non. Ranayair pour ne pas la citer). En résumé, nos impôts paient partiellement les vacances de ces personnes. Commençons par

      • Dirigeables a répondu le 28/02/2012 à 05:27:

        • D'autant qu'il y a beaucoup de projets et prototypes de dirigeables de 900 personnes comme celui de la société Aeros aux Etats Unis (fibre de carbone, hélium, stabilisateurs, solaire, motorisation électrique etc) ou d'autres en Russie, Angleterre et Allemagne entre autres qui ne demandent pas d'aéroport pour transporter bien plus de personnes et charges à vitesse assez élevées (300 à 400 km/h), dans des conditions de sécurités meilleures, un prix de transport dérisoire, sans nuisances et une pollution très réduite.

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  • Bili hari a écrit le 27/02/2012 à 16:23 :

    • La seule vraie problématique est la perte de surfaces agricoles au profit des aménagements et autres projets immobiliers. Par ailleurs, il n'existe pratiquement aucun probleme en terme d'érosion des sols dans les agricultures modernes raisonnées (et donc durables). Le no-till (semis sans labour) permit aux USA, en Argentine et au Brésil par le round up ready (OGM) a très largement diminué les problèmes d'érosion. Pour les produits phyto, c'est en Europe, notamment en France, que l'agriculture est la plus intensive. On ne déplore que peu de problème de sols pollués (les Antilles, par l'utilisation de produits interdits mais importés illégalement. La plupart des agricultures sont donc durables; beaucoup de foin pour rien, si ce n'est s'adapter à l'air du temps. pas sûr que le climat s'en porte mieux. Les produits agricoles sont amenés à se revaloriser lourdement dans les années à venir, et il va falloir s'habituer à dépenser pour se nourrir un peu plus de 15 % de son budget..Que nos politiques tiennent donc un discours de vérité, plutôt que de blablater sur le pouvoir d'achat ou le panier de la ménagère.

      • Agronome a répondu le 28/02/2012 à 05:13:

        • Vous avez raison en France sauf exceptions mais le mode industriel s'étend y compris en France avec plusieurs aspects excessifs et négatifs. Plus encore cà dépend où l'on se trouve dans le monde car l'agriculture industrielle prélève une bonne part de la surface des forêts avec toute la faune et biodiversité qui va avec et laisse souvent après des sols dénaturés ou épuisés et beaucoup de pollutions locale comme circulante qu'il n'y avait pas auparavant. Sans parler des aspects sociaux locaux, populations abusées etc. Par ailleurs les ogm, pesticides et herbicides associés ne sont pas une réponse durable puisque les insectes et mauvaises herbes s'adaptents en permanence ce qui amène à créer des cultures avec plusieurs résistances (souvent déjà 4) et nouveaux produits pour lutter contre donc fuite en avant dont on voit clairement que çà pose et va de plus en plus poser problèmes.

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  • jp a écrit le 27/02/2012 à 15:54 :

    • le pb est bien l'un des 1ers dans l'histoire de l'humanité, mais auj les famines sont inacceptables alors que les superficies cultivables reculent partout et que les paysans sont de -en- nombreux; à mon avis la priorité est de protéger la terre arable.

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  • yvan a écrit le 27/02/2012 à 14:05 :

    • D'ailleurs, on compte tous sur mon... non? Regardez le scandale de l'interdiction française de replanter, vous comprendrez dans quel mur nous allons. Un mur de plus, me direz-vous. Et lorsque je lis un commentaire ci-dessous sur le bio, je ris presque en lui souhaitant vraiment bonne chance...

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  • BOULE DE CRISTAL a écrit le 27/02/2012 à 12:59 :

    • En 2050 est il écrit! soit dans 38 ans; dans quel état sera la planète d'ici là??Dans le contexte actuel, cela revient à regarder dans la boule de cristal car la situation n'est que hyper explosive!!!!

      • Etoile des neiges a répondu le 27/02/2012 à 16:44:

        • Pollution, déforestation, changement climatique, surpopulation, pandémie, guerre, accident nucléaire : "Tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre, l'humanité sera confrontée au problème global de sa survie". (d'après le livre "les corps indécents"). L'humanité atteindra-t-elle 2050... ou disparaitra-t-elle avant ?

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  • McGyver a écrit le 27/02/2012 à 11:38 :

    • Oui, mais en respectant vraiment la nature et PAS avec les produits du pétrochimie qui ont des effets uniquement à courte terme, le permaculture et le B.R.F. sont des vrai reponses qui respectent et l'humain et la nature.

      • kem a répondu le 27/02/2012 à 12:38:

        • il faut plus d'ogm et d'engrais petrochimique afin de produire plus. Moi, de toute facon, j'ai assez d'argent pour m'acheter du bio

      • Agronome a répondu le 28/02/2012 à 05:21:

        • Non McGyver a raison, les résultats de permaculture et Brf etc sur des dizaines d'années sont au moins équivalents aux autres modes de cultures ogm etc qui sur la durée ont un bilan peu attrayant et ils posent nettement moins de problèmes. A court terme c'est souvent plus cher selon les pays etc, mais à moyen et long terme en tenant compte de tous les paramètres cà tient parfaitement la route mais évidemment çà dérange les industriels semenciers, chimistes etc.comme souvent Etats. En plus quelles gains de diversités, de goûts, de résistances etc

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    • 400 à 800 suicides d'agriculteurs par an (pas de statistiques officielles) le boulot n'est pas rentable et seuls les accros subsistent. Pas besoin de plans ambitieux, mais une juste rétribution du travail de la terre !!! La grande distribution tue chaque jour 1...

      par chuppa le 28/02/2012 à 12:21

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