Nucléaire ou renouvelables, est-ce vraiment la question ?

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En se focalisant sur la question de l'offre en énergie et de son mode de production, le débat risque d'ignorer les solutions, celles qui existent et celles qui restent à inventer, pour réduire la demande.

Les énergies renouvelables peuvent-elles remplacer le nucléaire ? C'est le plus souvent en ces termes que l'on pose le débat  sur la place de ces deux sources d'énergie. Mais, en dehors du fait que ce sont les seules à produire de l'énergie sans émettre de CO2, donc compatibles avec la lutte contre le changement climatique, tout ou presque les oppose. Il n'est guère envisageable de remplacer rapidement l'un par les autres, et cela semble même utopique pour certains usages. Mais les arguments le plus souvent invoqués sont aussi ceux qui prêtent le plus le flanc à la critique.

Intermittentes

Le nucléaire offre une grande disponibilité (85 % en moyenne) qui lui permet d'alimenter en permanence les utilisateurs de toutes natures, du TGV aux cimenteries en passant par les convecteurs électriques qui équipent massivement les logements français. A l'inverse, les énergies renouvelables les plus répandues, l'éolien et le solaire, sont des sources d'énergie intermittentes, qui par définition ne produisent que lorsque le vent souffle (30 % de disponibilité) ou le soleil brille (20 % en France). On estime à 150 MW la capacité solaire installée pour compenser 50 MW de nucléaire. Pour assurer une production d'énergie constante, il faudrait donc utiliser en parallèle des solutions de « backup » alimentées par des sources conventionnelles.
Les énergies renouvelables ne peuvent donc répondre à la demande lors des pics de consommation, de plus en plus fréquents et de plus en plus élevés, ni répondre à des demandes de fortes puissances, telles que le TGV ou certaines industries électro-intensives. La biomasse, seule technologie renouvelable prévisible et capable de produire en continu, reste peu développée en France, et les installations existantes ont des puissances encore faibles au regard des centrales thermiques ou nucléaires.

Des solutions de stockage encore insuffisantes
A l'inverse, il peut arriver que les énergies renouvelables produisent plus que le réseau ne peut absorber à un instant t. En l'absence de solutions de stockage, cette énergie est exportée s'il y a une demande, mais le plus souvent perdue. Sur ce point, une meilleure interconnexion transfrontalière permettrait d'absorber une plus grande partie de cette production intermittente, les éoliennes de mer du Nord produisant rarement en même temps que les panneaux solaires du Sud de l'Europe. Ce système est d'ailleurs testé à plus petite échelle en Allemagne sous le nom de KombiKraftWerk.
Quant au stockage, on voit apparaître des solutions à base d'hydrogène, mais à ce jour la seule solution éprouvée à grande échelle est celle du « pompage-turbinage ». Il s'agit de pomper de l'eau pour la stocker dans des réservoirs en hauteur grâce à l'énergie produite, et à la relâcher en la faisant passer par des turbines au moment où l'on a besoin de cette énergie. Une solution adaptée aux pays montagneux équipés de barrages comme l'Autriche ou la Norvège, qui y recourent massivement.
Même techniquement, la capacité du réseau électrique à les absorber constitue un des principaux freins à une utilisation massive des énergies renouvelables.

L'avènement des réseaux intelligents doit remédier en partie à ce problème, en donnant au gestionnaire du réseau des outils pour équilibrer en permanence l'offre et la demande. L'installation de compteurs par exemple lui permettra d'obtenir en temps réel une photographie précise de la consommation nationale à l'instant T, et d'ajuster la production d'énergie conventionnelle de façon à absorber plus de renouvelables. A l'inverse, l'effacement électrique permet, via des agrégateurs de consommateurs individuels ou industriels, de décaler une partie de la consommation dans le temps en cas de pic de demande.

Vraiment plus coûteuses ?

Mais le principal argument des opposants aux énergies renouvelables est celui du coût. Il est vrai que l'électricité française (d'origine nucléaire à 75 %) est l'une de moins chères d'Europe. Mais ce prix modéré est le résultat d'un parc existant largement amorti. Or les mesures de sûreté supplémentaires imposées depuis l'accident de Fukushima vont alourdir la facture. Sans compter la prise en compte de coûts afférents d'ores et déjà été plusieurs fois révisés à la hausse, qu'il s'agisse du site d'enfouissement des déchets, du démantèlement ou de la prochaine génération, les EPR. Le rapport de la Cour des Comptes paru il y a quelques semaines, supposé décrypter le « vrai coût du nucléaire » n'a pas vraiment permis d'élucider tous ces points, faute de chiffres fiables disponibles.
Les renouvelables de leur côté restent encore massivement subventionnées et pèsent lourd dans la facture d'électricité. Le mégawattheure est à 60 euros en moyenne au prix de gros, 42 euros pour le nucléaire si l'on se réfère à la loi Nome (nouvelle organisation du marché de l'électricité). En comparaison, l'éolien terrestre coûte 80 euros et le solaire photovoltaïque de 300 à 600 euros. Entre ces deux extrêmes, la biomasse se situe entre 120 et 140 euros et l'éolien offshore, pour lequel les résultats de l'appel d'offre doivent être publiés en avril, devrait se situer autour de 170/180 euros le MGh.

Les courbes de prix finiront par se croiser


Pourtant, l'éolien approche de la parité réseau (un prix équivalent à celui de l'énergie conventionnelle) dans de nombreux pays, et le solaire y parvient également dans les régions les plus ensoleillées. Les acteurs de ces filières entrevoient dans un avenir proche la possibilité de se passer des subventions, qui baissent un peu partout en Europe, y compris en France où un moratoire sur le photovoltaïque a été instauré fin 2010 pendant plusieurs mois. L'effondrement des coûts et la situation de surcapacité observés depuis deux ans ont provoqué la faillite de plusieurs acteurs historiques du secteur solaire. Mais pour ceux qui sauront passer le cap, la parité réseau (même plus longue à atteindre dans un pays où l'électricité est peu chère comme la France) en sera d'autant plus rapide. Les courbes de prix du nucléaire et des énergies renouvelables finiront donc par se croiser.

Solutions d'avenir créatrices de valeur et d'emplois

D'ailleurs, à l'échelle mondiale, ces dernières continuent d'attirer les investisseurs. En 2010, elles ont mobilisé plus de 210 milliards de dollars dans le monde, et représenté plus de la moitié des nouvelles capacités installées. A l'échelle mondiale et à moyen et long termes, ces filières sont promises à un bel avenir, et certains observateurs estiment qu'il est grand temps que les industriels français s'y positionnent. Ce qui semble encore possible sur l'éolien offshore, malgré le retard accumulé sur les leaders européens comme l'Allemagne, le Danemark ou le Royaume-Uni.

Mais en France, la stabilité du cadre tarifaire et surtout réglementaire indispensable pour attirer les investisseurs et développer une filière est loin d'être acquise. Et les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement restent modestes, notamment en comparaison des puissances déjà installées en Allemagne, qui a créé 370.000 emplois dans le secteurs. D'ailleurs, même l'objectif de 23 % fixé pour 2020 dans le cadre du paquet climat énergie européen n'est pas garanti. A huit ans de l'échéance, la France n'en est encore qu'à 12,9%.

Le potentiel des économies d'énergie

Pour autant, alors même que seulement 22 % de l'électricité allemande était d'origine nucléaire (contre 75 % pour la France), l'Allemagne devra très probablement recourir massivement au gaz russe (ce qui limite fortement son indépendance énergétique) et même sans doute au charbon (ce qui est contraire à ses objectifs de réduction d'émissions de CO2) avant de pouvoir compter exclusivement sur les énergies renouvelables.
De part et d'autre du Rhin, plutôt que (et dans tous les cas, avant) de se focaliser sur le nucléaire et les renouvelables, une partie de la solution semble plutôt résider dans les gisements d'économies d'énergie. Surtout en France, où, à usage égal, notre facture est d'un quart supérieure à celle des Allemands. L'association négaWatt a ainsi publié récemment un scénario estimant à 65 % les économies d'énergies réalisables d'ici à 2050, 91 % d'énergies renouvelables et une sortie définitive du nucléaire vers 2033...


Retrouvez ici notre dossier spécial Fukushima

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Commentaires
a écrit le 06/12/2012 à 10:40 :
Impressionnant de voir un article rédigé en mars 2012, avec des chiffres et des à priori aussi anciens...
Y a t il encore des gens qui arrivent à croire que le vent ne souffle que un jour sur trois et que le soleil nous éclaire un jour sur cinq (le reste du temps il fait nuit noir?)... C'est pourtant bien ce qu'il faut comprendre quand on lit "[...]ne produisent que lorsque le vent souffle (30 % de disponibilité) ou le soleil brille (20 % en France)[...]"
Vraiment risible cette méconnaissance du sujet...
L'installation d'éolienne et d'installation solaire est financer en totalité par des fonds privés... Donner moi des chiffres qui prouvent le montant de nos impôts qui sont utiliser pour financer les énergies renouvelables ou même la recherche dans ce domaine. Puis comparez les à la façon dont a été financer l'installation de la cinquantaine de réacteur français... Faire croire que le renouvelable est financé par des fonds publics et occulté le fait que les centrales nucléaires sont sortie de terre toutes seules comme des grandes est assez lamentable...
"Il est vrai que l'électricité française (d'origine nucléaire à 75 %) est l'une de moins chères d'Europe. Mais ce prix modéré est le résultat d'un parc existant largement amorti" Ah bon? C'est étrange, quand j'ai fait mon rapport de fin d'étude pour mon master 2, en septembre 2010, nous étions encore endetté à hauteur de 17 milliards d'euros pour... le premier programme nucléaire français (donc pour la construction des premières centrales dans les années 70...) source EDF.
Enfin pour conclure, quant au cout de l'énergie atomique, le jour où on considérera le cout que représente le démantèlement des centrales, la remise en état des sites, le stockage des déchets radioactifs pendant des milliers d'années (quand on pense que les plus vieilles démocraties modernes n'ont pas 500 ans, et que nous faisons le paris d'une stabilité politique de plusieurs milliers d'années... bref), le cout de la recherche pour le traitement de ces déchets.... Ce jour là on pourra comparer le cout de l'énergie nucléaire à celui des autres sources d'énergies!
Réponse de le 06/12/2012 à 12:08 :
"Faire croire que le renouvelable est financé par des fonds publics et occulté le fait que les centrales nucléaires sont sortie de terre toutes seules comme des grandes est assez lamentable.."
Je voulais écrire "et laisser penser que les centrales nucléaires sont sorties de terre [...]".
a écrit le 14/09/2012 à 22:46 :
Cet article contient 1 chiffre complètement délirant. Il est annoncé que l'Allemagne a créé 370000 emplois dans le secteur des ENR. Le journal allemand Bild table plutôt sur 70000 emplois dans le bâtiment (économies d'énergie) et 90000 dans solaire + éolien. On est loin des 370000 annoncés. D'autant que la sortie du nucléaire allemand va détruire 45000 emplois environ (chez Siemens, EON, RWE). Un deuxième chiffre mérite un commentaire, celui annoncé dans un post plus bas : 100 eur / MWh pour du photovoltaïque. C'est 1 blague : le rendement d'un panneau solaire est divisé par 2 après 5 à 7 ans, donc il faut bien compter 300 eur / MWh.
a écrit le 17/05/2012 à 16:14 :
Les Allemands on choisi de faire leur transition énergétique, on saura très vite si c'est viable ou non. En tout cas c'est toujours plus intéressant de tenter le coup plutôt que de finir comme les Japonais. Hollande veut faire une relance par l'investissement : voilà une bonne opportunité (passer du nucléaire au ENR).
a écrit le 14/04/2012 à 16:15 :
cet article fait preuve de beaucoup de naïveté à l'égard de l'intox des industriels du renouvelable : il cite des prix de kWh très largement inférieurs à la réalité (par exemple, le kWh éolien offshore qui ressort de l'appel d'offre français dépasse 200 euros) ; quant au concept de "parité réseau", c'est une vaste escroquerie car celà ne prend pas en compte l'intermittence des énergies éoliennes et solaires ; pour faire une comparaison économiquement pertinente, il faut soit comparer leur coût au coût marginal du nucléaire ou du gaz (combustible seul), soit comparer le coût complet du kWh gaz ou nucléaire à celui de l'éolien ou du solaire additionné du coût de l'énergie de backup (gaz en général) ; dans les 2 cas, on est très loin de la parité, au moins jusqu'au milieu du siècle...
Pour finir, le scénario "Négawatt" que j'ai pris la peine de lire, n'est pas sérieux : il cumule les hypothèses les plus optimistes, y compris certaines totalement irréalistes (en particulier sur l'isolation des bâtiments : on sait que la plupart des professionnels ont des doutes sur la possibilité d'atteindre le niveau des nouvelles normes BBC dans le neuf ; or le scénario Négawatt suppose qu'on les atteindra aussi dans l'ancien, ce qui est absolument irréaliste). De plus, le scénario Négawatt écarte d'un revers de manche la question des coûts et du financement, sous prétexte que "quand on veut, on peut" !!! (se prétendre écologiste et négliger le problème du coût des ressources en voie d'épuisement, c'est totalement incohérent) ; pire encore, il refuse de prendre en compte les problèmes d'acceptabilité sociale : c'est en partant de tels a-priori qu'on aboutit à un système autoritaire...
Il faudrait que les journalistes cessent d'être aussi naïfs envers les anti-nucléaires : ces derniers sont hélas devenus aussi menteurs et retors que les politiciens en place !
a écrit le 13/04/2012 à 22:06 :
Supprimer le nucléaire pour le remplacer par quoi?
Les champions autoproclamés de l'écologie disent avoir renoncé définitivement au nucléaire, certes, mais pour le remplacer par le lignite.
Le lignite en Allemagne cela veut dire aujourd'hui 126 villages détruits et plusieurs dizaines de milliers d'hectares creusés jusqu'à 100 m de profondeur (donc chamboulés pour l'éternité);
cela veut dire que les allemands qui aujourd'hui rejettent 60% de CO2 de plus que les français, s' aprettent à en rejeter le double alors que la pollution majeure est clairement l'effet de serre;
cela veut dire que les allemands qui ont la chance d'avoir sur leur territoire un gisement important de combustible pourri, n'en ont rien à faire de la montée des eaux qui engloutira des centaines de millions de personnes au Bengladesh, en Louisiane, aux Seychelles.
Et tout cela parce qu?il y a eu un accident majeur au Japon qui , à ce jour, a fait deux morts.
cela veut dire que l'égoïsme de leurs peurs, de nos peurs permet de rejeter sur d'autres peuples ( pauvres en général) les conséquences de nos pollutions
a écrit le 13/03/2012 à 18:24 :
Article objectif de référence!
Cà n'empêche pas les commentaires passionnés...
a écrit le 11/03/2012 à 16:52 :
Bien entendu il est nécessaire de réaliser d'énormes économies d'énergie. L'énergie la plus efficace est bien celle que nous ne consommons pas!
La question du nucléaire est en revanche très mal posée ici. D'abord car le prix de 42 ? le MW ne prends absolument pas en compte les frais énormes du démantèlement des centrales nucléaire et encore moins le retraitement des déchets qui vont polluer la planète pendant des milliers d'années. Ensuite car la question du subventionnement est mal traitée puisque l'article omet de préciser que les centrales nucléaires ont été payées avec les impôts des français et que le coût de construction des centrales nucléaires ce qui est une méga subvention. Le coût de construction étant en plus occulté du prix de production de l'électricité nucléaire. Donc oui il est aussi important de faire des économies d'énergie que de produire propre.
a écrit le 11/03/2012 à 10:38 :
Il est clair qu'en terme d'énergie, l'"évènement" actuel majeur est que l'on est au pic de production du pétrole, par ailleurs aussi raison fondamentale de la crise dite "financière" ben évidemment. Et le plus inquiétant sans doute l'incapacité à en parler, ou autrement dit à appeler un chat un chat.
Voir par exemple article paru dans Nature le 26 janvier :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
ou :
http://crudeoilpeak.info/no-number-crunching-in-alan-kohler-opinion-piece-on-premature-peak-oil-death
Réponse de le 11/03/2012 à 13:35 :
Voilà 50 ans qu'on nous assène le peak oil, pourtant sans cesse repoussé dans les faits, pour justifier des attaques collectivistes contre la liberté (subventions d'un côté, taxes de l'autre). Pourtant, il suffit de laisser faire le marché pour que les sources d'énergies concurrentes efficaces émergent naturellement. En matière d'énergie, comme dans tous les domaines, une fois constaté l'échec des tentatives constructivistes artificielles, privatisation et concurrence restent l'unique solution viable. Laissons agir la concurrence pour départager nucléaire, pétrole gaz de schiste, éolien, solaire, ou n'importe quelle autre solution. Que le meilleur gagne !
Réponse de le 12/03/2012 à 12:32 :
Pas d'accord avec Peak Oil. En laissant seul le marché agir vous donnez le pouvoir à "Big Oil", et "Big CAC 40" qui ont d'énormes moyens pour financer des campagne de lobbying et influencer l'opinion publique. Maintenant qu'il y a urgence à réaliser une Transition vers une économie décarbonée il faut clairement taxer, ou ne plus subventionner , les énergies polluantes (pétrole gaz charbon) ou dangereuses (nucléaire) et, à minima faire la promotion des comportement négaWatts (www.negawatt.org) et des énergies renouvelables.
a écrit le 11/03/2012 à 4:10 :
Un procédé dont le potentiel est très élevé et qui va changer la donne est par exemple le stokage thermochimique du solaire. L'été l?énergie solaire permet la décomposition d?un composé AB en un composé A et de la vapeur B. La vapeur B est condensé dans un condenseur enterré. En hiver, la réaction inverse permet la restitution de la chaleur de réaction utilisable par un plancher chauffant. C'est du stockage longue durée à coût raisonnable et très compétitif à une pompe à chaleur et beaucoup plus durable et utilisable y compris pour l'habitat avec une forte densité énergétique. Voir par exemple :
http://www.promes.cnrs.fr/index.php?page=stockage-thermochimique-de-l-energie-thermique
a écrit le 10/03/2012 à 22:47 :
@ Réchauffement : le réchauffement n'est absolument pas une thèse d'activistes mais c'est ce que racontent des lobbies climato-sceptiques gênés dans leurs commerces polluants. Quant aux subventions elle sont très modestes voire désormais stoppées après seulement quelques années alors mêmes que les énergies fossiles en recoivent toujours des sommes toujours en tête de palmarès. Les énergies renouvelables sont au contraire favorables aux particuliers qui peuvent produire leur énergie avec de plus en plus d'indépendance. Le problème de l'effet de serre a été soulevé il y a déjà plus d'un siècle par le suédois Arhénius entre autres. Par contre il est clairement démontré que les pays et lobbies liés aux énergies fossiles sont hyper actifs avec des blogs pseudo climato-sceptiques pour faire croire que le C02 est un gaz sans effets négatifs même à haute dose ce qui est faux et que l'effet de serre n'existe pas. Leurs échanges et manipulations ont encore été dévoilés preuves à l'appui récemment. La réalité est bien qu'il y a environ 35 milliard de tonnes de C02 entre autres Ges rejetés par an, qu'ils s'accumulent durablement pour la plupart dans l'atmosphère et ce depuis plus d'un siècle et que dans le même temps leur recyclage est réduit par notamment la déforestation. Il y a décalage entre l'émission et le réchauffement, ce qui explique les courbes décalées mais les Ges accroissent bien les températures telle une couverture. Preuve en est que l'océan se réchauffe progressivement et de manière constante aisée à constater contrairement à l'atmosphère. De plus il y a une tendance vers une acidification des océans qui est là aussi mesurée. Enfin vous constaterez que les côtes sont de plus en plus menacées et qu'il y a bien montée des eaux. Ce sont des constantes assez différentes des variations solaires.
a écrit le 10/03/2012 à 18:29 :
Pour limiter l'impact de notre consommation et diminuer la pollution nous devons éliminer les gaspillages de tout sorte, la base de notre société de consommation irresponsable. Dans cet article on parle de l'association négaWatt, que j?apprécie particulièrement ; mais on oublie un autre gisement d'énergie potentiel, la cogénération : une solution technique qui permet de se chauffer et de produire de l'énergie électrique en plus, sans rien dépenser !
a écrit le 10/03/2012 à 16:14 :
On est en 2012..... Du solaire à 300? et encore pire à 600? ça n'existe plus depuis déjà 2ans... Aujourd'hui on est à 100/150?
Et le nucléaire nouveau est à 90?
Réponse de le 25/03/2013 à 13:51 :
Et les unités! Et les chiffres significatifs! >:(
a écrit le 10/03/2012 à 15:11 :
Il est grand temps de cesser de propager les affirmations dont on sait aujourd'hui qu'elles sont des inventions d'activistes politisés soutenus par des industriels avides de subventions publiques. Le CO2 n'est pas un polluant, encore moins un GES notable. Faut-il rappeler que le CO2 est au contraire bénéfique au développement de la vie sur la Terre parce qu'indispensable aux plantes ? Si le réchauffement climatique était réel, ce dont on peut douter étant donné que les températures ne montent plus depuis plus d'une décennie, ce réchauffement ne pouvait définitivement pas être d'origine anthropique (lié à l'homme). Il est désormais amplement démontré que le soleil est le principal responsable des variations de t° sur la terre et que l'activité humaine ne pèse rien en comparaison. Est-il encore nécessaire de rappeler que les périodes les plus chaudes de notre histoire ont été bénéfiques, permettant à l'humanité de se développer ?
Réponse de le 10/03/2012 à 17:00 :
Eh bien avec un commentaire comme celui-ci on est sur de détruire notre planête.
Il est vrai que le CO2 n'est pas le premier facteur de l'effet de serre (c'est la vapeur d'eau).
Pour le reste je ne suis pas d'accord.
Notre société de sur-consommation détruit notre planète.
Des déchets à ne plus savoir quoi en faire.
Des centrales à charbon et des moyens de transport qui balancent des tonnes de saloperies dans l'atmosphère , des centrales nucléaires qui explosent et laissent des terrains inhaibitables pour des milliers d'années.
Mais continuons comme ça.
Comme disait Geronimo
Quand le dernier arbre aura été abattu ? Quand la dernière rivière aura été empoisonnée ? Quand le dernier poisson aura été péché ? Alors on saura que l?argent ne se mange pas.
En attendant profitez et surtout n'ayez pas d'enfant pour vous dire: tu savais ety tu n'as rien fais!

Réponse de le 10/03/2012 à 18:18 :
La pollution n'a rien à voir avec les thèses sectaires du réchauffement. Vous êtes dans la confusion des idées ce qui vous empêche d'être objectif. C'est cette même confusion qui aveugle nos gouvernants : diesel fiscalement favorisé alors qu'il est extrêmement nocif (et pourtant strictement interdit dans d'autres pays plus raisonnables), refus obstiné du gaz de schiste peu polluant comparé au charbon ou au pétrole, subventions aveugles favorisant des énergies en réalité très polluantes (solaire et éolien) ou dangereuses (nucléaire), taxes carbone économiquement suicidaires, etc. Seule une croissance économique forte et dynamique permettra de réguler la question de la pollution. L'argent ne se mange pas mais sans argent, vous ne mangerez plus. Que vous diront vos enfants lorsque vous les aurez affamés ?
Réponse de le 10/03/2012 à 19:12 :
Pollution et réchauffement sont intimement liés, on ne peut pas rejeté des tonnes de polluant dans l'atmosphère sans modifier en tant soit peu la composition de l'atmosphère donc le climat.
Les gaz de shistes sont une excelente solution pour polluer encore davantage nos sols qui en passant vous nourrissent. Je crois qu'il faut un coktail de produit chimique pas très écologique pour les extraire.
Une croissance économique forte ? Donc toujours plus de consommation, plus de déchets, plus de pollution, bonne solution.
Une solution est la réduction de notre impact écologique. Moins de consommation d'énergie et plus de recyclage.
L'argent ne se mange pas, en effet, mais quand toute l'eau sera pollué, on aura l'air malin.
Les abeilles grande pollinisatrice disparaissent déjà de nos campagnes. Comment fera t on sans elle ?
Il est tant de changer de système de vie, et arrêter de faire l'autruche.

En déplaise à M Allègre
Réponse de le 10/03/2012 à 22:52 :
@ Réchauffement : un site parmi d'autres pour vous éclairer et tenter de mieux répondre à vos questions car vous semblez lire des blogs assez mal informés sur la réalité du réchauffement qui est un sujet très manipulé par les lobbies d'énergies fossiles comme il a encore été démontré nombreuses preuves à l'appui récemment : http://www.skepticalscience.com/translation.php?lang=12
Réponse de le 11/03/2012 à 0:30 :
C'est la caractéristique des sectaires de refuser d'admettre le réel, notamment à propos du gaz de schiste. Ce dernier ne pollue pas les sols ou les nappes, sauf accidentellement et très ponctuellement. Il doit y avoir plus de 20000 puits de GdC dans le monde et les cas de pollution ne représentent même pas une vingtaine de puits, tous ont été corrigés et sanctionnés. Plus généralement, la réduction de l'impact écologique n'est possible que dans le cadre du développement et de l'aisance économique. Penser le contraire revient à nier les besoins humains et à favoriser indirectement la pollution, par exemple avec les décharges sauvages ou l'activité économique non déclarée.
a écrit le 10/03/2012 à 14:41 :
De la coupe aux lèvres... D'abord il reste à développer les solutions de stockage en très grande capacité, ce qui n'est pas gagné. Ensuite, après plus de 10 ans de subventions ruineuses de leur éolien et de leur solaire, même les Allemands commencent à se poser des questions. Quant aux Espagnols, la crise fait qu'ils ont fini de s'en poser et ont décidé d'arrêté les frais, d'autant que ceux-ci (c'est à dire les prix de rachats exorbitants de l'électricité des EnR) courent suivant les cas sur 20 ou 30 ans. Si les EnR doivent devenir concurrentiels c'est très bien, il faut attendre qu'ils le soient. En attendant, dans la période actuelle, les Français n'ont aucune raison de se saigner aux quatre veines pour financer des installations non rentables au bénéfice d'industriels dont les seuls risquent consistent à vendre leur électricité à prix garanti.
Réponse de le 10/03/2012 à 23:13 :
Georges toute technologie demande généralement au départ d'investir avant que les coûts ne baissent. C'est valable comme vous le savez pour de nouveaux téléviseurs, médicaments etc tout comme pour les énergies renouvelables, surtout quand on veut créer des filières, des entreprises et des emplois, ce qui est le cas y compris en France malgré notre retard et, même si vous payez un peu pour celà, il ne faut pas oublier que çà vous rapporte par ailleurs par le biais des recettes et à terme des économies générées, il ne faut donc pas faire un calcul incomplet ni de courte vue. Si vous voulez un jour une énergie peu chère et peu polluante il faut bien payer au départ pour que des gens investissent, travaillent, prennent des risques. Le pétrole vous ne le payez pas cher alors que c'est une énergie qui a mis quelques centaines de millions d'années à être produite et vous la brûlez, bêtement il faut l'admettre, dans vos déplacements ou pour vous chauffer dans des logements souvent mal isolés alors que quand il n'y en aura plus vous prendrez conscience que c'était un bien rare avec de multiples applications formidables, recyclables et bien meilleures que la combustion. Les performances des énergies renouvelables n'arrêtent pas de croître et leur prix de baisser comme çà a rarement été vu dans le monde des technologies (70% de baisse en 3 ans pour le solaire et encore 44% à venir à court terme, difficile de faire plus vite). L'éolien est retenu comme le plus compétitif dans les appels d'offres en Amérique latine comparé au gaz pourtant peu cher et le solaire, compétitif dans déjà plus de la moitié des pays du monde est retenu en Inde dans des appels d'offres par rapport au charbon déjà peu cher. Difficile de demander plus vite comme évolution. Ne confondez pas ce que fait un gouvernement à tel moment avec la réalité d'un pays. Les espagnols ne vont certainement pas stopper les énergies renouvelables ni les allemands, au contraire. Les mix d'énergies renouvelables sont de plus en plus performants, c'est une réalité et plus elles se développent plus les prix peuvent baisser, c'est une autre réalité et c'est l'avenir. Quand les prix du pétrole vont comme prévu rapidement monter vous vous souviendrez qu'il était finalement peu coûteux d'avoir investi.
a écrit le 10/03/2012 à 12:20 :
Tout à fait d'accord avec la nécessité de réduire la consommation. Seul hic : notre société est basée sur la consommation à outrance et son développement à marche forcée. C'est ce que politiciens et économistes appellent la croissance, véritable objet de culte. Pour les nouvelles générations, il est inconcevable de vivre autrement.
Or, la croissance se nourrit entre autres choses d'énergie... Je serais curieux de savoir ce que nos supers écolos ont trouvé comme solution à ce problème.
Dans le même ordre d'idée, on pourrait parler de la gestion des déchets et de l'exploitation des ressources naturelles, sujets intimement liés.
Réponse de le 10/03/2012 à 19:49 :
Les "supers écolos" n'attendent rien des dirigeants politiques économique. Ils se prennent en main pour mettre en oeuvre la Transition vers une société plus sobre en énergie et plus résiliente face aux crises climatiques et financières. Dans chaque pays il y a maintenant des mouvements de Transition , en France c'est ici: www.transitionfrance.fr
Réponse de le 10/03/2012 à 23:24 :
@ Vinnie : N'empêche que les écolos depuis 1974 on vu juste dans la plupart des thèmes et crises, pétrole, malbouffe, eau, crises financières etc. et que les chinois entre autres qui se fichaient d'environnement commencent à s'en mordre les doigts. De même les japonais n'ont guère apprécié l'exprience Fukushima et qu'il est de plus en plus probable qu'un accident nucléaire intervienne désormais en France compte tenu du fonctionnement et de la vétusté du parc nucléaire. Bien des idées écolos étaient valables depuis 74 et bien de leurs idées sont toujours très pertinentes. Il est vrai que c'est plus facile d'être conservateur que de préparer l'avenir et de modifier ses vieilles mauvaises habitudes un peu ringardes. On utilise l'énergie de manière très peu efficiente encore actuellement. La nature fait largement mieux et recycle bien mieux.
a écrit le 09/03/2012 à 19:50 :
C'est vrai que se focaliser sur la guéguerre "ENR contre nucléaire" c'est complètement idiot. La seule démarche qui nous permettra de réduire notre dépendance/addiction aux énergies, quelles qu'elles soient, c'est négaWatt, c'est de ça dont il faut parler: www.negawatt.org Pendant que les médias et le politiques jettent de l'huile sur le feu du débat stérile NUC contre ENR, les Allemands on réduit de 20% leur consommation d'électricité par hab et en France c'est 0 % !

D'autre part votre article retombe dans la sempiternelle erreur qui consiste à ne pas voir la dynamique de baisse des coûts rapide des ENR , en particulier du solaire photovoltaïque. Vous parlez de 300 à 600 ? / MWh, ça c'était les coûts d'il y a 4 ans. Actuellement avec un prix au watt installé entre 2 et 3 ? on est entre 100 et 200 ? / MWh et ça va encore diminuer de 50% d'ici moins de 10 ans.
Réponse de le 10/03/2012 à 23:29 :
Bien vu ! d'autant que les rendements par exemple du solaire vont doubler d'ci quelques années tout comme le potentiel des batteries etc (Envia) et que l'hydrogène de plus en plus simple à stocker va avoir de multiples usages (Mc Phy Energy etc). Voir pour plus d'innovations : http://www.cleantech.com/wp-content/uploads/2011/10/Cleantech_Group_2011_Global_Cleantech_100_Report.pdf
a écrit le 09/03/2012 à 19:16 :
Le problème n'est pas de savoir comment produire plus d'énergie sans nucléaire mais comment moins en consommer.
L'efficacité énergétique est une des grandes solutions. L'isolation des bâtiments doit devenir une préoccupation de chacun et de nos futurs gouvernements.
Un logement bien isolé consomme au minimum deux fois moins d'énergie. De quoi fermer quelques centrales et réduire nos importations de gaz et de pétrole.
En plus, cela créérai des milliers d'emplois non délocalisable.
Quand à la prodcution énergétique, la biomasse représente également une bonne alternative.
La décentralisation des moyens de production permet également de réduire les pertes sur le réseau.


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