La Tribune

La baisse du coût des énergies renouvelables à nouveau confirmée

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Dominique Pialot  |   -  309  mots
L'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a publié mercredi cinq études consacrées au coût des énergies renouvelables, photovoltaïque, solaire à concentration, éolien, biomasse, hydroélectricité...Ce coût est en baisse partout, tandis que celui des énergies conventionnelles reste sur une pente ascendante.

Les chiffres les plus spectaculaires publiés par l'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) concernent le solaire photovoltaïque. Comme le rappelle cette organisation intergouvernementale créée en 2009 basée à Abou Dhabi, qui regroupe 155 Etat membres,  le  coût de production de l'énergie à partir de panneaux solaires a baissé de 60 % en deux ans, pour se rapprocher d'un coût moyen de 1 dollar par watt. Ces dix dernières années, les capacités installées de production de l'énergie photovoltaïque ont crû de 44 % par an en moyenne, pour atteindre 67,4 gigawatts crête (Gwc) fin 2011. Et les coûts baissent de 20 à 22 % chaque fois que cette capacité installée double.

Si cette baisse est continue dans le solaire, elle est plutôt en dents de scie dans l'éolien, car le coût global dépend en partie des cours des matières premières utilisées pour construire les turbines. Mais ils sont également à la baisse. Et si la croissance des capacités éoliennes installées est moins impressionnante que dans le solaire (+ 27 % par an en moyenne), le parc mondial atteint 238 GW fin 2011, dont 62 GW rien qu'en Chine. La tendance est la même pour toutes les énergies renouvelables, biomasse,  hydroélectricté et solaire à concentration.

Les investissements dans les énergies renouvelables dépassent ceux dans les énergies conventionnelles

Autres enseignements de ces études, les investissements dans les énergies renouvelables (263 milliards de dollars en 2011) ont dépassé ceux dans les énergies fossiles et le nucléaire. D'ailleurs, les énergies renouvelables représentent désormais  plus de la moitié du total des nouvelles capacités de production d'énergie installées chaque année. Enfin, l'Irena table sur la création de 4 millions d'emplois dans le seul secteur de l'électricité en zones rurales. Dans le monde, les énergies renouvelables dans leur ensemble emploient déjà 5 millions de personnes.

 

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Commentaires

jjrotters  a écrit le 19/06/2012 à 16:56 :

J'ai fait une decouverte scientifique qui m'a conduit a une invention interessante permettant de remplacer les batteries par une "machine"qui a une efficiency de 100 % et une longue vie de plus de 100 ans d;u fait que cette machine ne souffre d'aucune friction.Qu'[on se le dise.JJR

Oldtimer  a écrit le 12/06/2012 à 17:45 :

Le bon indicateur n'est pas le coût par unité de puissance (Watt) mais celui par unité d'énergie produite (par ex. kWh).

yan13  a répondu le 12/06/2012 à 20:08:

En effet le meilleur indicateur est le prix au kWh produit. Voici un exemple pour une grande centrale solaire qui sera mises en fonctionnement d'ici 2014 en Espagne, dans la ville de Talavan:
Le prix de l'installation est de 250 millions d'euros pour 250MW installés. La production sera de 250 MW x 1700 heures pleines d'ensoleillement = 400 000 MWh / an. Donc pendant 20 ans (la durée de garantie des panneaux) cette centrale produira: 20 x 400 000 MWh = 8 000 000 MWh
Le coût de l'électricité en ? / MWh est donc de 250 000 000 / 8 000 000 = 31 ? / MWh.
La durée de vie de vie des panneaux solaires étant nettement au delà de leur durée de garantie, on peut faire le même calcul sur 30 ans, on obtient 21 ? / MWh.
En Espagne l'électricité solaire est donc désormais compétitive sans subvention face aux autres sources d'électricité, on peut donc s'attendre à une forte accélération des investissements dans ce domaine; et fait cette tendance est mondiale.

Arnaud  a écrit le 11/06/2012 à 11:07 :

En France le lobby nucléaire essaie de nous condamner à ne pas pouvoir participer à un marché qui représente 263Milliards $ !
Tout ça pour essayer de préserver un marché de niche, le nucléaire, qui est condamné à n'avoir d'avenir que dans les dictatures : Chine en tête!

Arnaud  a écrit le 11/06/2012 à 11:05 :

La tendance lourde de la baisse du prix des ENR se confirme, quand en face les énergies fossiles et nucléaires voient leurs prix augmenter de plus en plus.
Beaucoup l'ont compris, la France à un peu lus de mal à se rendre compte de l'urgence qu'il y a a diversifier et à ne plus faire que du nucléaire.
L'avenir est définitivement aux ENR!