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Dominique Pialot | 19/09/2012, 15:24 - 465 mots
Son dernier chantier en tant que président du Plan Bâtiment Grenelle, un groupe de travail sur les financements innovants de l'efficacité énergétique, va sans nul doute se révéler utile à sa nouvelle mission.
Philippe Pelletier, co-fondateur et associé du cabinet d'avocats Lefèvre, Pelletier & associés et spécialiste de longue date du bâtiment (président de l'Agence nationale de l'habitat, l'Anah, de 1998 à 2008), vient en effet d'être chargé par Delphine Batho et Cécile Duflot de piloter et mettre en œuvre le nouveau plan de performance thermique des logements.
Celui-ci s'inscrit dans le vaste programme d'efficacité énergétique annoncé par François Hollande et Jean-Marc Ayrault à l'occasion de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Avec en ligne de mire un objectif ambitieux conforme à l'une des promesses de campagne du candidat Hollande, la rénovation chaque année d'un million de logements, dont, en priorité, ceux des ménages les plus précaires.
Les collectivités territoriales en première ligne
Conformément à la lettre de mission qu'il a reçue ce mercredi 19 septembre, le plan concerne à la fois les logements anciens et neufs, et devra tenir compte des enjeux sociaux. S'il s'agit à terme d'abaisser la facture des ménages précaires en renforçant l'isolation de leurs logements, il importe de trouver les modes de financements autorisant les investissements de départ.
Le rôle des collectivités territoriales, et notamment des régions, est nettement affirmé dans cette lettre de mission, qu'il s'agisse d'évaluer les dispositifs existants, d'identifier les ménages les plus modestes ou d'organiser des guichets uniques à l'échelon régional. Mais c'est également dans les bonnes pratiques internationales qu'il faudra puiser l'inspiration.
Outre un objectif de baisse de la facture française et de lutte contre la précarité énergétique, le gouvernement compte sur ce plan pour créer de l'emploi non délocalisable. Un objectif qui ne pourra être atteint qu'à condition que le secteur du BTP se mette en ordre de bataille.
Créer de l'emploi dans un secteur qui en aurait détruit 35.000 en 2012
Même si les choses ont progressé dans la foulée du Grenelle, les professionnels reconnaissent encore un déficit de compétences et en tous cas des modes de travail inadaptés à cette ambition, notamment l'habitude de travailler en silos, chaque corps de métier séparément des autres.
Mais, comme cela se murmurait dans les coulisses de la Conférence environnementale la semaine dernière, le signal du million de logements à rénover est très bien accueilli par le secteur, qui annonce avoir perdu 35.000 emplois pour 2012, selon les déclarations du président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Didier Ridoret.
Souhaitons à Philippe Pelletier de faire mentir les Cassandre sceptiques devant un objectif deux fois plus élevé que celui du Grenelle, qui visait 400.000 rénovations à compter de 2013, et semblait déjà hors d'atteinte à certains observateurs.
Pour l'heure, l'organisation et la feuille de route du "Plan Bâtiment 2012-2017" seront précisées début octobre.
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Archi a écrit le 20/09/2012 à 00:49 :
En réalité ce sont 400.000 logements nouveaux et 600.000 rénovations : donc essentiellement ces dernières qui peuvent s'avérer un objectif assez ambitieux en France où il faut espérer que le travail sera bien fait car en matière d'isolation notamment on relève beaucoup de malfaçons. Il faudrait que chaque bâtiment soit testé au moins par thermographie infrarouge par exemple avant remise du dernier règlement.
mdr a écrit le 19/09/2012 à 23:19 :
Encore et toujours des effets d'annonce . Les ponctions en tout genre , le gel des augmentations de loyers , les impots fonciers qui augmentent en flèche ...... et les propriétaires bailleurs qui devraient investir dans leurs logements ....... mais impossible avec ce qui reste quand l'état s'est servi !!!
Corso a écrit le 19/09/2012 à 17:42 :
Agitation gouvernementale sous faux prétexte. Elle consiste à faire croire que les emplois Gdf ou Edf envion 400 000 vont perdurer si les français consomment moins. Ce qui revient à troquer quelques travaux ponctuels contre une perte définitive..... Nous l'avons compris, les français n'y gagneraient rien puisque leur note d'énergie ne manquerait pas de grossir : Moins d'énergie pour plus cher comme sur le carburant. Le prétexte de cette augmentation des prix est de réduire la fracture energétique ( déjà entendu sous une autre forme chiraquienne) le gouvernement va, sans noter ques les HLM souvent dans des villes de gauche, disposent déjà de ces moyens sans rien en faire pour l'énergie : Il s'agit des loyers.
Rires a répondu le 20/09/2012 à 00:37:
C'est sûr qu'il vaut mieux attendre que les prix des énergies fossiles dont nous importons déjà pour 70 milliards d'euros par an en France et 600 milliards par an en Europe montent encore plus pour commencer à se préoccuper d'éfficience énergétique... Vous en avez beaucoup des commentaires comme çà aussi en pointe ??!! ;o)))
Innovation a écrit le 19/09/2012 à 17:09 :
"Faire mentir les Cassandre sceptiques" : il faudrait quand même songer à réfléchir un peu. Un million de logements, même sur une base très optimiste de 20000 euros de travaux, ça fait 20 milliards supplémentaires de dépenses publiques. Il va falloir furieusement innover pour trouver les financements nécessaires (généralement, l'innovation en matière de dépenses publiques conduit aux désastres fiscaux ultérieurs).
Eco+ a répondu le 20/09/2012 à 00:32:
Sauf qu'il faut lire en détails les rapports avant d'émettre un jugement hâtif : il y a plus de 40% de logements neufs dans ce chiffre donc 400.000 donc non concernés et le financement n'est pas public mais majoritairement privé.
candide a écrit le 19/09/2012 à 16:21 :
connait-on le nombre de logement rénové par an actuellement?les chiffres sont-ils et seront-ils fiables?
titep a répondu le 20/09/2012 à 11:07:
Selon l'ademe, il y aurait 150 000 logements entièrement rénovés du point de vue thermique par an. Le plan du gouvernement est de le multiplier par 4, ce qui est très ambitieux ! Pour ceux qui pensent que la facture sera réglée entièrement par l'Etat il se trompe, l'Etat n'interviendra qu'en partie, comme il le fait actuellement.
Jean a répondu le 20/09/2012 à 19:20:
Bien vu Titep : en fait l'Etat donne un aide faible mais reçoit beaucoup plus par les taxes, emplois et activités induits. Les particulier certes investissent et doivent amortir mais au final ce sont les fournisseurs d'énergies qui paieront le plus, notamment les producteurs d'énergies fossiles. Pour les fournisseurs d'électricité (EDF etc) il y a la montée en puissance des véhicules et transports électriques entres autres pour compenser de même que l'extension du réseau Entsoe-e en Europe, Afrique etc donc export aux prix du marché souvent favorables l'hiver.