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Source : La Tribune.fr - 27/11/2009 | 14:30 - 2062 mots  | 

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Eoliennes : faut-il miser sur la mer ? Les réponses d'un expert



Frédéric Lanoë, PDG de la société spécialisée dans les éoliennes en mer, WPD "offshore" France SAS, vous a répondu le 27 novembre.

frederic lanoe

Bonjour et bienvenue sur le "tchat". Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Frédéric Lanoë, PDG de la société spécialisée dans les éoliennes en mer, WPD "offshore" France SAS, qui répondra à toutes vos questions.

Bonjour, très heureux d'entamer la discussion sur ce sujet d'importance à l'heure de l'avant-Copenhague.

JPC : Le 1er reproche que l'on fait aux éoliennes c'est leur manque d'intégration dans le paysage. Y a-t-il des études pour remédier à ce problème ?

Tout d'abord, un projet est autorisé par le préfet sur les conseils de paysagistes régionaux sur la base de photomontages nombreux. Pour ce qui est de l'offshore, indéniablement la visibilité est moindre. Par exemple, une éolienne de 150 mètres de haut, 100 mètres au moyeu + 50 mètres de pales à 15 kilomètres, c'est un centimètre à l'horizon. La rotondité de la Terre efface une partie de cette éolienne.

Ensuite, la visibilité maritime est plus mauvaise qu'à terre. Par exemple, dans le Calvados où nous développons un parc offshore à plus de 10 kilomètres de la côte, le parc n'est visible que 60% du temps. La brume de mauvais temps en hiver ou la brume de chaleur en été créent un voile blanc à l'horizon.

Jean : S'agit-il de grosses ou de petites éoliennes ? De quelle puissance ? Quels travaux sont nécessaires pour acheminer l'électricité produite jusqu'au continent ? Ces travaux protègent-ils l'environnement ?

Un des intérêts de l'offshore réside dans le fait qu'on peut installer des éoliennes plus puissantes (5 à 6 MW) qui produisent 3.000 à 4.000 heures en équivalent pleine puissance. Par comparaison, les éoliennes terrestres sont autour de 2.500 heures et le solaire 1.100 heures. Précisons : une éolienne offshore correspond à la consommation de 8.000 personnes.

Grâce à l'espace que la mer offre, on pourra installer des grands parcs. Par exemple, le parc des Deux-Iles que nous développons au large d'Yeu et de Noirmoutier, peu visible puisque situé à plus de 20 kilomètres du continent est constitué de 120 éoliennes et produit l'équivalent de 70% de la consommation totale de la consommation de la Vendée (chiffres EDF à l'appui).

Concernant les travaux, on notera que les fondations nécessaires ne sont pas coulées sur place ; elles sont réalisées sur un port limitrophe, en métal ou en béton. Elles sont ensuite déposées sur place et mobilisent une surface faible. Par exemple, dans le Calvados, nos fondations ont un rayon de 30 mètres et chacune est espacée de 800 mètres. Seul 0,1% de la surface totale du parc est véritablement équipée. Le câble est enterré dans la mesure du possible, ce qui limite toute gêne vis-à-vis de l'environnement. Bien sûr, le parc est soumis à étude d'impact afin d'en garantir l'innocuité.

Green : Ne faudrait-il pas réserver les éoliennes en mer à des sites peu touristiques (au large des usines sidérurgiques de Dunkerque plus que dans la baie du Monte Saint-Michel) ?

Surtout n'allez pas poser cette question aux gens du Nord. Toujours est-il que nous avons tous à faire un choix historique : combattre résolument le réchauffement climatique ou bien continuer d'en parler. Cela ne vaut-il pas une légère visibilité résiduelle ? Bien sûr, certains sites devront être préservés. Ils le sont d'ailleurs déjà en éolien terrestre. La polémique sur le Mont-Saint-Michel est erronée ; il n'y a pas d'éolienne à moins de 17 km.

A contrario, l'éolien offshore favorise le tourisme. Il a été constaté sur les parcs danois un fort afflux touristique. D'ailleurs, même chez nous, près de Bouin (Vendée), la coopérative maritime a été ouverte le dimanche pour servir les touristes. Au Danemark, de véritables bateaux mouches en mer acheminent les touristes entre les éoliennes ; une maison du parc attire des dizaines de milliers de visiteurs chaque année et de nombreux colloques. L'image verte dynamique et responsable, associée au parc, n'y est sans doute pas pour rien.

César : Comprenez-vous le débat passionné sur les éoliennes ? Et notamment la levée de boucliers des anti ?

Je comprends qu'il y a une minorité active surreprésentée médiatiquement. D'ailleurs, leur rassemblement au Mont-Saint-Michel a été un fiasco total, ne rassemblant que quelques centaines de participants, beaucoup venus de l'étranger. Les sondages, seule source d'information objective, notamment celui de Louis Harris de 2007, montrent que 90% des Français sont pour l'éolien. Bien sûr, ce chiffre diminue un peu lorsque le parc se rapproche du lieu d'habitation. On reste dans les 60-70% d'acceptation. C'est un très beau score pour une centrale électrique ; cela prouve le sens de la responsabilité de nos concitoyens qui réalisent qu'il faut, en ce début du XXIe siècle, changer la donne. L'éolien est de très loin la moins chère des énergies renouvelables après l'hydraulique (1 euro de subvention au kWh permet de faire 7 fois plus d'éolien offshore et 15 fois plus d'électricité d'origine éolien terrestre). Au demeurant, il les faut toutes afin de garantir une production continue grâce au bouquet d'énergies renouvelables. Cette énergie bon marché est également utile car elle arrive au bon moment. Ainsi, le vent souffle en hiver lorsque la consommation est deux fois plus importante qu'en été. C'est RTE qui l'écrit dans son rapport annuel. L'Hexagone possède des bassins de vents décorrélés, ce qui permet un afflux d'énergie électrique d'origine éolienne continu.

Enfin, pour comme pour toute énergie intermittente, la prévisibilité est essentielle. Les données de RTE encore montrent que le vent est prévisible avec seulement 5% d'erreur à douze heures, ce qui permet une bonne intégration sur le réseau. Pour conclure, le but poursuivi de moindres émissions de gaz à effet de serre est bien atteint. Comme le rappelle le ministère dans sa note de février 2008 : "L'éolien diminue les émissions de CO2". En effet, ainsi que l'écrit RTE dans son rapport annuel, 3 kWh sur 4 d'origine éolienne se substituent à de la puissance thermique.

En ce qui concerne l'offshore, la notion de visibilité ne se pose quasiment plus, puisque nous sommes très loin du littoral. L'apport écologique est majeur ; par exemple, le parce de seulement 60 machines que nous envisageons au large de Fécamp subviendrait aux besoins électriques de 10% de la Seine-Maritime, département pourtant hautement peuplé et industriel. Une autre opportunité majeure se présente : celle du défi industriel. Si les éoliennes offshores représentent 1% des éoliennes installées actuellement, elles représenteront 40% d'un parc qui croît à 30%/an en 2030. La France possède le deuxième territoire maritime mondial, la deuxième ressource en vent européenne, un accès aux trois mers et un grand savoir-faire industriel dans l'énergie et l'offshore. Elle doit se positionner en créant son marché intérieur ; des milliers d'emplois sont à la clé.

marco : Ne risque-t-il pas d'y avoir des coûts importants de maintenance dans le futur liés par exemple à des problèmes d'érosion, de vieillissement de la structure, notamment sa partie immergée ?

Vous avez raison, travailler en mer c'est plus difficile. Néanmoins, les surcoûts sont maîtrisés, grâce à la production très importante, d'une part, et à des machines développées spécifiquement pour les conditions marines, d'autre part. L'air y est pressurisé, les systèmes redondants, la maintenance préventive privilégiée. Les fondations, quant à elles, sont extrêmement stables et peuvent durer plus de 50 ans ; elles seront sans doute démantelées avant de défaillir.

vendeen : Le parc que vous développez en Vendée est-il accepté par les pêcheurs ?

Le comité local des pêches d'Yeu ainsi que celui de Noirmoutier n'a pas émis d'objection de principe. Tous deux veulent poursuivre leur activité sereinement. Cet objectif a guidé notre démarche. Cette zone a été choisie car elle n'est pas chalutée (technique interdite dans les parcs). Les pratiques locales (casiers, filets fixes, palangres) seront possibles dans le parc et y étaient très peu utilisées. Nous nous en sommes assurés par un travail étroit avec les pêcheurs mêmes. Une fois ce travail de localisation fait, il est important de démontrer l'innocuité du parc sur le milieu vivant. Pour ce faire, une rencontre avec des pêcheurs anglais a permis de vérifier qu'au contraire, l'effet récif généré par les fondations et les amas de rochers a augmenté la ressource. Ce fut aussi l'occasion de constater, sur le radar du bateau, que les éoliennes sont visibles comme un champ de voiliers au mouillage, ce qui permettra la pérennité de la pêche locale. Enfin, on notera que la richesse ainsi créée bénéficie aux communautés locales à commencer par les pêcheurs. 6.000 euros par MW et par an sont destinés aux pêcheurs et aux plaisanciers. La même somme ira chaque année aux communes limitrophes. Dans le cas du parc des deux îles vendéennes (www.wpd-projetdeuxiles.fr), 7,2 millions d'euros seront ainsi distribués chaque année aux communautés locales. Nous envisageons, par ailleurs, une plate-forme de suivi de l'opération et de la maintenance comptant près de 80 personnes. IL faudra des opérateurs au pied marin !

marco : L'éolien offshore recèle-t-il un potentiel de développement vraiment fort en France ? Si oui, une filière industrielle "française" est-elle concevable car on parle souvent du "retard" français? Quels en seraient les acteurs? Le nombre d'emplois potentiels ?

D'abord, l'éolien offshore en France, c'est du présent. Cent éoliennes sont actuellement manutentionnées sur les quais de Dunkerque par la société DNV.

Malheureusement, c'est pour un parc anglais. Toujours est-il que cela montre la compétitivité du site France en la matière. En offshore, 50% de la facture (par exemple, 1,5 milliard d'euros pour le parc des deux îles) est captable localement ; il s'agit des fondations, des mâts, de la logistique. Dès qu'un parc est construit en France, il crée de l'emploi. Par exemple, 500 emplois pour celui des deux îles. Les industriels ne s'y sont pas trompés. Hier, un grand du naval STX aux chantiers de Saint-Nazaire annonçait faire de l'éolien offshore une de ses priorités. Il répond déjà à des appels d'offre pour des bateaux de manutention. Comme d'autres ports français, Saint-Nazaire dispose de vastes surfaces de quais, de moyens de levage puissants et d'un personnel qualifié qui devrait permettre de renouveler la success story de Bremerhaven, en Allemagne. Là-bas, alors que le taux de chômage était de 15%, les autorités ont misé sur l'offshore. Aujourd'hui, plus de 160 entreprises emploient plus de 1.000 personnes pour l'éolien offshore. Demain, le marché sera, pour la France seule, de plus de 3 milliards d'euros par an, alors que notre objectif à 6.000 MW est loin derrière celui des Anglais à 20.000 MW ou encore des Allemands à 25.000. La régate se forme à l'horizon, il est temps que le voilier France hisse la grand-voile pour cette révolution énergétique qui s'annonce.

éole : Ne faudrait-il pas prévoir dès aujourd'hui un fonds alimenté par les industriels de l'offshore, afin de préparer les futures échéances liées au démantèlement des machines qui seront devenues obsolètes ?

Tout d'abord, l'obsolescence n'est pas pour tout de suite. La technologie offshore posée est très mature. Les premières éoliennes offshore ont été installées il y a plus de quinze ans. On bénéficie désormais des 50 ans de développement de l'éolien terrestre. Les machines d'aujourd'hui seront encore pertinentes dans 20 ans.

Il est vrai que l'opérateur a obligation de par le code de l'environnement de prévoir le démantèlement de ces machines. La garantie financière sera donc bien là. Il appartiendra aux autorités de déterminer s'il y a lieu de démanteler ou, au contraire, de changer les machines pour produire encore plus. Ce qui est sûr, c'est que ce démantèlement est plus aisé qu'on ne croit. En effet, les fondations ne sont pas coulées sur place, mais immergées. Les retirer est une opération maîtrisée. Elles s'autofinancent presque rien qu'avec la valeur de l'acier des machines. Il est intéressant de noter qu'on pourra préférer laisser ces fondations qui seront devenues de véritables viviers. Un écrêtage permettra la navigation.

Merci Frédéric Lanoë, le mot de la fin ?

L'éolien offshore est une nécessité urgente pour répondre à nos besoins électriques, tout en préservant le climat. L'éolien ancré est mature, nous pouvons réaliser plus de 15.000 MW en France dans les quinze prochaines années. Il est actionnable immédiatement, ce qui s'impose au vu de l'urgence climatique. C'est enfin une opportunité économique à saisir pour nos ports français en quête de diversification. Des dizaines de milliers d'emplois sont à la clé et ce sera, à notre tour, d'exporter notre technologie.

Merci pour la pertinence des questions, merci à La Tribune.fr pour cette discussion. Je vous invite à valider vos connaissances sur le quizz du site www.wpd-projetdeuxiles.fr. Plus d'informations sur notre site du Calvados à www.wpd-calvados.fr et sur notre société à www.wpd-offshore.fr.

 

latribune.fr

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  • caroline a écrit le 02/02/2010 à 21:49 :

    • "Tout d'abord, un projet est autorisé par le préfet sur les conseils de paysagistes régionaux sur la base de photomontages nombreux. Pour ce qui est de l'offshore, indéniablement la visibilité est moindre. Par exemple, une éolienne de 150 mètres de haut, 100 mètres au moyeu + 50 mètres de pales à 15 kilomètres, c'est un centimètre à l'horizon:" sans aller plus loin les premières lignes me font bondir : la distance de 15 km c'est peut être vrai pour une personne ollongée le nez sur le sable . La vérité, du bord de mer et par temps calme, c'est que pour un homme de 1.75 m , une éolienne de 100 m est visible jusqu'a 35 km et une éolienne de 150 m jusqu'a 40 km environ. Inutile de vous parler des projets de parc éoliens sur la côte ouest du Cotentin ....a 5 ou 6 km des côtes je vous laisse imaginer les dégats . D'ailleurs sans citer de nom je vous informe aussi que le responsable du développement de ces projets est paysagiste de formation ! nous n'avons pas les mêmes goûts en tous les cas !. Il faut arrêter de faire de la propagande c'est du tps perdu . Les parc éoliens offshores industriels pourquoi pas au nom de la dépendance énergétique mais uniquement au trés grand large a 30 km comme en allemagne ou Belgique ou limite mais bon 22 - 25 km comme en grande bretagne mais pas moins . Une majorité des projets en France vont contre le développement des régions qui seront touchées . c'est de l'écologie business , gauloise , polluante et non réfléchie. Il est temps que notre gouvernement établisse des régles de protection de notre capital litoral .

  • go ouest a écrit le 29/11/2009 à 10:14 :

    • si on choisissait en adultes, au lieu d'être anti tout ? Ou alors interdisons les écrans plasma ! la consommation électrique galope à +2% par an en France, nous devenons importateurs, la révolution négawatt, notamment par l'isolation n'arrive pas, il faut bien créer des centrales électriques ! Si on résume ce qu'on lit ici ou la : le solaire ne produit pas la nuit, serait cher, commencerait à se voir et prendrait trop de terres agricoles, il n'y a plus de cours d'eau pour installer des barrages (sans parler de la perturbation sur le milieu), les centrales thermiques on n'en parle pas à cause du réchauffement climatique, les hydroliennes, bien qu'à la production très prédictible, c'est sur quelques rares spots ce qui rend la production trop faible pour envisager une baisse des prix notables, la géothermie c'est encore cher et difficile techniquement, l'éolien onshore, très bon marché, serait trop visible (c'est précisément parce qu'il est visible, vertical, qu'il n'entre pas en compétition avec les usages, qu'il est d'avenir : les vaches peuvent continuer de paitre !!!), On sait très bien que le nucléaire n?est pas la panacée non plus. Risque de prolifération et de bombes sales, cout finalement élevé de l?EPR et surtout leg peu responsable de tous ces déchets millénaires à des générations futures dont on ne connaît rien de la maturité technologique. Aujourd'hui on nous annonce l'offshore qui projette les éoliennes à distance de toutes habitations, les rendant du même coup inaudibles et très très peu visibles (tout le monde se rend bien compte ce que ça peut donner à 10km quand même ! c?est petit !), l?impact écologique est très faible car elles sont très éparses en mer, les britanniques et les danois l?ont confirmé avec tous leurs suivis depuis de nombreuses années, et on trouve moyen d?être encore contre ! Mais comment va-t-on faire pour alimenter toutes ces chères voitures électriques qu?on nous annonce ? Comment va-t-on sortir de la crise économique si on nie l?évidence de la croissance de cette solution, l?éolien c?est 30% des MW installés en Europe derrière les centrales à gaz à 40%. On ne peut pas laisser cela aux autres ! le train repasse avec l?éolien offshore qui est appelé à se développer énormément ? Notre chance c?est qu?il en est encore à ses débuts, ne laissons pas le même quarteron de dogmatiques qui ont anéanti l?industries des énergies renouvelables française dans les années 70 castrer l?envol de l?éolien offshore français ! Nos enfants ne nous le pardonneraient pas une deuxième fois !!

  • ornito a écrit le 28/11/2009 à 13:27 :

    • Concernant le sondage, M. Lanoe semble mélanger deux sondages distincts : l'un de 2007, où 90 % des interrogés se déclaraient plutôt favorables, l'un de juillet 2008, où ils n'étaient plus que 79% et 62% à moins d'1 km du domicile. Quant à 2009, je vous poste la réponse si je la trouve. Là encore, un peu de rigueur avec les chiffres ne nuirait pas ...

  • ornito a écrit le 28/11/2009 à 13:15 :

    • "C'est un centimètre à l'horizon" : ceci n'a aucun sens, car le seul moyen de mesurer une élévation, c'est d'indiquer un angle. Ainsi, je défie quiconque de mesurer la hauteur vue d'un arbre en centimètre, sans que cette mesure ne dépende de la longueur du bras qui tient le centimètre. J'espère qu'à la Tribune on sait mieux compter ses sous que les perspectives !

  • F Jouveaux a écrit le 28/11/2009 à 11:28 :

    • Quel dommage que vous ne communiquiez pas les chiffres de rapport des éoliennes pour les holding au mégawatt installé!! Tout le monde comprendrait ce que cache réellement le greenbuseness à savoir une future bulle de spéculation hélas qui a toujours les mêmes effets pour les citoyens. A quand une étude "ouverte" sur le montage financier?

  • edc a écrit le 27/11/2009 à 21:53 :

    • L'éolien, la panacée. Il suffit de se référer aux pays utilisant ce type d'énergie. Efficacité marginale, coût astronomique, pollution visuelle et sonore. En ce qui concerne l'éolien en mer, et en vacances cet été à Jersey, avec la côte française à quelques 30 kms, la vue est attirée inexorablement vers un parc éolien installé ........je ne sais où, mais parfaitement visible. On peut d'ores et déjà en évaluer les effets à quelques 10 ou 15 kms de distance. Et lorsque la mode en sera passée, à part l'enrichissement rapide de quelques uns, il ne restera plus que quelques squelettes lugubres témoins de la crédulité propre à notre époque. Combien de temps durera l'écologie verte? Souhaitons une réaction rapide, avant que les conséquences négatives de ce type de pensée ne deviennent trop difficiles à surmonter.

  • cat a écrit le 27/11/2009 à 18:03 :

    • Après avoir défigurés les paysages du territoire français au mépris des citoyens qui vivent dans les régions, les prédateurs du « green business écologie » s?attaquent maintenant à notre magnifique littoral de la Manche et de l?Atlantique. Pour atteindre leur objectif de 6 000 MW en mer, 1 200 éoliennes de 5MW devraient être construites à proximité de nos côtes. D?une hauteur de 150m, elles seront 2 fois plus hautes que les falaises d?Etretat. Aucun site emblématique ne sera épargné :141 éoliennes près de la Baie de la Somme (le plus grand projet au monde à ce jour), Veulettes, 112 éoliennes autour d?Etretat, 50 à Arromanche, Flamanville, Porbail, ST Malo, St Brieuc, Belle Ile en Mer, La Baule, 80 à l?Ile de Ré,120 à l?Ile YEU- Noirmoutier pour ne citer que quelques uns. Nos « Green business écologistes », savent t?ils que dans la mer, il y a des espèces vivantes et que les vibrations des éoliennes ont des effets destructeurs sur la faune aquatique, que les poissons utilisent le son pour communiquer, trouver des proies, se reproduire et éviter des prédateurs? -Savent ils également que les champs électromagnétiques provenant des câbles à haute tension des centrales électriques éoliennes qu?ils souhaitent voir construire, stérilisent les poissons ? - Ils ignorent probablement que ces machines se situent exactement à l?emplacement des couloirs des flux migratoires. - Pensent ils que des milliers de tonnes de béton pour les fondations seront laissés à vie à quelques kilomètres des côtes comme les sinistres Blockhaus le long nos plages ? -Ont-ils seulement essayé de mesurer l?impact lié aux détournements des courants marins sur le littoral ? Nos politiques ont-ils réalisé qu?ils étaient entrain de créer des barrages le long des côtes qui pour des problèmes de sécurité bien évidentes, empêcheront toute navigation de plaisance et de pêche? -Ont-ils pris conscience qu?ils étaient entrain de détruire d?un seul coup de crayon des branches d?activité locale et non délocalisables de la pêche, du tourisme et du commerce régionale ? Ont-ils pris conscience qu?en choisissant la pensée unique de la vague verte, ils faisaient disparaître certains ports de pêches et de plaisance comme celui du Tréport pour ne citer qu?un exemple ? Nos politiques se rendent de moins en moins crédibles. Aucune étude économique et sociale n?a visiblement été effectuée sur ce sujet.

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