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négociations Green Business / Position des pays
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Source : La Tribune.fr - 08/12/2009 | 16:15 - 586 mots

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Sommet de Copenhague : la température monte

Les négociations sur le climat ont commencé à Copenhague. Avec des tensions : un document danois provoque l'ire des pays émergents. Si des engagements ne sont pas pris lors de ce sommet, cela pourrait coûter 500 milliards de dollars par an, selon l'Agence internationale de l'Energie.

Le deuxième jour de la conférence internationale de Copenhague sur le climat a connu de premières tensions. Un document non officiel du pays hôte, le Danemark, a été très critiqué par les pays émergents, estimant que l'on voulait leur faire porter le plus gros des efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Un échec à Copenhague coûterait 500 milliards de dollars par an à l'économie mondiale, affirme Nobuo Tanaka, le directeur général de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).Il estime que si aucune mesure n'est prise immédiatement pour réduire les émissions de CO2, il faudra rattraper un retard qui risque de couter cher.

Pourtant, Nobuo Tanaka n'est pas entièrement confiant sur les décisions qui seront prises à l'issue de ce sommet. Il juge "impossible" qu'un traité international contraignant soit signé. Il espère seulement qu'un "très fort engagement " de la communauté internationale soit annoncé. " Un message très fort doit être envoyé aux investisseurs sur l'environnement que Copenhague est en train de créer. Sans un message clair, il est très difficile pour le secteur privé de s'engager dans des investissements".

Selon l'AIE, l'une des solutions pour limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés serait de limiter la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère 450 parties par million. Elle est de 380 ppm aujourd'hui, mais pourrait atteindre 750 ppm si aucune décision n'est prise.


Les pays s'engagent

Par ailleurs, la décennie 2000-2009 devrait être "la plus chaude jamais enregistrée" depuis les premiers relevés instrumentaux réalisés en 1850, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Pour lutter contre cette hausse du thermomètre, les Etats-Unis ont décrété, lundi, que les émissions de gaz à effet de serre étaient une menace pour la santé publique, ce qui a ouvert la voie à une régulation de ces émissions. La directrice américaine de protection de l'environnement (EPA) a signé un décret qui affirme que six gaz à effet de serre constituent une menace pour la santé. "L'EPA est donc maintenant obligée de faire des efforts raisonnables pour réduire les polluants à effets de serre". Les Etats-Unis vont enfin pouvoir édicter leur première réglementation nationale sur les émissions de dioxyde de carbone des camions légers.

Le plus haut responsable de l'Onu sur le climat, Yvo de Boer, a ironiquement souligné que les entreprises américaines devraient prier pour un accord à Copenhague, après la décision américaine autorisant la régulation des émissions de CO2. "Si on échoue à obtenir un accord ici, la seule option restera la régulation et chacun sait qu'elle coûte beaucoup plus cher et qu'elle est beaucoup moins efficace que le marché du carbone".

Les pays européens sont, eux, toujours divisés sur la possibilité de revoir à leur promesse de réduction d'émission de 20 à 30% d'ici à 2020. Pour la chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé que Pékin ou Dehli doivent s'engager plus avant. "Aucun pays ou continent ne peut seul sauver le climat. (...) Tout le monde doit faire plus, mais surtout des pays comme la Chine et l'Inde".


Futur plan climatique en France

Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, vient d'annoncer que la France se dotera d'un plan national d'adaptation au changement climatique en 2011. Cet engagement comprendra des mesures d'adaptation face aux inondations, à l'érosion des zones littorales, l'évolution des forêts, la gestion de l'eau et la préservation de la biodiversité. Trois groupes de travail seront mis en place. Ils vont être présidés par Michel Havard, député UMP du Rhône, Jean Jouzel, climatologue, et Martial Saddier, député UMP de Haute-Savoie. Le public sera consulté par internet.
 

latribune.fr

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A l'occasion du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) Gaïa Network tente de raccourcir la distance entre les français et les décideurs internationaux en proposant 6h d'émission grand public qui font l'objet d'une large diffusion médiatique.
Pour voir toutes les vidéos, cliquez ici.

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