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http://www.latribune.fr/green-business/sommet-de-copenhague/position-des-pays/20091211trib000452029/l-union-europeenne-s-engage-a-verser-72-milliards-d-euros-aux-pays-pauvres-sur-trois-ans.html

L'Union européenne contribuera à hauteur de 2,4 milliards d'euros par an sur trois ans (de 2010 à 2012) au financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays les plus pauvres. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui préside l'UE, a assuré devant la presse que ce soutien financier se ferait "avec des contributions de tous les Etats européens".
Nicolas Sarkozy a précisé que la contribution globale de la France sera de 1,26 milliard d'euros. "Je pense que c'est suffisant pour amorcer une alliance entre l'Europe et l'Afrique" a insisté le Président français. De son côté, Londres s'est engagé à verser 1,32 milliard d'euros. Cette aide, qui constitue un des enjeux principaux des négociations internationales en cours à Copenhague doit permettre aux pays en développement de faire face à l'impact du réchauffement climatique. Cette contribution doit financer un pot mondial abondé par les seules nations riches évalué à près de 7 milliards d'euros par an. La contribution de l'UE s'élèvera donc à 30% environ du total.
Désaccords au sein de l'UE
Mais les 27 membres de l'Union ne se sont pas mis d'accord sur un mécanisme commun de répartition des contributions nationales au sein de l'enveloppe européenne. Le débat porte sur le mode de calcul. Les contributions par pays doivent-elles se faire en fonction de la pollution des Etats ou en fonction de leur richesse. En attendant de trouver un compromis satisfaisant, l'UE a choisi de laisser ses membres décider librement du montant leur contribution.
Par ailleurs, certains, notamment parmi les ONG, se demandent si ces fonds européens constituent vraiment de l'argent frais ou s'il ne s'agit pas seulement de transferts de sommes déjà budgétées pour l'aide au développement. Enfin, même si ces promesses immédiates peuvent inciter les autres grands Etats développés à débloquer à leur tour des fonds, elles ne règlent pas le problème du financement de l'aide aux pays pauvres sur le long terme, estimée à 100 milliards d'euros par an de 2013 à 2020.
Quelle réduction des émissions de GES pour les pays développés ?
De plus, les propositions des pays développés pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre évoluent en ordre dispersé. L'UE s'est engagée à les abaisser de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990. La France et la Grande-Bretagne insistent pour relever rapidement l'objectif à 30%, mais certains pays européens rechignent encore.
Le Premier ministre belge ne s'est d'ailleurs pas fait prier pour affirmer dans des termes peu diplomatiques ce que les autres pays européens pensent. Selon Yves Leterme, la réduction de 4% de leurs émissions proposée par les Etats-Unis, "C'est peu quand même pour un président [Barack Obama] qui veut prendre le leadership écologique".
Pour le moment, le total des offres des pays développés représente une baisse de 13,3%. Au mieux, le monde arriverait à 17,8% si l'UE portait son effort de réduction de 20% à 30%.
Menace du Japon
Par ailleurs, le Japon a menacé ce vendredi d'abandonner sa promesse de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d'ici à 2020, si des objectifs contraignants n'étaient pas imposés à la Chine et aux Etats-Unis, qui occupent respectivement le premier et le second rang des plus gros pays émetteurs.
Sur la question du financement d'un fonds d'adaptation aux changements climatiques pour les pays pauvres, le ministre japonais de l'Environnement, Sakihito Ozawa, n'a pas souhaité donner de chiffre, mais il a rappelé que son gouvernement comptait toujours verser davantage que le montant précédemment annoncé de 9,2 milliards de dollars jusqu'en 2012.
latribune.fr
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