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réchauffement climatique Green Business / Position des pays
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Source : La Tribune.fr - 13/12/2009 | 17:25 - 622 mots

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Le sommet de Copenhague entame sa deuxième semaine sur une note optimiste

La première semaine du sommet de Copenhague s'est conclue par un premier projet officiel d'accord sur le changement climatique. Après des manifestations géantes ce week-end, les politiques préparent leur entrée en scène.

La capitale danoise va rester encore quelques jours la capital mondiale du réchauffement climatiques, avec la deuxième semaine de négociations qui débute. Le sommet de Copenhague entre dans sa seconde semaine après un week-end marqué par des manifestations géantes.

Alors que les chefs d'Etat se réuniront le vendredi 18 décembre, les commentateurs sont plutôt confiants sur la possibilité de parvenir à un accord climatique. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon s'est déclaré "prudemment optimiste" sur l'issue des travaux lors de son arrivée au Danemark.

Un premier projet officiel d'accord sur le changement climatique viserait à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C ou 2°C sans trancher entre les deux options. Le texte stipule que, pour atteindre cet objectif, les émissions mondiales devront diminuer très fortement d'ici 2050 par rapport à 1990, en laissant trois options ouvertes: -50%, -85% ou -95%.

Désaccords américano-chinois

Mais les désaccords demeurent. Les Etats-Unis, qui font leur grand retour dans la "diplomatie climat" après les huit d'absence de l'ère Bush, veulent imposer des objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre aux pays émergents, en particulier la Chine. Ils refusent la terminologie "pourraient" et non "doivent" actuellement utilisée.

"Les parties doivent coopérer pour éviter un changement climatique dangereux [...] en reconnaissant que la hausse de la température moyenne globale par rapport aux niveaux pré-industriels ne doit pas dépasser (2°C) (1,5°C)", indique ce document de sept pages, daté de ce vendredi matin et qui devrait désormais servir de base à la négociation.

Cette augmentation maximale de 2°C a la faveur des pays riches, c'est notamment l'objectif que s'est fixé le G8 en juillet en Italie. Mais, à l'initiative de petits Etats insulaires, nombre de pays en développement militent pour une limite à 1,5°C, qui supposerait de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 85% d'ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1990.

Objectif plus draconien encore pour les pays riches

Le projet d'accord indique en outre un objectif spécifique pour les pays industrialisés qui, en tant que groupe, devront réduire leurs émissions, en 2050, de plus de 75%.
Le texte stipule la mise en place d'une deuxième période d'engagement pour le protocole de Kyoto, qui irait de 2013 à 2020. Kyoto impose des réductions aux pays industrialisés, sauf aux Etats-Unis, qui ne l'ont jamais ratifié et ont catégoriquement exclu l'idée de le faire. Selon ce texte, les engagements des Etats-Unis seraient listés dans une annexe de l'accord, mais cette partie reste à élaborer.

Enfin sur la question de l'aide financière à apporter aux pays en développement, le texte prévoit un mécanisme immédiat ("fast start") pour 2010-2012, mais reste vague sur la structure et n'indique aucun montant des fonds à long terme.

Proposition des pays en développement

L'idée d'objectifs draconiens à imposer aux pays riches est primordiale pour les négociations en cours à Copenhague. De grands pays émergents comme la Chine et l'Inde estiment en effet qu'un accord insuffisamment contraignant pour les pays riches feraient peser sur leurs épaules un effort trop lourd, dommageable pour leur croissance.

Les pays en développement ont eux aussi produit un texte de propositions qui, s'il n'est pas officiel, a été révélé par voie de presse (voir Le Monde du 11 décembre). Ce projet, élaboré par la Chine en accord avec l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et le Soudan, pays qui dirige cette année le G77, suggère également que le protocole de Kyoto resterait en vigueur au-delà de 2012.

Par ailleurs, ce projet, s'il stipule que "le développement économique et l'éradication de la pauvreté sont la priorité indiscutable des pays en développement", admet également que la température globale à la surface de la terre ne doit pas excéder 2°C, ouvrant ainsi la porte à des réductions d'émissions de CO2 de leur part.

latribune.fr

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A l'occasion du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) Gaïa Network tente de raccourcir la distance entre les français et les décideurs internationaux en proposant 6h d'émission grand public qui font l'objet d'une large diffusion médiatique.
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