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réchauffement climatique Green Business / Position des pays
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Source : La Tribune.fr - 15/12/2009 | 17:15 - 653 mots

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Jour de déprime à Copenhague

Résistances américaines, déceptions africaines, angoisses européennes, l'ambiance du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique n'était pas au beau fixe ce mardi, alors qu'un nouveau projet d'accord a été présenté aux négociateurs.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est déclarée ce mardi "quelque peu nerveuse" devant le risque d'un échec au sommet sur le climat à Copenhague. Une inquiétude bien à l'image de l'ambiance du jour.

Un nouveau projet d'accord

Tout d'abord, un nouveau projet d'accord contre le réchauffement a été rendu public ce mardi par les responsables de la négociation. Mais il ne contient aucun objectif chiffré ni sur les réductions des émissions polluantes ni sur le financement des mesures en faveur de la réduction de ces émissions, notamment dans les pays les plus pauvres. Ce texte devait cependant évoluer et être révisé dans la nuit de mardi à mercredi.

Le précédent projet, publié vendredi, qui, lui, mentionnait deux objectifs possibles au réchauffement de la température: +1,5°C ou +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, avait provoqué pas mal de remous, notamment du côté américain. L'un des points de désaccord portait sur le vocabulaire utilisé, le projet stipulant que les pays industrialisés "doivent" prendre des engagements de réduction alors que les pays en développement "pourraient" le faire. "On ne peut pas réellement discuter tant que les principaux pays en développement ne s'apprêtent à jouer un vrai rôle", avait souligné l'émissaire américain pour le climat, Todd Stern.

Les Etats-Unis n'envisagent de toutes façons pas de revoir à la hausse leurs objectifs de réduction d'émissions de GES à l'horizon 2020, a déclaré ce mardi Todd Stern. Le président Barack Obama a proposé de réduire d'ici à cette date les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% par rapport à 2005, ce qui correspond à une réduction d'environ 4% par rapport à 1990 (l'Europe s'est engagé pour une réduction de 20%, voire de 30%).

Appels répétés à la Chine et aux Etats-Unis

Devant les résistances américaines, l'Union européenne (UE) a appelé ce mardi les Etats-Unis, mais aussi la Chine, les deux principaux pollueurs de la planète, à s'engager plus fortement. "Nous attendons toujours de leur part qu'ils relèvent leur niveau d'ambition en termes de réduction d'émissions de GES, sinon nous ne serons pas en mesure de tenir l'objectif des 2°C", déclaré le ministre suédois de l'Environnement, Andreas Carlgren, dont le pays préside l'UE.

Les présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande et le Premier ministre britannique Gordon Brown se sont par ailleurs entretenus ce mardi lors d'une visio-conférence. Ils ont convenus de rester "en contact très étroit "d'ici à la fin du sommet, vendredi.

Le président français a appelé le président américain à soutenir le financement de l'aide à l'adaptation des pays en voie de développement au réchauffement climatique, sur lequel l'Europe s'est déjà engagée (fonds "fast start" de 10 milliards de dollars par an pendant trois ans). ll a également souhaité le soutien des Etats-Unis aux financements innovants qui devront prendre la suite du "fast start"

L'Afrique et l'Europe au diapason

La France et l'Afrique ont en revanche affiché leurs convergences de vue ce mardi et ont publié un texte commun incluant des objectifs chiffrés sur la réduction 2°C de la température globale, et sur le financement du fonds "fast start", a annoncé Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

Dans leur "appel commun pour un "accord ambitieux à Copenhague ", le chef de l'Etat et le Premier ministre éthiopien, porte-parole des 51 pays africains pour les discussions sur le réchauffement climatique, ont demandé "une réduction de 50% des émissions globales de CO2 par rapport à 1990"; Ce chiffre est conforme à ce que recommande le Groupe intergouvernemental d'étude climatique (Giec ), ce qui avait été accepté par les pays industrialisés, réunis en Italie en juillet dernier.

L'Union Africaine (UA) a toutefois estimé que le sommet risquait de déboucher sur "l'arrêt de mort du protocole de Kyoto", seul instrument légal contraignant en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Pour l'UA, représentée par le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi nommé "négociateur en chef" pour les 53 Etats membres de l'organisation continentale, "la mort du protocole de Kyoto constitue la mort de l'Afrique".

latribune.fr

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A l'occasion du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) Gaïa Network tente de raccourcir la distance entre les français et les décideurs internationaux en proposant 6h d'émission grand public qui font l'objet d'une large diffusion médiatique.
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