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http://www.latribune.fr/green-business/sommet-de-copenhague/position-des-pays/20091217trib000454216/sommet-de-copenhague-sarkozy-craint-une-catastrophe.html
Moins de deux heures après son arrivée dans la capitale danoise ce jeudi, pour participer au sommet de Copenhague sur le climat, Nicolas Sarkozy a tapé du poing sur la table, sortant du texte préparé par l'Elysée.
La conférence court "à la catastrophe", a prévenu le président français, en appelant à "changer de braquet". "Il reste moins de 24 heures, si on continue comme cela, c'est l'échec", a-t-il insisté.
Pour hâter les choses, le chef d'Etat français a demandé l'organisation d'une réunion dès jeudi soir après le dîner des chefs d'Etat chez la reine du Danemark pour "enfin discuter sérieusement" et "trouver un texte de compromis" d'ici à vendredi, pour lutter contre le réchauffement climatique.
L'Union européenne a également réclamé la convocation d'une réunion extraordinaire dans la soirée "avec les principaux acteurs", "pour aider à bâtir un consensus", selon les termes d'un communiqué commun de la présidence suédoise de l'Union européenne et de la Commission.
Deux textes plutôt qu'un seul
Le président français s'est par ailleurs rallié à l'idée que la conférence de Copenhague ne pourrait pas aboutir à un texte unique mais sans doute à deux, l'un concernant les seuls pays industrialisés liés par le protocole de Kyoto, qui serait ainsi prolongé, l'autre concernant tous les pays.
A condition toutefois, a-t-il précisé, que les 192 pays participants se mettent aussi d'accord sur un "chapeau politique" sanctuarisant des engagements globaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de financement de l'aide aux pays pauvres, ainsi que l'idée d'une Organisation mondiale de l'environnement.
"Négocions cette nuit d'arrache-pied et demain entérinons tous ensemble l'accord qui aura été posé et donnons-nous six mois après la conférence de Copenhague pour transformer ces engagements politiques en texte juridique", a-t-il ajouté.
Partie de ping pong entre Sud et Nord
La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouannon, a estimé ce jeudi que le "ping pong" entre la Chine et les Etats-Unis, les deux principaux pollueurs de la planète, constituait le "gros point de blocage".
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a martelé dès son arrivée ce jeudi, 24 heures avant celle de Barack Obama, qu'il n'y aurait pas d'accord sans engagements vérifiables des grands pays en développement. Elle a promis une participation financière - d'un montant non précisé - de son pays à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement, mais l'a subordonnée à "des actions significatives" et vérifiables des grands pays émergents, comme la Chine, le Brésil ou l'Inde.
Mais les engagements des pays riches sont également encore loin de ce que jugent nécessaire les scientifiques ; ces engagements représentent, mis bout à bout, une baisse des émissions de gaz à effet de serre d'environ 12 à 16% d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990, loin de la fourchette préconisée de 25% à 40%.
latribune.fr
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