Contenu :

Environnement Green Business / Position des pays
   Taille du texte : 
Source : La Tribune.fr - 18/12/2009 | 08:37 - 491 mots

Boite à outils de l'article :

Partager cet article avec mon réseau professionnel sur VIADEO Partager sur FaceBook Partager sur Scoopeo Partager sur Technorati Partager sur Digg Partager sur del.icio.us Partager sur Google  | 

Vers un accord a minima à Copenhague

C'est le dernier jour pour trouver un accord à Copenhague sur ce qui devait être un tournant dans l'intégration des contraintes environnementales au niveau mondial. Mais les espoirs sont minces de trouver un accord à la hauteur des enjeux.

environnement et risques

Ce vendredi, dernier jour des négociations, sera marqué par l'arrivée du chef d'Etat américain Barack Obama dont le ton dans les débats sera sans doute déterminant dans la forme de l'accord qui pourra être trouvé. Car, si le sommet a débuté avec des projets ambitieux, à l'aube de cette dernière journée, il semble plutôt que les négociations aboutissent à un protocole avec des objectifs peu contraignants en matière de réduction d'émissions des gaz à effet de serre et sur le financement des efforts envisagés.


Après une nuit entière de discussion, les négociateurs du G77, de la Chine et du Mexique ont estimé que l'ébauche d'accord remise par les principaux leaders internationaux vers 3h du matin ne signifiait pas qu'un accord final était proche. "Ce n'est pas à la hauteur du défi que nous devons relever", jugeait le négociateur soudanais Lumumba Di-Aping, qui représente les pays en développement (G77 et la Chine). Le vice-ministre mexicain de l'Environnement, Fernando Tudela, a estimé qu'"il y a toujours un possibilité de sauver quelque chose à la dernière minutes". "Sinon, ce sera très difficile, il y a encore des choses à régler".


Pour l'heure, l'accord se contenterait d'objectifs politiques avec un report des objectifs contraignants pour la prochaine réunion de l'ONU à Mexico en novembre 2010.


Opposition Nord - Sud


Les querelles entre pays du nord et pays du sud auront certainement représenté la principale difficulté de cette semaine de négociation. Les deux principaux pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine, avaient fait un geste jeudi pour tenter d'aboutir à un accord censé prendre le relais du protocole de Kyoto La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait insisté dans la journée de jeudi sur le fait qu'il n'y aurait pas d'accord sans engagements vérifiables des grands pays en développement. Elle a promis une participation financière - d'un montant non précisé - de son pays à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement, mais l'a subordonnée à "des actions significatives" et vérifiables des grands pays émergents, comme la Chine, le Brésil ou l'Inde. De son côté, la Chine a proposé d'ouvrir le livre de compte de ses émissions de gaz à effets de serre aux observateurs internationaux.


La France a cherché à donner l'impulsion


Le président français Nicolas Sarkozy s'est montré très offensif jeudi en parlant de "catastrophe" en cas de non accord et en avertissant les 192 pays présents que "l'échec est absolument interdit" lors de la clôture du sommet. Il a notamment lancé un message aux deux principales puissances en opposition : "les Etats-Unis, première puissance du monde, devront aller au-delà des engagements qu'ils ont annoncé. La Chine ne peut pas considérer que la transparence des efforts de chacun soit une remise en cause de la souveraineté de chacun.


Auparavant, la chancelière allemande Angela Merkel avait également critiqué Washington, estimant que la "proposition des Etats-Unis de réduire de seulement 4% par rapport aux niveaux de 1990 n'est pas assez ambitieuse".

latribune.fr

Publicité
Vos réactions
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

> Retour haut de page

A l'occasion du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) Gaïa Network tente de raccourcir la distance entre les français et les décideurs internationaux en proposant 6h d'émission grand public qui font l'objet d'une large diffusion médiatique.
Pour voir toutes les vidéos, cliquez ici.

Dernière minute

Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 Toutes les dépêches

Pied de page :