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http://www.latribune.fr/green-business/sommet-de-copenhague/position-des-pays/20091218trib000454454/vers-un-accord-a-minima-a-copenhague.html

Ce vendredi, dernier jour des négociations, sera marqué par l'arrivée du chef d'Etat américain Barack Obama dont le ton dans les débats sera sans doute déterminant dans la forme de l'accord qui pourra être trouvé. Car, si le sommet a débuté avec des projets ambitieux, à l'aube de cette dernière journée, il semble plutôt que les négociations aboutissent à un protocole avec des objectifs peu contraignants en matière de réduction d'émissions des gaz à effet de serre et sur le financement des efforts envisagés.
Après une nuit entière de discussion, les négociateurs du G77, de la Chine et du Mexique ont estimé que l'ébauche d'accord remise par les principaux leaders internationaux vers 3h du matin ne signifiait pas qu'un accord final était proche. "Ce n'est pas à la hauteur du défi que nous devons relever", jugeait le négociateur soudanais Lumumba Di-Aping, qui représente les pays en développement (G77 et la Chine). Le vice-ministre mexicain de l'Environnement, Fernando Tudela, a estimé qu'"il y a toujours un possibilité de sauver quelque chose à la dernière minutes". "Sinon, ce sera très difficile, il y a encore des choses à régler".
Pour l'heure, l'accord se contenterait d'objectifs politiques avec un report des objectifs contraignants pour la prochaine réunion de l'ONU à Mexico en novembre 2010.
Opposition Nord - Sud
Les querelles entre pays du nord et pays du sud auront certainement représenté la principale difficulté de cette semaine de négociation. Les deux principaux pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine, avaient fait un geste jeudi pour tenter d'aboutir à un accord censé prendre le relais du protocole de Kyoto La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait insisté dans la journée de jeudi sur le fait qu'il n'y aurait pas d'accord sans engagements vérifiables des grands pays en développement. Elle a promis une participation financière - d'un montant non précisé - de son pays à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement, mais l'a subordonnée à "des actions significatives" et vérifiables des grands pays émergents, comme la Chine, le Brésil ou l'Inde. De son côté, la Chine a proposé d'ouvrir le livre de compte de ses émissions de gaz à effets de serre aux observateurs internationaux.
La France a cherché à donner l'impulsion
Le président français Nicolas Sarkozy s'est montré très offensif jeudi en parlant de "catastrophe" en cas de non accord et en avertissant les 192 pays présents que "l'échec est absolument interdit" lors de la clôture du sommet. Il a notamment lancé un message aux deux principales puissances en opposition : "les Etats-Unis, première puissance du monde, devront aller au-delà des engagements qu'ils ont annoncé. La Chine ne peut pas considérer que la transparence des efforts de chacun soit une remise en cause de la souveraineté de chacun.
Auparavant, la chancelière allemande Angela Merkel avait également critiqué Washington, estimant que la "proposition des Etats-Unis de réduire de seulement 4% par rapport aux niveaux de 1990 n'est pas assez ambitieuse".
latribune.fr
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