Contenu :

sommet de copenhague Green Business / Position des pays
   Taille du texte : 
Source : La Tribune - 15/12/2009 | 01:00 - 389 mots

Boite à outils de l'article :

Partager cet article avec mon réseau professionnel sur VIADEO Partager sur FaceBook Partager sur Scoopeo Partager sur Technorati Partager sur Digg Partager sur del.icio.us Partager sur Google  | 

Climat : les politiques tendent la main aux entreprises

Venus montrer à Copenhague les technologies permettant de réduire drastiquement les émissions, les industriels y sont bien accueillis.

Découpler croissance économique et émissions de CO2, c'est le leitmotiv qui réunit entreprises et politiques. À cet égard, le Danemark, pays hôte des négociations sur le climat, est exemplaire : depuis 1980, 75 % de croissance pour une consommation d'énergie stable. « Aujourd'hui, les technologies vertes, dont les ventes ont bondi de 50 % depuis 2005 et devraient atteindre 1.500 milliards en 2010, sont un atout essentiel pour le pays, rappelle le Premier ministre Lars Lokke Rasmussen. Le business ne doit en aucun cas servir de prétexte pour faire échouer les négociations sur le climat. Bien au contraire. Les solutions existent, venez les découvrir par vous-même », a-t-il conclu en ouverture de l'exposition « Bright Green ».

170 exposants

En marge du sommet officiel, celle-ci a rassemblé 170 exposants de 19 pays, venus vendre leurs solutions pour réduire les émissions sans renoncer à la croissance. Pavillons français, japonais, américain, danois bien sûr? chacun veut faire la preuve que ses industriels, grands groupes comme start-up, disposent des meilleures technologies pour réconcilier croissance et sobriété. Le secrétaire d'État américain au commerce extérieur Gary Locke, venu affirmer que son pays prenait le sujet (du changement climatique) très au sérieux, a rappelé que son pays est « le premier producteur d'énergies renouvelables » et que, « en dépit de la conjoncture difficile, le capital-risque continue d'affluer dans ce secteur ». Rajendra K. Pachauri lui-même, président du Giec, a déclaré que les entreprises constituaient « une partie importante de la solution dans la lutte contre le changement climatique » qui représente pour elles « un défi et une opportunité uniques ».

Qu'en pensent les organisations non gouvernementales ? Jonathan Jacoby, de l'association Oxfam, qui a participé vendredi aux tables rondes du business day aux côtés de patrons de multinationales, estime que « celles qui ont fait le déplacement sont sincères dans leur engagement contre le changement climatique ». Coca-Cola et Unilever ont ainsi profité de l'occasion pour publier un guide de bonnes pratiques pour une gestion durable de la chaîne d'approvisionnement. Jonathan Jacoby évoque les quelque 800 signataires du « Communiqué de Copenhague », qui, sous l'égide du prince Charles, ont appelé à un « accord global ambitieux, solide et équitable ». Il insiste sur la nécessité pour ces entreprises de se distinguer de celles qui s'opposent en coulisses à tout ce qui pourrait contrecarrer le « business as usual ». Au besoin par des coups d'éclat, comme Apple, qui a récemment claqué la porte de la Chambre de commerce américaine, jugée trop conservatrice sur le sujet.

Dominique Pialot, à Copenhague

Publicité
Vos réactions
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

> Retour haut de page

A l'occasion du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) Gaïa Network tente de raccourcir la distance entre les français et les décideurs internationaux en proposant 6h d'émission grand public qui font l'objet d'une large diffusion médiatique.
Pour voir toutes les vidéos, cliquez ici.

Dernière minute

Pages : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 Toutes les dépêches

Pied de page :