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TÉLÉPHONIE MOBILE

Antennes relais mobile : Bouygues Télécom s'impose un moratoire

Le groupe stoppe toute nouvelle implantation en attendant une clarification du débat.

antennes relais sur le toit d'un immeuble<br /><br /><br /><br />telecommunication, communication, ondes electromagnetiques<br /><br />

Les associations anti-antennes, qui participaient hier à la première journée de travail de la table ronde sur les radiofréquences au ministère de la Santé, en rêvent : la suspension de l'implantation de nouvelles antennes-relais de téléphonie mobile. Elles avaient formulé cette demande lors de la table ronde d'ouverture, le 23 avril, au moins en attendant la publication d'une nouvelle étude de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset). Or, selon nos informations, l'opérateur Bouygues Télécom a décidé de s'imposer de lui-même un moratoire, au vu de l'incertitude juridique, depuis sa condamnation en appel, sur la base du « principe de précaution », pour démonter une antenne en février dernier. Le numéro trois du mobile français attend « une clarification de la part des pouvoirs publics ».

taux de couverture

Ses concurrents Orange et SFR ne peuvent pas se permettre de suspendre leur déploiement : le régulateur des télécoms, l'Arcep, doit vérifier cet été s'ils tiennent les obligations de couverture qui figurent dans leurs licences UMTS. Il y a quatre mois, à la fin de 2008, SFR avait atteint une couverture 3G de 72 % de la population, comme l'indique le rapport annuel de sa maison mère, Vivendi. Son concurrent Orange affirme qu'il en était de son côté à 75 % à la même date. Or leurs licences imposent une couverture de 99,3 % pour SFR et de 98 % pour Orange, un niveau comparable à celui de la 2G, au 21 août 2009, sous peine de sanctions financières. Un gros effort de déploiement était donc nécessaire au premier semestre 2009 pour respecter ces engagements. Arrivé plus tard, Bouygues Télécom, doit atteindre le seuil des 75 % de la population en décembre 2010. « Le taux de couverture de 98 % semble difficile à atteindre », reconnaît un spécialiste du dossier au gouvernement.

une école fermée

A fortiori dans un contexte de psychose anti-ondes : le maire de Château-Thierry, dans l'Aisne, a ainsi fermé pour 48 heures une école située à 68 mètres d'un pylône d'Orange « par principe de précaution. » Mais pour l'instant, ni le gouvernement ni l'Arcep n'ont adressé de signal aux deux opérateurs sur un éventuel report des obligations de couverture, comme c'est arrivé dans le passé. Seule idée ayant émergé de la réunion d'hier, émanant de l'association Robin des toits : tester dans une poignée de villes pilotes volontaires le seuil d'exposition de 0,6 volt/mètre (contre une norme en vigueur de 41 à 61 volts/mètre). « On peut le tester, mais cela ne marchera pas et posera des problèmes de responsabilité, contractuelle et civile, si nos clients ne peuvent joindre les numéros d'urgence », prévient un opérateur. D. C. avec O. P.

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