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La Tribune - 25/03/2009 - 228 mots
Sans la guerre que se sont livrée deux exploitants méridionaux, la filière française des fruits et légumes n'aurait probablement pas aujourd'hui le couteau sous la gorge. À la fin des années 1990, une banale querelle de pouvoir oppose Daniel Gomez, qui dirige l'organisation de producteurs Roussillon-Méditerranée, à Jean-Pierre Bourquin, qui en convoite le contrôle. Le frère du président du conseil général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, constate des irrégularités dans sa gestion. Informé, le ministère de l'Agriculture finit par lui couper les vivres.
procédure au pénal
Soupçonné d'avoir détourné 12 à 15 millions d'euros, Daniel Gomez fait actuellement l'objet, selon nos informations, d'une procédure au pénal devant le tribunal de Marseille. Sa propriété est saisie. Mais avant de sombrer, il a mis à exécution sa menace de dénoncer les plans de campagne français auprès des autorités européennes. Étrangement, le ministère de l'Agriculture n'a apparemment pas cherché à plaider la cause de ces subventions en dépit des interpellations de la Commission européenne, interloquée par le dossier qu'elle venait de recevoir.
Jean-Pierre Bourquin, lui, est aujourd'hui vice-président de l'association Bassin Rhône-Méditerranée, qui regroupe des organisations de producteurs. Dans l'intervalle, il aura été visé par un contrôle fiscal sur dénonciation anonyme. Il a également fait l'objet d'une enquête pour détournement de primes européennes à l'arrachage dans des vergers n'ayant jamais existé. Cette enquête sera finalement classée en 2002 à la suite d'un recours hiérarchique. F. A.
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http://www.latribune.fr/journal/archives/edition-du-2503/enquete/166790/reglements-de-comptes-dans-les-vergers.html
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