Propulsé récemment par le président français et la chancelière allemande prochain président de la zone euro, le déjà président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a plaidé mercredi devant les patrons français pour l'application rapide des mesures du dernier sommet de la zone euro (le 21 juillet dernier). À l'heure où plusieurs parlements nationaux des 17 pays membres entendent amender ou même rejeter ce compromis négocié par les chefs de d'État et de gouvernement, Herman Van Rompuy a demandé solennellement l'adoption de « tout l'accord et rien que l'accord du 21 juillet ». « C'est à brève échéance la priorité des priorités », a-t-il précisé, tout en se faisant mitterrandien en la matière : « il faut donner du temps au temps », c'est-à-dire que « l'adaptation [de la zone euro] à une nouvelle réalité prend du temps ».
Pas de sursis pour Athènes
Pour lui, cette patience est nécessaire non seulement à l'égard de la zone euro dans son ensemble mais aussi...
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