L'accord signé mardi entre la compagnie d'État russe Rosneft et la major américaine ExxonMobil est symbolique à plus d'un titre. Au-delà du strict aspect pétrolier de l'opération, qui reste évidemment la motivation de l'entente, ce deal illustre l'évolution des positions des deux camps issus de la guerre froide. Il y a en effet dix ans, au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York, Washington et Moscou célébraient une « grande alliance » pour lutter contre le terrorisme international islamiste. Et le président de l'époque, Vladimir Poutine, critiqué pour la répression de la résistance islamiste en Tchétchénie, se disait prêt à livrer du brut à l'Oncle Sam pour compenser en cas de besoin l'or noir de l'Arabie Saoudite. Mais cet axe russo-américain avait fait long feu. La volonté unilatérale du président Bush de renverser les régimes en Iran, en Irak et en Afghanistan, « l'axe du mal », n'avait pas été du goût de...
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La guerre froide est bien finie
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