Le secteur bancaire est sinistré. Avec plus de 60.000 suppressions de postes annoncées depuis le début de l'année (voir tableau), les banques européennes serrent les rangs. Il faut dire que toutes les blessures de la crise n'ont pas cicatrisé. « L'activité de crédit n'est pas repartie depuis la crise. Dès lors, il est difficile de justifier les mêmes effectifs qu'avant la crise », indique Sylvain Broyer, économiste chez Natixis.
La nouvelle réglementation de Bâle 3 ne favorise pas non plus la guérison. « Les nouveaux ratios de solvabilité obligent les banques à réduire leurs volumes en terme de crédits et de financement de l'économie », estime Marc Touati, Directeur Associé d'Assya Compagnie Financière. Les ratios de liquidités imposeront des niveaux de crédit, qui devront être couverts par plus de ressources.
Ménages moins solvables
De plus, dans les économies développées, l'octroi de prêts est de plus en plus restreint. Selon Sylvain Broyer, « dans les pays du G7, la croissance du crédit est très faible, voire négative. Au Royaume-Uni, l'activité de crédit aux...
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