Les travailleurs de l'urgence sociale sont dans la rue. Mardi, une trentaine de départements étaient mobilisés contre la coupe de 3 % du budget alloué à l'hébergement d'urgence - une première depuis plusieurs années. A Paris, le secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu a reçu la presse. Mais pas la délégation de grévistes. « Une rencontre avec des personnes sans pouvoir décisionnaire, placée sous le signe du cynisme et du mépris », s'insurge Maud Bigot de la Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale.
Pour Matthieu Angotti, directeur de la Fnars (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale), la coupe budgétaire intervient au plus mauvais moment : le « contre coup de la crise se...
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