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Source : La Tribune - 06/02/2010 | 23:00 - 950 mots  | 

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Edito : la stratégie payante de « La Tribune » Le déjeuner de Philippe Mabille : Maurice Allais, le...

L'analyse de Erik Izraelewicz : le déclin de l'Europe

Informations sociétés


La crise des subprimes est d'origine américaine, voire sino-américaine. L'Europe en est pourtant en réalité la principale victime. Son déclin s'accélère. Il y aurait bien des remèdes pour le stopper, le ralentir au moins. Aucune force politique ne les porte.

E.Izraelewicz

L'annonce, l'été dernier, lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, par le Prix Nobel Robert Fogel, de « la mort de l'Europe économique » avait choqué. Elle était apparue alors largement prématurée. Six mois après, à Davos, où se tenait le 40e Forum économique mondial, dans ce miroir de l'économie-monde qu'est ce rassemblement des élites de la planète, l'observateur honnête devait pourtant se rendre à l'évidence. L'Europe n'est pas totalement morte, mais elle était symbolisée à Davos par cette table ronde pitoyable où l'on pouvait voir trois chefs de gouvernement à l'agonie (le grec, l'espagnol et le letton) cherchant la résurrection auprès du grand prêtre vieillissant de l'euro, Jean-Claude Trichet.

Le déclassement de l'Europe, on le ressentait dans l'avion qui menait à Zürich (la classe business était remplie aux trois quarts de Chinois et pour un quart d'Américains, les Européens occupant les arrières du jet). Le déclin de l'Europe a connu en réalité avec la crise une brutale accélération. La rebuffade de Barack Obama, annulant sans états d'âme un sommet États-Unis-Europe, trouve là sa principale explication. À quoi bon visiter un vivant en sursis !

Déséquilibres américano-chinois

Le paradoxe de la crise des trois dernières années, les débats de Davos en ont été une illustration flagrante, c'est qu'elle trouve ses origines dans les déséquilibres américano-chinois mais que sa principale victime est l'Europe. S'appuyant sur les chiffres de son organisation, le FMI, Dominique Strauss-Kahn a souligné que nous assistions aujourd'hui à une reprise « à plusieurs vitesses ».

La réalité, c'est que la récession elle-même a déjà été « à plusieurs vitesses ». La dépression a été, en 2008-2009, la plus violente en Europe, elle a été modérée en Amérique, elle a été insensible en Asie. Pour les deux-trois années à venir, si l'on s'en tient aux prévisions du FMI, la hiérarchie devrait rester inchangée. Une croissance de 1 % en Europe, de 2 % aux États-Unis, de 8 % en Inde et de 10 % en Chine.

À plus long terme, Robert Fogel, encore lui, ne se veut pas plus optimiste pour l'Europe. Les pélerins de Davos pouvaient lire, dans la dernière édition de « Foreign Policy » (janvier-février 2010), un article de l'éminent économiste où il précisait son analyse. À ses yeux, le déclin relatif de l'Europe va se poursuivre dans les prochaines années. L'Union européenne (ses 15 premiers adhérents) pèse encore aujourd'hui 21 % de la production mondiale ; elle n'en représentera plus que 5 % en 2040, une division par quatre en une génération ! Si ce n'est pas du déclin...

Les trois « D » : démographie, division et déficit

Les causes de ce déclin sont connues. Ce sont les trois « D » : la démographie, la division et les déficits. La démographie tout d'abord. L'Europe stagne là où l'Amérique et l'Asie restent dynamiques. La population des Vingt-Sept (500 millions d'habitants) n'augmente plus que très lentement (+ 0,1 % en 2009). Dans certains pays (l'Allemagne, l'Italie, etc.), elle baisse. Elle vieillit surtout à grande vitesse. Robert Fogel, dans cet article, met en cause l'attitude des Européens à l'égard du sexe. Il y a bien d'autres raisons, leur réticence face à l'immigration notamment. C'est elle qui aujourd'hui alimente la dynamique démographique des États-Unis par exemple (une augmentation de la population de 1 % par an environ).

La division ensuite. Sans même évoquer la faiblesse des institutions communautaires et les contentieux internes entre les Vingt-Sept sur bien des sujets, les économies du bloc européen suivent des stratégies de développement très différentes, sans réelle coordination de leurs politiques économiques et débouchant finalement sur une intensification des divergences structurelles. Malgré quelques avancées ? le marché unique, l'euro, etc. ?, l'Europe devait s'unifier pour se présenter, plus forte, face aux géants qui émergent, elle s'est plutôt éclatée.

Le déficit le plus inquiétant en Europe : celui de l'innovation

Les déficits enfin. On pense immédiatement à ceux des finances publiques. Ce ne sont pourtant pas, sur le long terme, les plus menaçants. Comme le soulignait, pour tenter de calmer les esprits, Jean-Claude Trichet, le déficit public des pays de la zone euro est finalement modéré (6,1 % en 2009) si on le compare par exemple à celui des États-Unis (plus de 11 %). Le déficit le plus inquiétant, pour l'Europe, c'est celui accusé sur le front de l'innovation. Aucune des grandes innovations de ces dernières années (la voiture hybride, l'iPhone ou dans un autre genre, « Avatar ») n'est née en Europe. Et l'on sent bien que dans ses propres domaines d'excellence (l'énergie, les transports, la machine outil...), l'Europe est aujourd'hui directement menacée par la montée des pays émergents ? qui sont aussi désormais des pays innovants.

Les trois « I » : immigration, intégration et innovation

Démographie, division et déficit, ces trois « D » sont fondamentalement à l'origine du déclin en cours de l'Europe. Pour stopper le mouvement, trois pistes simultanées pourraient être engagées. Sur le front démographique, il semble difficile de faire rebondir le taux de fertilité en Europe. Une autre solution consisterait à ouvrir le Vieux Continent à une immigration professionnelle massive et de qualité ? c'est ce que préconisent des patrons aussi différents que Paul Hermelin (Capgemini) et Thierry Breton (Atos Origin). En matière politique, ce serait de relancer un processus de fusion des économies européennes, leur intégration ? à l'instar de ce qui avait été entamé au cours de la seconde moitié du XXe siècle. C'est ce à quoi rêve une personnalité comme Yves-Thibault de Silguy (Vinci), celui qui avait organisé depuis Bruxelles le lancement de l'euro. Ce serait enfin d'intensifier les politiques en faveur de l'innovation. Ce qui fait l'unanimité dans les intentions, sinon la réalité. Le grand problème, c'est qu'il n'y a en Europe aucune force politique qui se ferait aujourd'hui le porte-parole de ces trois « I » : immigration, intégration et innovation. Dommage. Les « D » sont jetés !

Erik Izraelewicz

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  • jean a écrit le 08/02/2010 à 10:17 :

    • c'est dans la dificulté qu'on fait les plus belles choses ; l'europe reste la plus grande economie du monde : on va trouver une solution pour remonter la pente . La première chose est de se trouver un vrai PRESIDENT .

  • jeanpe a écrit le 08/02/2010 à 07:59 :

    • C'est un constat: l'Europe ne peut plus être maîtresse du monde, mais ça date déjà de bientôt un siècle après la guerre de 14/18. Que les espaces culturels nord-américain et confucéens dominent, rien de bien nouveau non plus: ce qui compte c'est l'aptitude à trouver sa place dans une évolution des techniques, des mentalités, des objectifs économiques et sociaux: l'Europe continue d'être un pôle attractif grâce à ses héritages de civilisation qui privilégie l'homme et recherche toujours une forme d'humanisme que les autres nous envient. A nous de le faire évoluer avec intelligence et conviction en nos valeurs!

  • Euquinimod07 a écrit le 07/02/2010 à 23:28 :

    • Innovation vous avez dit ? A quoi ça sert avec des pays qui ne respectent rien pas même les brevets. Il n'y a plus de concurrence "loyale" certains pays ne respectent rien ; ni les hommes en faisant travailler les enfants, ni la nature en rejetant outrageusement sans vergognes ni les lois commerciales. Ces pays ne respectent pas les lois commerciales, les parités des monnaies, la démocratie. Quand vous pensez que dans ces pays l'on fabrique des médicaments faux et dangereux !! La solution est dans un premier temps de développer nos valeurs dans l'Europe élargie, y compris avec la Turquie et d'imposer nos lois à ceux qui veulent importer chez nous .Nous élèverons le niveau de vie de cette Europe et là il y a déjà bien à faire . S'ouvrir pour l'instant à l'extérieur - mondialisation- c'est forcément quelque part renier tout ce qui a été construit et donc s'aligner vers le bas. Le fléau le plus criant est à mes yeux le Non Emploi et notamment vis à vis des gens de peu d'instructions , que vont-ils faire ? Comment vont ils pouvoir vivre décemment C'est la le plus grand challenge de l'Europe élargie. Travaillons d'abord dans cette Europe à assurer le vital pour tous avant d'aller alimenter les nouveaux riches des pays en voie de développement.

  • balafenn a écrit le 07/02/2010 à 16:00 :

    • C'est certainement vrai si l'on se réfère au schéma économique en vigueur, basé sur la CROISSANCE. En revanche, sur le plan environnemental, l'Europe n'est pas en déclin mais à la pointe. Question indice de développement humain, aussi. N'est-ce pas plutôt le modèle, le standard économique en vigueur, qu'il convient de changer ? Si au lieu de ce fier au Dieu PIB on se fiait à l'IDH, ce ne sont pas les Européens que l'on taxerait de passéistes ou de déclinants. Derrière la guerre économique, la guerre statistique. C'est tout un schéma de pensée et malheureusement, aujourd'hui, ce sont les standards américains que l'on suit...

  • ajmo a écrit le 07/02/2010 à 13:17 :

    • On ne peut être plus clair. Mais cela nous renvoie surtout à méditer la loi de la giration des civilisations .Depuis 10.000 ans , le progrès et la prospérité vont d'Est en Ouest . Aujourd'hui qui se trouve donc à l'Ouest des Etats Unis ? Flagrant : la Chine ,l' lnde et aussi la Russie . D'ici 40 ans ces pays ,,sauf cataclysme cosmique ,ne changeront pas de place mais changeront de statut .

  • Wronski a écrit le 07/02/2010 à 12:53 :

    • On se gargarise les méninges avec des modèles du passé en échec pour extrapoler un devenir discontinu : la concaténation c?est l?enchaînement des faits dans l?évolution ou dans la révolution? L?Homme peut être fier de ses exploits techniques mais il doit avoir honte de leurs applications, de sa conduite insensée, de sa violence, de son égoïsme?. Tout raisonnement qui ne place pas l?Homme en tête de ses préoccupations est voué à un échec certain ?par manque d?adhésion

  • georges a écrit le 07/02/2010 à 12:37 :

    • Le centre de gravité de l'économie planétaire a changé. C'est désormais un fait sur lequel il est inutile de gloser.Des trois i que vous évoquez le seul qui importe est l'innovation. Immigration oui mais, comme aux USA, d'étudiants, de techniciens, de chercheurs,d'ouvriers auxquels nous aurions les moyens de donner une qualification ce qui n'est pas le cas.Intégration : nous en voyons le résultat ! Faute de vraie construction européenne, on a fait du sensationnel,la course au nombre, , en se réjouissant d'être toujours plus vite plus nombreux, à coup de subventions aux nouveaux entrants.La force des USA réside dans leur capacité à renouveler très vite leurs entreprises. Nous, nous gaspillons l'argent public à faire survivre un ou deux ans de plus des canards boiteux ; pour préserver quelques emplois obsolètes nous privons de cet argent nos étudiants de haut niveau, nos universités, nos centres de recherche. .Il n'y a qu'à comparer un campus d'université américaine à une fac !C'est notre mode de pensée qui est en cause: dès la petite école on ne nous apprend pas à innover, on nous apprend à faire "comme le Maître a dit" !Surtout ne rien changer alors qu'au contraire il faut que tout change en permanence pour que rien ne change dans notre niveau de vie. Nous en sommes loin ! Ne rien changer, le bon vieux temps, la fonction publique comme objectif ! Notre passéisme nous perd !Le XIX° siècle était anglais, le XX américain, le XXI sera ailleurs qu'en Europe hélas !

  • EIFFEL a écrit le 07/02/2010 à 09:33 :

    • La notion de PIB signifie augmentation de la production, augmentation de la population, mais aussi augmentation de la pollution, densification des villes, augmentation des coûts d'infrastructure, agriculture toujours plus intensive et toujours plus depesticides généra

  • charlie a écrit le 06/02/2010 à 23:52 :

    • que promet la pyramide des ages de chine sinon vieillisssement accelere

  • Eleonorex a écrit le 06/02/2010 à 23:05 :

    • Je suis personnellement persuadé du déclin de l'Occident depuis 20 ans. Avant, ce n'était pour moi qu'une forte présomption. Le facteur démographique m'a évidemment paru essentiel d'emblée. Mais les voies par lesquels le déclin s'opère sont prioritairement d'ordre économique, notamment parce que dans un pays comme la France par exemple, la population va continuer à s'accroître. Ainsi, une étude de la DEPP (Ministère de l'Education nationale) et du BIPE de 2006 prévoyait-elle qu'en 2015 la population active serait nettement supérieure (près d?un million) à celle de 2002 et s?établirait à 27,2 millions de personnes. Dans une étude d'avril 2007, l'INSEE envisageait plutôt pour sa part sur une population active de 28,3 millions. Surtout, le déclin se traduit par la perte ou le transfert d'activités au profit de pays extra-européens et hors des Etats-unis. La plupart des analyses sur la crise ont constaté ce phénomène, décrit à travers la stagnation des salaires réels aux Etats-unis en particulier et la montée d'un endettement corrélatif des ménages pour soutenir la consommation et la croissance. On doit remarquer à cet égard que l'immigration aux Etats-unis n'a aucunement enrayé un tel phénomène et il serait intéressant de calculer ce qu'aurait pu être la croissance des Etats-unis sans les montages financiers des dernières années. Il n'est d'ailleurs pas étonnant que des dirigeants de SSI I prônent une immigration massive car elle correspond selon un paradoxe mal compris des simples observateurs extérieurs à leur stratégie, qui consiste notamment à délocaliser massivement. Cap Gemini par exemple n'évoque plus l'offshore depuis longtemps mais a conçu une stratégie mondialisée qualifiée de "rightshore". En effet, ces entreprises ont besoin d'assurer la plus grande fluidité entre leurs équipes disséminées dans le monde, l'objectif implicite et inavouable étant de faire produire leurs services par une main d'oeuvre essentiellement extra-européenne pour baisser leurs coûts et en assurant à celle-ci la plus grande mobilité pour qu'elle puisse entrer en contact direct avec les clients (donneurs d'ordres). J'ai publié un article à ce sujet: http://www.les-cercles.fr/economie/entreprises-marches/high-tech/1382-reforme-de-la-tp-et-delocalisations-de-services. D'autre part, un chômage massif sévit en Europe. L'idée d'autoriser une immigration massive en Europe ne paraît donc résulter que d'une sorte de raisonnement mécaniste et simpliste, doublé d'une croyance immodérée dans les vertus de quelques dixièmes de points de croissance supplémentaires. En quoi une immigration massive serait-elle susceptible de relancer une activité suffisante pour absorber à la fois le chômage massif des autotochnes et celui des nouveaux arrivants ? Si l'on ne tire aucune leçon de la crise en cours et de l'évidence de ses mécanismes, si l'on fait appel aux mêmes raisonnements qui y ont mené sur le mode de la mondialisation heureuse, sans aucun égard pour les hommes, considérés comme de simples variables d'ajustement d'équations sommaires, alors le déclin de l'Europe s'accélérera. En ce qui concerne l'intégration, le mythe est plus relatif, l'Allemagne ayant par exemple tiré profit d'une telle intégration au sein de l'UE, mais en payant le prix fort avec une croissance de la pauvreté et une stagnation de la consommation. L'axe de l'innovation n'est au contraire pas contestable. Mais il manque en France un ingrédient fondamental: la confiance permettant la coopération. Or, celle-ci ne s'accroît guère avec l'hétérogénéité et le développement des forces centrifuges qui ont logiquement accompagné une mondialisation sur laquelle l'UE, premier marché du monde, a semblé n'avoir aucune prise. La ruine de l'Europe, c'est aussi le résultat de son manque de courage et sa passivité face à des forces qu'elle a contribué à libérer.

  • Bilo a écrit le 06/02/2010 à 22:49 :

    • si je pense qu'il y a un relatif déclin (mais en comparaison des autres, pas dans l'absolu), et qu'il débute avec la grande saignée de la 1ère Guerre Mondiale, je ne suis pas d'accord sur vos 3 D : - en quoi une démographie plus forte serait un avantage, avec le chômage actuel et les contraintes environnementales et ressources limitées à venir ? - il est illusoire de faire de l'Europe un Etat, on a pas tous la même langue ni la même culture, ça me paraît si évident ! - l'innovation n'est possible à grande échelle qu'avec une population bien éduquée, et c'est plutôt le cas en France (comparé aux autres) s'il y a un déficit, il est plutôt politique, laissant les entreprises et la finance se faire beaucoup d'argent à court terme grâce à la mondialisation (produits chinois vendus à prix européens, évasions fiscales)

  • romain92 a écrit le 06/02/2010 à 22:45 :

    • Il faut arréter avec cette vision "machiste" du monde où seul compterait le PNB et la production industrielle. Laissez le 19eme et le 20eme derrière nous. En réalité nous sommes passés à une autre époque où l'IDH (Indice de developpement humain), l'économie Verte et le niveau d'éducation de la population vont devenir des valeurs bien plus importantes pour mesurer la prospérité et la puissance d'un pays. Sur ce plan l'europe tient les toutes premières places et je défie n'importe quel économiste de démontrer que les Chinois, les Indiens ou les Russes ont et auront dans trente ans une meilleure qualité de vie de l'ensemble de leur population et une meilleure gestion environnementale qu'en Europe car ils sont confrontés à des problèmes énormes de répartition des richesses et de corruption qui ne peut conduire qu'à l'instabilité politique. La démographie est un faux-problème. La France a déjà connu une stagnation démographique entre 1830 et 1940 et elle est pourtant devenue la 5eme puissance au milieu du 20eme siècle, dans l'Histoire rien n'est jamais acquis en matière démographique et la natalité en Europe peut trés bien repartir comme elle est repartie en France aprés les années 1950. En réalité plus je voyage dans le monde plus je constate que le continent européen a des atouts formidables. Bien sûr que l'Europe est confronté à des problèmes urgents qu'il faudra résoudre mais ce continent s'est toujours relever des plus grandes catastrophes comme les deux dernières guerres mondiales.

  • lamiral a écrit le 06/02/2010 à 19:51 :

    • REPONSE A L INCORRECT JE NE SAISIE PAS TRES BIEN VOTRE ANALHYSE CONCERNANT LA SITUATION ECONOMIQUE DES US D AMERIQUE DONT VOUS EN FAITES UN TABLEAU PERSONNEL QUI N A RIEN A VOIR AVEC LA REALITE . JE SEJOURNE SIX MOIS PAR AN AUX ETATS-UNIS ET JE NE PUIS ACCEPTER UNE DESCRIPTION AUSSI NEGATIVE ET TRES ELOIGNEE DE LA REALITE. PAS MAL DE PERSONNES, ET EN FRANCE PARTICULIEREMENT DEBITENT DES INEPTIES QUI DECOULENT DE LEUR IGNORANCE . L INDUSTRIE AMERICAINE EST A PLAT DITES-VOUS ? IL FAUT VOYAGER CHER MONSIEUR . POUR TERMINER PERMETTEZ-MOI DE VOUS DIRE QUE SI LE MARCHE AMERICAIN SE FERME A TOUS LES PAYS Y COMPRIS LA CHINE , IMAGINER LE DESASTRE PLANETAIRE.

  • Jipege a écrit le 06/02/2010 à 19:39 :

    • Je ne suis pas d'accord avec cette analyse simpliste. Lorsqu'on parle de croissance des USA, et pays émergents, attendons la fin de la crise pour en tirer des conclusions. Il est facile pour les agences de notation (et certains journalistes téléguidés) de critiquer la Grèce, l'irlande, le portugal et l'espagne. Mais que ces agences d'origine américaine se penchent sur le déficit record des américains, de la faillite de la "californie" 5ème puissance économique mondiale, et de nombreux états américains qui ne peuvent plus payer leurs fonctionnaires, avant d'attaquer l'europe pour mieux "descendre" l'EURO. Quant à la Chine, une bulle immobilière est en train de se former et éclatera bientôt. Des villes nouvelles entières sont désertes. Des usines surproduisent de la marchandise qui ne se vend pas. La consommation intérieure en Chine devant prendre le relai des exportations pour l'étranger, ce n'est pas pour demain. De nombreux entrepreneurs étrangers commencent à relocaliser leur entreprise dans des endroits plus libéraux et moins contraignants où leur savoir faire ne sera pas "piller". De nombreux importateurs de produits chinois, préfèrent revenir à des achats europées, où les containers contiendront bien la marchandise commandée, et en bon état (Ce n'est pas toujours facile de renvoyer un container commandé, lorsqu'on constate que la marchandise ne correspondant à la commande). A une certaine époque, on disait la même chose de l'économie japonaise qui devait écraser le monde. Actuellement, ce pays n'arrive pas à sortir de la déflation depuis 1990 et vit crise sur crise. Elle surproduit également par rapport à ses ventes. L'avenir de l'Europe, je le pense, verra un rapprochement avec la Russie (grâce à la crise). Nous avons un certain savoir faire, ils ont les matières premières. Chacun y trouvera son compte. Alors arrêtez de dénigrer l'Europe et ses institutions. Certes, notre niveau de vie descendra, mais pensez à ses américains au chômage :10 à 20 % de la population active (10% officiellement, mais leurs droits au chômage s'éteignant au bout d'un an, aprés ce délai ils n'entrent plus dans les statistiques), qui n'ont aucune protection sociale, les chinois qui sont encore moins bien lotis... Mais la crise économique ne fait que commencer... et franchement, je préfère vivre en Europe qu'aux USA où le port et la vente libre des armes risquent de déboucher sur un retour au moyen âge, et la formation de bandes "barbares" imposant leurs lois... Alors s'il vous plait, arrêtez d'enterrer l'europe et de faire le jeu des américains... Accrochez vous, ce sera dur, mais tant qu'il y a de la vie...

  • JC a écrit le 06/02/2010 à 19:36 :

    • Le déclin va de paire avec le progrès !! Désolé mais pour décliner il faut avoir réussit, faire 8% sans aucuns droits sociaux, je ne parle évidementg pas du RMI et toute la panoplie des aides qui finance des tel portables, je parle de santé et un minimum de respect de l'être humain. Alors oui on va décliner mais je suis curieux de voir l'Asie quand il va commencer à y avoir des demandes de droits sociaux !!

  • toupoulou a écrit le 06/02/2010 à 19:00 :

    • OK l'Europe est en difficulté et les solutions ne sont pas à portée de main. Cependant, on ne peut pas dans les commentaires, dénoncer les boucs émissaires sans être factuel. Voici deux extraits sur les populations de fonctionnaires identifiés comme responsables de l'inefficacité européenne: est ce justifié? Portail de l?UE à Bruxelles : « . Les fonctionnaires européens et les Européens travaillant dans des organisations satellites (lobbys, multinationales, presse, représentations régionales, ?) sont au nombre de +- 55.000 personnes ». Portail de la Mairie de Paris : « Les effectifs de la collectivité parisienne... - ville et département - atteignaient 43 000 titulaires au 31décembre 2006 . Les ouvriers et techniques représentant 47 % des effectifs. Viennent ensuite les administratifs ( 21,4 %), les personnels des filières médicale et sociale (20,2%), culturelle (8,9%) , surveillance et sécurité (1,7%) et enfin animation sportive (0,8%) ».

  • Déclin des Elites et absence de Capitaines d'Industrie a écrit le 06/02/2010 à 17:55 :

    • l'absence de Capitaines d'iNDUSTRIE, le déclin des élites et des diplomés qui ne pensent en pur égoisme qu'à leur carrière et oublient de créer de la valeur ajoutée - IL FAUT EN VENIR à déclasser les elites COMéDIENS qui jouent un ROLE MALSAIN IMPRODUCTIF, leur PIèCE de THéATRE, font du cinéma, tous ces mauvais manager, ces mauvais cadres fénéants, ces petits directeurs qui ruinent les entreprises, et NE LAISSERDE LA PLACE QUà CEUX QUI TRAVAILLENT REELLEMENT

  • Astarté a écrit le 06/02/2010 à 17:54 :

    • Je ne sais pas pourquoi pleurer. La future misère de l'Europe est mathématiquement une donne absolue: Avoir tout versé aux pays ayant rejoint récemment l'UE de manière qu'ils soient mieux lotis actuellement que les pays fondateurs et donnateurs.... d'avoir vidé l'UE avec l'aide aux ONG et j'en passe et dont 50 à 75 % se perdent en route..... de faire vivre un monstre d'euro-fonctionnaires et d'euro-parlementaires... Un bon gestionnaire fait des reserves pour les années de vaches maigres mais nos eurocrates, toujours bien remplis, ne connaissent pas cette sagesse. Ce chateau de cartes à la subprime, sauce européenne est en train de s'écrouler et alors bonjour le tsunami social.!!!!!!!!!!!!!

  • Pierres a écrit le 06/02/2010 à 17:51 :

    • Le diagnostic d ' Eric est , malheureusement , réaliste et juste . Je soutiens une politique d 'ouverture à l ' immigration : il n'apas,dans l'histoire de l'humanité ,de pays qui n'ait pas bénéficié d'apports extérieurs.Quant à l'innovation,notre déficit est , sans doute , moins dansl'absence de recherche , que dans notre incapacité à la transformer en " business " . Soutenons donc les efforts de C.Blanc , développons l' esprit d' entrepreneuriat là où la recherche est menée . Quant à l ' Europe, la question est politique : pendant des années , nous avons vécu sur l' idée d'une intégration progressive , sans même parler de fédéralisme . Quel est , aujourd ' hui , le projet ? Il mériterait d ' être ambitieux .

  • dansuch a écrit le 06/02/2010 à 16:22 :

    • C'est triste, mais malheureusement fort bien vu!

  • jmlb0123 a écrit le 06/02/2010 à 15:50 :

    • De toute façon, en France, il n'y a plus que l'Argent qui compte. Il faut toujours réduire les coûts, etc. Tout le reste a été (volontairement) vidé de sa substance. Par intimidation, rejet de l'autre. Tout n'est plus que recherche de pouvoir, pour satisfaire son égo malade. Chacun s'accroche à ce qui lui reste et surveille les autres. Décadence. On ne créé plus. On défend l'acquis. On ne prend plus de risques car on veut toujours être gagnant, jamais perdre. C'est la guerre inter-individuelle. Ce "petit" jeu durera tant que chacun pensera y être gagnant. C'est toujours l'intérêt égoïste qui nous gouverne. Idem pour nos dirigeants apparemment: L'exemple vient aussi d'en haut (corruption, mensonges, fausses valeurs et cie). Après il ne faut plus s'étonner de rien. Résultat: "Le néant envahit tout". C'est "terminus, tout le monde descend".

  • pragma83 a écrit le 06/02/2010 à 15:40 :

    • L?économie est une grande mécanique ? complexe et imbriquée. Imaginons une Europe dans laquelle la valeur de la monnaie serait celle du RMB chinois. Il y a fort à parier que l?on ne parlerait pas de délocalisation. Que du contraire. Certes on payerait plus cher notre énergie ? mais cette dernière ne représente qu?une modeste part de nos achats. Pour le reste l?engrenage du succès serait enclenché et le savoir-faire européen aidant, l?innovation à son tour pourrait s?envoler. A contrario depuis 2004 notre monnaie s?est réévaluée de 40% et plus par rapport au dollar. Semant son cortège de fermeture et licenciement. Après nous avoir bridé, le dollar remontant, risque par un ressac de nous submerger. Les économistes, les politiques par myopie et absence de connaissance réelle de la grande mécanique ne savent gérer que le court terme et encore avec un terme de retard. Le papier de Erik Izraelewicz, me semble classiquement dans cette perspective.

  • Pollux a écrit le 06/02/2010 à 14:49 :

    • Tiens, aucune remarque sur le rôle de l'industrie financière européenne dans cette crise... Au fait, enchanté de savoir que la Démocratie se résume au taux de croissance de la population. Pour conclure cette brillante analyse, je me prépare à émigrer en Chine, le royaume des investisseurs, un pays qui a bien intégré l'inutilité de la Démocratie dans nos sociétés de marchés. Merci Monsieur Erik Izraelewicz.

  • EIFFEL a écrit le 06/02/2010 à 14:28 :

    • Pasteur 32 et Didier, tout à fait d'accord avec vous. J'espère que d'autres, les hommes politiques surtout, comprendront vos analyses

  • PASTEUR32 a écrit le 06/02/2010 à 12:32 :

    • Nous avons volontairement - par idéologie - donné nos emplois à La Chine. Ne nous plaignons pas de notre progressive désindustrialisation. Contrairement à la théorie économique maintenant désuète, nos emplois industriels ne seront pas remplacés par des emplois de services plus nobles (informatique, recherche etc..): les Chinois et les Indiens seront, ou sont déjà, aussi fort que nous dans les services à haute valeur ajoutée. La première mesure à prendre est une taxe de compensation sociale aux frontières de l'Europe sur les produits fabriqués en Chine. Sinon, acceptons la baisse de l'emploi chez nous et la tendance à l'égalisation par le bas de nos conditions de vie.

  • smiling-system a écrit le 06/02/2010 à 11:55 :

    • C'est peut-être plus un problème psycho-culturel que provenant de facteurs matériels. La France est étouffante d'ennui et assommante de conformisme. Comment créer, innover dans une telle morosité dépressive ? D'autre part, le renouvellement et la fluidité des élites et des classes dirigeantes est insuffisante. Pourquoi se battre quand on est riche de naissance ? C'est la grande force des États-Unis et des pays émergents : il y a des candidats et des possibilités très ouvertes d'ascension sociale. D'ailleurs les "Trente glorieuses" ont été une des grandes périodes de l'histoire de France où l'on a autorisé les gens à sortir de leur statut social héréditaire (transgression des règles de la société monarchique française) et à s'enrichir grâce à l'expansion et à l'innovation.

  • LOL a écrit le 06/02/2010 à 11:46 :

    • Les intérêts des 27 pays européens sont trop divergents pour pouvoir élaborer et imposer des solutions efficaces. D'où une EUROPE MOLE Nous aurions dû d'abord renforcer l'Europe à six, voire à 15 ou 16. Alors dans un deuxième temps, un Europe puissante aurait pu intégrer et aider les autres états qui auraient souhaité rejoindre cette Europe . Les pays de l'Euro plus proches entre eux de par leurs intérêts, ne peuvent-ils avancer, se renforcer, puis aider les autres à se développer? Ce n'est pas en s'affaiblissant que l'on peut aider les autres.

  • Jeanbel a écrit le 06/02/2010 à 11:31 :

    • Pour une fois, ce n'est pas toujours le cas, je me trouve en quasi parfaite harmonie de pensée avec cette analyse. L'Europe, et particulièrement la France, est suicidaire.

  • didier a écrit le 06/02/2010 à 11:22 :

    • Vous oubliez dans votre comparaison démographique entre l'Europe et les Etas Unis que la première a densité de population plusieurs fois supérieure. Ou mettrions nous tous ces gens ? Quel espace laisserions nous à la nature ? Cette croissance démographique est une fuite en avant. Il faut au contraire être moins nombreux si nous voulons exister durablement sur cette Terre, et cela ne concerne pas seulement les pays pauvres.

  • Bernard a écrit le 06/02/2010 à 11:04 :

    • nous suivrons la prévision de l'OCDE qui nous classe dans les pays en voie de développement ! Quoique pour nous Français nous serons heureux, notre coq chantera sur son tas de fumier.

  • l'incorrect a écrit le 06/02/2010 à 10:36 :

    • Il y a du vrai dans cet article. Pour nuancer ce jugement, il faut cependant savoir que la crise américaine est beaucoup plus profonde que la crise européenne du moins pour les grands états et les pays nordiques, l'économie de ceux de l'Est et du Sud ayant été artificiellement gonflées. Mesuré avec des critères européens, le chomage y serait de l'ordre de 20 %. La dette de deux tiers des foyers américains est supérieure à la valeur de leur patrimoine. L'industrie est à plat et ne tient que par la dévaluation du dollar.

  • pascale a écrit le 06/02/2010 à 10:24 :

    • pour Un samaedi matin, c'est noir, noir.... et si on parlait un peu de ce qui va plutôt que de ce qui ne va pas? pour donner de l'énergie, il faut donner de l'espoir

  • EIFFEL a écrit le 06/02/2010 à 10:00 :

    • Article intéressant mais projection d'un modèle du passé sur une situation en devenir. La planète est entrain de mourir sous les coups de boutoir de la croissance démographique exponentielle du monde. L'économie des pays émergents ne sera qu'un feu de paille avant le grand chaos qui sera précipité par le manque généralisé de ressources de toute nature. Le monde avec sa multitude connaîtra la faim à grande échelle, des guerres sporadiques un peu partout et un désordre général. Les remèdes pour l'Europe pour éviter le chaos : revoir la copie de l'économie, réduire les déficits, et ramener la cohésion en Europe. Lutter contre l'immigration qui est une source de coûts et de problèmes. Refuser d'importer des produits de pays comme l'Inde et la Chine qui pratiquent un esclavage inacceptable au 21è siécle

  • boic5530 a écrit le 06/02/2010 à 09:55 :

    • il faut remettre au vote ( des seuls parlements nationaux, et non pas des peuples européens) la constitution européenne de VGE (Valéry Giscard d'Estaing)!

  • KOP68 a écrit le 06/02/2010 à 07:29 :

    • L'Europe est un nain politique car il y a trop de jalousie nationaliste parmi les nations qui la composent. Nos Etats Nations acceptent mal un gouvernement politique de l'Europe et ce à condition qu'il soit insipide. Il suffit de voir le Président de l'Europe et la Ministre des affaires européenne qui sont insignifiants en face d'Obama/Clinton et d'Hue Jintao.. Obama est lié à son principal créancier La Chine et s'appuie sur des grands états émergents (L'inde 1 mrd d'habitants, le Brésil 190 millions d'hab.). l'UE représente à 27 quelques 600 Mio d'hab mais elle n'a pas de leader fort et charismatique.européen. Elle est dominée par ses grandes baronnies Allemagne, France GB ,Italie et Espagne

  • bertrand a écrit le 06/02/2010 à 06:36 :

    • peut être que pbec devrait, lui, voyager. oui, trois fois oui l'Europe et particukièrement la france va vers un déclin colossal. je dirais qu'un peuple qui pense avant tou sécurité est mort.

  • nikusinska a écrit le 06/02/2010 à 06:26 :

    • iphone n'est qu'une miniaturisation du Buroviseur developpé à l'INRIA en 1981 et considéré par les industriels français comme trop avancé. Sans les developpeurs français l'Avatar ne serait pas fait. Le savoir-faire français dans le domaine du traitement d'image, effets speciaaux... est bien connu et tres apprecié en Californie. Idem pour l'intelligence artificielle - Prolog a été inventé à Marseille, la programmation par contraintes à ECRC Munich et commercialisée au départ par Bull...

  • nikusinska a écrit le 06/02/2010 à 06:19 :

    • A votre disposition pour parler de l'innovation....autrement

  • freudolog@htmail.com a écrit le 06/02/2010 à 03:50 :

    • De quoi prendre des anxiolytiques plus que les autres..

  • nanoth a écrit le 06/02/2010 à 03:29 :

    • Travaillant en Asie 4 mois par an,je suis encore plus pessimiste que l'auteur de l'article,sauf pour l'Allemagne,la Suisse et les pays scandinaves...

  • pbec a écrit le 06/02/2010 à 00:28 :

    • pas du tout d'accord, voyagez un peu Mr. Izraelewicz et vous verrez que l'Europe se porte bien. On verra dans qielques années, mais je suis plus confiant que vous,

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