Le singulier consensus français sur la Grèce
Le PS estime que le plan de sauvetage proposé n'est pas assez ambitieux
« Aujourd'hui, dans la zone euro, dès qu'un pays est fragilisé, c'est un devoir que de ne pas le laisser en proie à ses difficultés financières », indiquait lundi le secrétaire d'État au commerce Frédéric Lefebvre. En clair, pour l'UMP, qui a débattu ce week-end du cas grec, mais surtout plus largement de la crise de l'euro lors du campus du parti organisé à Marseille, il faut sauver « le soldat » grec au nom de la solidarité des pays de la zone euro, même si la situation ne semble pas s'éclaircir.
Fin juillet, le parti serrait les rangs derrière Nicolas Sarkozy et se félicitait du nouveau plan d'aide européen à la Grèce. Il avait même salué avec un bel enthousiasme la création du Fonds monétaire européen dans un communiqué intitulé « Le FME est né ! ». Cette position est toujours affichée au sein de l'UMP, qui votera donc ce mardi à l'Assemblée nationale (puis au Sénat) le deuxième plan d'aide à la Grèce, alors qu'il suscite une inquiétude croissante, notamment au regard de l'exposition des banques et des compagnies d'assurances françaises dans l'affaire.
Même si les socialistes ont décidé de s'abstenir, « il...
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