Les tensions extrêmes que subit le secteur bancaire poussent les établissements financiers à modifier leurs sources de financement en privilégiant les obligations « sécurisées » (« covered bonds » en anglais). Habituellement très calme, le mois d'août a vu les émissions de ces titres bénéficiant d'une double garantie (celle des prêts immobiliers ou aux collectivités territoriales auxquels ils sont adossés et celle de la banque émettrice) quasiment tripler sur un an, à 17,3 milliards d'euros.
La panique généralisée qui s'est emparée des investisseurs concernant la santé des banques européennes a en effet eu pour conséquence d'accentuer la différence de rémunération exigée par les investisseurs. Selon les indices Merrill Lynch, la prime de risque exigée pour détenir des obligations non sécurisées plutôt que les « covered bonds » a grimpé le 24 août jusqu'à 115 points de base (soit 1,15 point de pourcentage), son plus haut niveau depuis janvier 2010. Elle s'établissait à 101 points vendredi soir, soit le triple du niveau constaté début juillet.
Record en 2006
Depuis le début de l'année, les...
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