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Artprice.com attend une croissance à quatre chiffres en 2012

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La société spécialisée dans les banques de données sur la cotation et les indices de l'art a renoué avec la croissance en 2010. Avec un chiffre d'affaires de 5,39 millions d'euros, Artprice enregistre une hausse de 11 % de son business marqué l'année précédente par plusieurs péripéties. Celles-ci ont, davantage que la crise du marché de l'art, impacté Artprice et contribué à des baisses d'activité que Thierry Ehrmann, son PDG, a jugé « très provisoires ». Cela a été par exemple le cas lorsque la société basée à Saint-Romain-au-Mont-d'Or (Rhône), près de Lyon, a mis fin à ses contrats de partenariat avec des médias/opérateurs Internet, ou lorsqu'elle a été victime d'une violente attaque informatique.Réforme en coursLes abonnements à l'internet, principalement des clients professionnels et amateurs/collectionneurs d'art constituent 90 % du chiffre d'affaires (+ 14 % en 2010). En 2011, les smartphones et tablettes des clients nomades représenteront près de la moitié des connexions internet et vont permettre de doubler le chiffre d'affaires internet. Par ailleurs, l'entreprise devrait tirer profit de sa forte position à l'international (environ 90 % de son activité), notamment grâce à la Chine. « Les Chinois ont créé un marché de l'art ex nihilo en très peu de temps, avec 700 maisons de vente aujourd'hui, et trustent près de 80 % des places dans le top 500 des artistes mondiaux. C'est hallucinant », explique Thierry Ehrmann. Depuis Lyon, une équipe de salariées chinoises traite d'ailleurs à plein temps les opérations des salles de vente de la Chine, désormais première place mondiale des ventes aux enchères.Mais le développement le plus important reste à venir avec la « place de marché normalisée » d'Artprice, devenue gratuite en septembre 2010. Sur cette plate-forme électronique de 1,3 million de clients, où sont connectés quelque 7.000 maisons de vente et experts, l'offre de vente était de 5,85 milliards d'euros d'oeuvres d'art en 2009, selon le Conseil des ventes volontaires, régulateur du secteur (+ 20 % estimés en 2010). Ce volume donne lieu à un taux de vente d'un tiers sur lequel Artprice n'est pas commissionnée. Mais les choses vont changer avec la transposition en France de la directive européenne sur les enchères électroniques. Malgré un calendrier retardé depuis deux ans, Thierry Ehrmann mise sur l'application de la réforme des ventes aux enchères d'ici à l'automne prochain. « Un enjeu d'importance pour Artprice. » La PME deviendra alors une Maison de vente aux enchères en ligne percevant un taux de commission (4,5 %) sur des volumes importants (environ 2 milliards d'euros). Avec une incroyable croissance à quatre chiffres attendue pour 2012...
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