L'UE a nettement accentué hier la pression sur Athènes, en plein marasme politique. « Nous avons appelé à un gouvernement d'union nationale, restant persuadés qu'il s'agit de la manière la plus convaincante de rétablir la confiance et d'honorer les engagements », a ainsi déclaré à l'agence Reuters Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires.
Pendant toute la journée d'hier les tractations se sont déroulées à Athènes au sujet de la constitution d'un gouvernement d'Union nationale. Les sondages montrent que plus de 55 % des Grecs demandent, et depuis longtemps, un gouvernement d'union nationale pour remettre le pays en marche. Papandréou a accepté de démissionner dès qu'il eut remporté la confiance du gouvernement, pour autant qu'un gouvernement provisoire soit formé avec une personnalité acceptée de part et d'autre et qu'un mandat en deux temps soit imposé : l'adoption du plan de redressement du pays et la préparation d'élections anticipées en décembre ou janvier. Antonis Samaras, lui, veut mettre la charrue avant les boeufs. Démission immédiate de Papandréou, élections le 4 décembre avant de renégocier le plan d'austérité. Le leader de l'opposition de droite n'a jamais contresigné aucune des...
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