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Source : La Tribune - 08/05/2010 | 23:00 - 539 mots  | 

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Royaume-Uni : Tories et libéraux envisagent une alliance

Si les conservateurs ont remporté le scrutin, ils n'ont pas de majorité absolue. Ils cherchent à former un accord ou une coalition avec les libéraux-démocrates. Mais Gordon Brown reste en embuscade.

Britain's Prime Minister Gordon Brown makes a statement in front of his official residence of 10 Downing Street in London May 7, 2010. Britain's opposition Conservatives were in pole position to take power on Friday after winning the most seats in parliament in a bitterly fought election and securing the tentative backing of the third largest party.  REUTERS/Stefan Wermuth  (BRITAIN - Tags: POLITICS ELECTIONS)

Le Royaume-Uni n'a toujours pas de nouveau gouvernement. Les élections de ce jeudi n'ont pas dégagé de majorité absolue, même si les conservateurs ont largement terminé en tête.

Ils ont remporté 36% des voix, loin devant les travaillistes (29%) et les libéraux-démocrates (23%). A la chambre des communes, cela donne 306 sièges aux conservateurs, 258 aux travaillistes et 57 aux libéraux-démocrates.

Déception

Les Tories sont donc à une vingtaine de sièges de la majorité absolue (326 sièges). Pour David Cameron, son charismatique leader, c'est une déception. Avec une dizaine de sièges supplémentaires, il aurait pu facilement diriger un gouvernement « minoritaire », en s'appuyant au besoin sur les voix des unionistes d'Irlande du Nord, qui leur sont traditionnellement proches.

Faute de cette possibilité, il a décidé d'ouvrir hier des négociations avec les libéraux-démocrates. Il leur fait une « offre grande, ouverte et complète : je veux que nous travaillions ensemble pour faire face aux problèmes énormes et urgents de notre pays : la crise de la dette, nos problèmes sociaux profonds, et notre système politique cassé. »

Mais l'offre n'est guère généreuse du point de vue des libéraux-démocrates. David Cameron avertit qu'il ne transigera pas sur l'Europe (les lib-dems sont pro-européens, contrairement aux conservateurs), sur la défense (les lib-dems envisagent de mettre fin à la dissuasion nucléaires) et sur l'immigration (ils veulent une amnistie sur les clandestins).

Réforme électorale

Cependant, le leader des Tories fait un tout petit geste sur le sujet les plus important pour le parti centriste : la réforme électorale. Les lib-dems n'ont que 9% des députés, alorsqu'ils ont recueilli 23% des voix. Ils souffrent donc du système uninominal à un tour en place. En conséquence, ils souhaiteraient l'introduction d'une dose de proportionnelle. Les conservateurs ne veulent pas en entendre parler, mais ils proposent une « enquête parlementaire de tous les partis sur la réforme politique et électorale ». Ce n'est certainement pas assez, mais David Cameron se dit prêt, de façon générale, à faire des « compromis ».

Trois scénarios

Nick Clegg, le leader des libéraux-démocrates, n'a pas répondu officiellement, mais il a entamé les négociations avec David Cameron. Trois scénarios sont possibles. Première option : il peut accepter une coalition formelle, avec des ministres libéraux dans un gouvernement conservateur. Cela semble très improbable, étant donné les différences idéologiques entre les deux partis. Deuxième option : les lib-dems apporteraient leur soutien aux conservateurs pour certains votes clés au parlement, en échange de compromis sur des mesures politiques. Troisième option : ils rejettent tout accord et se tournent vers les travaillistes.

C'est dans cette optique que Gordon Brown, éternel survivant, refuse de reconnaître la défaite. « MM. Clegg et Cameron peuvent prendre tout temps qu'il leur est nécessaire. (...) Clairement, si (leurs) discussions ne menaient à rien, je serais bien sûr prêt à discuter avec M. Clegg. » Et pour le tenter, il promet une « législation immédiate » sur la réforme électorale.

Rien n'est exclu

Un accord lib-dems/travailliste demeure cependant improbable. A eux deux, les partis n'ont que 315 sièges, insuffisant pour une majorité absolue (mais plus que les conservateurs seuls). Nick Clegg risquerait également gros à devenir le « sauveur » d'un Premier ministre usé et impopulaire. Rien n'est cependant exclu dans une élection qui restera historique. Les discussions pourraient durer toute la semaine prochaine.

Éric Albert, à Londres

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  • RORO a écrit le 12/05/2010 à 23:23 :

    • les Anglais sont contre la CEE depuis toujours et cette élection ne va pas arranger les affaires de la CEE par contre ils savent en tirer profit comme toujours de gaule avait dit NON AUX ANGLAIS et il avait raison

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