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Source : La Tribune - 09/03/2010 | 23:00 - 339 mots  | 

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Bataille pour la porte d'entrée de la Toile en bref

« Logorama », l'oscar de la « french touch »

Pas de récompense pour Jacques Audiard et son « Prophète », mais une statuette en or pour l'animation française.

logorama

Dans la catégorie « court-métrage d'animation », le jury des oscars a préféré le film français « Logorama », une course-poursuite effrénée de seize minutes, entièrement réalisée par ordinateur («full-3D ») dans un Los Angeles au décor livré aux marques et à leurs logos, au célébrissime Wallace & Gromit de l'Anglais Nick Park. La récompense va à un projet né il y a quatre ans au sein de H5, un collectif de graphistes fondé en 2000 par François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain.

Ces trois auteurs, qui hésitaient à quitter leurs vacances au ski pour faire le voyage à Los Angeles dimanche, ont été surpris. Le film n'est pas « politiquement correct », explique Ludovic Houplain. Formé à l'Esag Penninghen, la grande école de design, il raconte qu'avec « Logorama », projet sans vocation commerciale, ils voulaient revendiquer la liberté de jouer avec les logos des marques, promptes à censurer toute utilisation non autorisée. Créateurs de pochettes de disques de musique électronique (Air, Étienne de Crécy...), de clips et de films institutionnels pour des marques de luxe, les H5 se sont associés à Autour de minuit. Cette société de production créée en 2001 par Nicolas Schmerkin, pour produire des « projets esthétiquement novateurs et faisant appel aux nouvelles technologies », maîtrisait les systèmes de financement du court-métrage par le Centre national du cinéma (CNC) et les circuits des festivals.

Un message aux césars

Une bonne part du budget - 400.000 euros - a été apportée en « temps hommes » par Mikros Image, l'un des spécialistes français des effets spéciaux pour la publicité et le long-métrage, adhérente du pôle de compétitivité parisien Cap Digital. Le projet a mobilisé l'équivalent d'une douzaine d'animateurs chez Mikros pendant plus d'un an. Il a aussi reçu le soutien d'Arcadi, établissement public de coopération culturelle de la région Île-de-France. Aux États-Unis, l'oscar devrait pousser la notoriété de Mikros, qui travaille déjà sur des publicités et des projets de longs-métrages avec EightVFX, une société partenaire située à Santa Monica (Californie). Nicolas Schmerkin, en recevant la statuette, a fait passer un message à l'Académie des césars. À quand une catégorie court-métrage d'animation ? Isabelle Repiton

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