Conspuée par les opinions et vouée aux gémonies par les chefs d'État européens qui l'accusent de « sacrifier l'Europe au dogme », la Banque centrale européenne (BCE) est, une fois de plus, à la manoeuvre. Comble de l'ironie, ses détracteurs les plus déterminés n'ont pas hésité à l'appeler au secours lorsque les événements commençaient à leur échapper. Le gouverneur de la BCE, Jean-Claude Trichet, a répondu présent en acceptant d'acheter sur le marché des obligations italienne et espagnole, ce qu'elle se refusait à faire jusqu'ici. C'est une initiative majeure et concrète alors que l'accord de Bruxelles du 21 juillet semble avoir fait déjà long feu et que la dégradation de la note américaine a singulièrement mis l'Europe et les Bourses sous pression. Mais si la BCE peut intervenir aujourd'hui...
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La BCE seule à défendre l'Europe
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