La Banque centrale européenne gagne du temps, mais la guerre ne fait que commencer
La finance italienne fragilisée par la volatilité des marchés
la page de la crise grecque commence à peine à se tourner que les banques françaises regardent déjà du côté de leurs expositions aux obligations souveraines espagnoles et italiennes. Si la participation au plan d'aide à la Grèce doit représenter un coût d'environ 3 milliards d'euros pour les établissements tricolores, selon le président de la Fédération bancaire française François Pérol, les investisseurs craignent désormais de plus en plus une propagation de la crise de la dette à des économies plus importantes.
Bonne dynamique
Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), l'exposition totale des banques françaises à l'Italie, secteur privé compris, dépassait à fin 2010 les 277 milliards d'euros. Vis-à-vis de l'Espagne, ce montant reste plus limité avec des engagements évalués à 100 milliards d'euros.
Pour BNP Paribas par exemple, l'exposition nette à la dette souveraine italienne représentait 24,1 milliards d'euros en décembre 2010, soit...
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