« Nous devons nous prémunir contre l'influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d'acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié. » Cinquante ans après, le discours de fin de mandat du président Eisenhower, général républicain qui fut commandant des forces armées en Europe, résonne toujours aux États-Unis.
Depuis 2001, le Capitole a accordé « 1.283 milliards de dollars aux opérations militaires, aux dépenses de sécurité de base, à la reconstruction, à l'aide internationale, aux coûts aux ambassades et aux frais de santé des vétérans », selon un rapport du Service de recherche du Congrès (CRS). Le document précise que ce montant ne concerne « que » les dépenses associées aux opérations militaires auxquelles ont participé les États-Unis depuis les attentats : Afghanistan, Irak, Pakistan, Yémen...
Mais l'Eisenhower Study Group souligne, de son côté, que le Pentagone a dans le même temps obtenu 5.238 milliards de dollars pour « ses dépenses n'étant pas liées » à ces conflits. En se basant sur des « trajectoires budgétaires prévisibles » avant 2001, ce centre de recherche associé à l'université de Brown estime que le budget « de base » de la...
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