La Bourse de Londres sort de son isolement

Premières indications sur la gouvernance du futur ensemble

Nyse-Euronext et Deutsche Börse veulent unir leur destin

Source : La Tribune - 10/02/2011 | 21:00 - 477 mots  | 
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Une fusion entre les deux opérateurs boursiers devrait générer 300 millions d'euros de synergies par an.

La première plate-forme boursière mondiale est sur le point de voir le jour. Nyse-Euronext et Deutsche Börse ont confirmé mercredi l'existence de « discussions avancées » en vue d'un rapprochement. Même si, officiellement, « aucun accord n'a été trouvé », les modalités de l'opération pourraient, selon nos informations, être dévoilées en milieu de semaine prochaine. Avant l'annonce, la cotation de leurs actions avait été suspendue alors que les rumeurs grandissaient sur les marchés dans le sillage du projet de fusion entre le LSE et la Bourse de Toronto. À la reprise des échanges, le titre de Nyse-Euronext a bondi à New York de près de 20 %, à son plus haut niveau depuis septembre 2008.

En cas d'accord entre les deux parties, la nouvelle entité deviendrait « le plus important opérateur boursier du monde en termes de revenus et de profits ». Sa capitalisation boursière dépasserait les 20 milliards de dollars. Elle serait majoritairement détenue par les actionnaires de Deutsche Börse, qui recevront entre 59 % à 60 % du capital. Le groupe conserverait par ailleurs deux sièges sociaux. À Francfort où serait basé son président, Reto Francioni. Et à New York avec son directeur général, Duncan Niederauer. Le tout sachant que la partie européenne des activités actions pourrait être dirigée depuis Paris et que le nouvel ensemble conservera l'actuelle plate-forme de transactions UTP de Nyse-Euronext. In fine, ce rapprochement devrait permettre de dégager 300 millions d'euros de synergies par an, « principalement grâce à des économies d'échelle dans les technologies d'informations et les opérations de compensation et de marché ». Ils s'attendent en plus à « générer des revenus supplémentaires substantiels ».

« Ils ont beaucoup d'activités similaires mais dans différentes parties du monde. Ils sont également tous les deux présents dans les dérivés en Europe mais sur des produits différents », explique Ed Ditmire, analyste chez Macquarie Securities. « Il y a deux ans, cette fusion avait échoué, rappelle Adrian Cronje, de Balentine. Cela doit signifier que les opérateurs alternatifs grappillent des parts de marché plus rapidement qu'on ne le pense. » Au quatrième trimestre 2010, la part de marché de Nyse-Euronext aux États-Unis était ainsi tombée à 35 %, contre 36,2 % un an plus tôt. Sur ses marchés européens (France, Pays-Bas, Belgique et Portugal), l'opérateur avait encore réalisé 64,2 % des transactions sur la période. Mais cela représente une chute de 6 points, en raison notamment de l'émergence des plates-formes BATS et Chi-X.

Cette annonce intervient au lendemain de la publication des résultats annuels de Nyse-Euronext, qui a conclu son exercice sur un bénéfice net de 548 millions de dollars. Le groupe avait alors insisté sur la poursuite de sa diversification et sa volonté de choyer ses actionnaires. Évoquant, au passage, le lancement au cours du premier trimestre 2011 d'une nouvelle chambre de compensation de dérivés, baptisée New York Portfolio Clearing. Jérôme Marin, à New York

- 10/02/2011, 21:00  | 
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