Consolidation spectaculaire des Bourses mondiales

Nyse-Euronext et Deutsche Börse veulent unir leur destin

La Bourse de Londres sort de son isolement

Source : La Tribune - 10/02/2011 | 21:00 - 313 mots  | 
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La Bourse de Londres sort   de son isolement

Elle fusionne avec la Bourse de Toronto. Le nouveau groupe sera dominé par les compagnies minières.

En annonçant sa fusion avec la Bourse de Toronto, Xavier Rolet, le patron français de la Bourse de Londres, a déclaré : « Nous avons l'ambition de créer rien de moins qu'un vrai leader dans les Bourses mondiales. » Une façon d'accepter que la plate-forme londonienne, malgré sa réputation mondiale, ait été laissée en arrière ces dernières années, tandis que ses concurrents fusionnaient...

La fusion « entre égaux » avec la Bourse de Toronto représente un demi-tour stratégique pour la plate-forme britannique. Entre 2000 et 2007, la Bourse de Londres - alors dirigée par Clara Furse - avait rejeté pas moins de cinq tentatives de fusion ou d'acquisition, venant successivement de Deutsche Börse, OM Exchange (la Bourse suédoise), Euronext, Macquarie et Nasdaq. Finalement, Londres a acquis la Bourse de Milan en 2007, qui représente désormais la moitié de son chiffre d'affaires.

Des analystes sceptiques

Dans le détail, la fusion entre les plates-formes de Londres et Toronto se fait par échange d'actions. La première aura 55 % du nouveau groupe et Xavier Rolet en devient le directeur général. Ensemble, elles domineront en particulier les compagnies minières listées. Actuellement, 34 % du FTSE 100, le principal indice de la Bourse de Londres, sont composés de compagnies minières ; quant à la Bourse de Toronto, elle possède NGX, basée à Calgary, plate-forme spécialisée dans l'énergie.

Ce rapprochement n'impressionne guère les analystes. Le nouveau groupe espère réaliser des économies de 35 millions de livres (41 millions d'euros) par an à partir de la deuxième année, soit environ 8 % de sa base de coûts. Mais les synergies de revenus, évaluées à 100 millions de livres (117 millions d'euros) après cinq ans, laissent les analystes de Numis Securities « sceptiques ». La Bourse de Londres, longtemps isolée et qui perd des parts de marché face à l'émergence de nouvelles plates-formes d'échange, a encore du travail pour convaincre. Éric Albert, à Londres

- 10/02/2011, 21:00  | 
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