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Festival

Le cinéma asiatique à la fête à Deauville

Source : La Tribune - 10/03/2011 | 21:00 - 305 mots  | 
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Le cinéma asiatique à la fête à Deauville

Aujourd'hui s'ouvre le 13e Festival du film asiatique de Deauville. Présidée cette année par le cinéaste israélien Amos Gitaï, cette compétition célèbre un cinéma original, diversifié et toujours en mouvement.

Il n'y a pas que du cinéma américain à Deauville. Jusqu'à dimanche soir, la cité balnéaire met à l'honneur l'Asie et son cinéma. L'occasion de découvrir un cinéma exigeant, parfois étrange, toujours intrigant. De l'Inde au Japon, de la Corée du Sud à la Chine en passant par les Philippines, sans oublier la Thaïlande, le 13e Festival du Film asiatique de Deauville offre une tribune à l'Asie dans sa globalité. Une volonté qui permet de mettre en contact différents regards.

La curiosité, c'est ce qui a poussé Amos Gitaï, vieux routier des festivals, à accepter de présider un jury composé, entre autres, de Noémie Lvovsky et Anne Parillaud.

« Le cinéma asiatique est un des plus intéressants du moment », confie le cinéaste auteur de « Kadosh », impatient de découvrir une programmation de haute volée. Avec lui, les festivaliers pourront apprécier les subtilités cinématographiques de Hong Sang-Soo, réalisateur coréen à qui le festival rend hommage cette année. Auréolé du prix « Un certain regard » au Festival de Cannes, son dernier film, « Ha Ha Ha » sera projeté avec l'intégralité de son oeuvre. Invité de dernière minute, « Night Fishing », un court-métrage de Park Chan-wook tourné entièrement avec un iPhone, sera sans doute l'ovni le plus médiatique du festival.

Amos Gitaï et ses collègues devront départager dix films, parmi lesquels « la Ballade de l'impossible », adaptation japonaise du roman éponyme d'Haruki Murakami par le réalisateur Tran Anh Hung, trop rare depuis « l'Odeur de la papaye verte ». Une histoire d'amours contrariées dans le Tokyo des années 1960. À voir également, « Buddha Mountain » de la Chinoise Li Yu, où trois jeunes gens se retrouvent colocataires d'une ancienne chanteuse de l'Opéra de Pékin.

De quoi mettre l'eau à la bouche des cinéphiles, avertis ou non auxquels le festival est largement ouvert.

Francine Guillou

www.deauvilleasia.com

- 10/03/2011, 21:00  | 
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