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Ile-de-France/Biotechnologie

Eviagenics réduit les coûts de la chimie verte

Source : La Tribune - 10/03/2011 | 21:00 - 286 mots  | 
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Eviagenics réduit les coûts de la chimie verte

La société développe un procédé permettant de produire plus rapidement des enzymes industrielles.

Améliorer la performance des industriels de la chimie verte : c'est l'objectif que vise Eviagenics avec la recombinaison in vivo. Il s'agit d'un procédé permettant de multiplier beaucoup plus rapidement des cellules - synthétisant par exemple une enzyme dédiée aux détergents - que ne le ferait une cellule non génétiquement modifiée. Cela n'a rien de nouveau en soi, le secteur médical l'utilise notamment pour produire de l'insuline pour les diabétiques insulino-dépendants. Eviagenics veut l'adapter aux industries qui veulent innover et réduire la pollution et... leurs coûts. « Nous souhaitons mettre en place des usines cellulaires qui produiront de façon équitable des enzymes industrielles et d'autres protéines, ainsi que de nouvelles molécules pour les secteurs de la chimie verte et de la pharmacie », explique Rudy Pandjaitan, PDG et directeur scientifique d'Eviagenics, PME de sept salariés basée à la pépinière Paris Santé Cochin. Il prévoit cette année un chiffre d'affaires de 200.000 euros pour atteindre les 3 millions d'euros dans trois ans.

Cible

Pour financer le développement de sa technologie, la société créée en 2010 qui regroupe sept chercheurs vient de lever 1,3 million d'euros auprès de CEA Investissement, Emertec et CapDecisif Management. « Nous avons confiance dans l'équipe d'Eviagenics qui a une très bonne expérience de l'amélioration d'enzymes. Elle apporte aujourd'hui une technologie innovante, la recombinaison in vivo de voies métaboliques entières. Avec son portefeuille de brevets, elle cible l'un des domaines les plus dynamiques de la chimie (+ 10 %) estimé à plus de 150 milliards de dollars. Peu d'offres innovantes existent à ce jour pour améliorer des voies métaboliques existantes ou nouvelles alors que le besoin est très fort », explique Celia Hart, responsable du secteur sciences du vivant chez CEA Investissement. Clarisse Burger

- 10/03/2011, 21:00  | 
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