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Source : La Tribune - 10/04/2010 | 23:00 - 602 mots  | 

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La crise fiscale des départements s'aggrave Retour à une carte scolaire pour les lycées...

Absentéisme scolaire : l'Etat menace de suspendre les allocations familiales

Le gouvernement veut rendre effective cette disposition qui n'est quasiment pas appliquée depuis 2006. Et pourrait en transférer la responsabilité aux préfets.

Le ministre de l'Education Luc Chatel prononce un discours, le 7 avril 2010 à La Sorbonne à Paris, lors de l'ouverture des Etats généraux de la sécurité à l'Ecole. Photo : AFP

La suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire devra être rendue effective. C'est le souhait du gouvernement que Luc Chatel a à nouveau réaffirmé en clôture des états généraux sur la sécurité à l'école. Certes, Luc Chatel a nuancé son propos en prenant soin de préciser que cette sanction prévue depuis 1959 ne serai envisagée que « dans les cas les plus flagrants ». Il n'empêche, il s'agit bien là de mettre en musique la volonté présidentielle, rappelée encore fin mars, de faire preuve de davantage de fermeté vis-à-vis de ce « fléau ».

Carence de l'autorité

Ce durcissement est dû à un constat d'échec : le contrat de responsabilité parentale (CRP) instauré par la loi de 2006 pour l'égalité des chances, chargé de se substituer au texte de 1959, ne « fonctionne pas ». Ce contrat d'une durée de 6 mois est signé entre les parents et le département « en cas d'absentéisme scolaire, de trouble porté au fonctionnement d'un établissement ou de toute autre difficulté liée à une carence de l'autorité parentale ». Il est proposé par le président du conseil général ou sur saisine de l'inspecteur d'académie, du chef d'établissement ou du préfet. C'est lorsque ce contrat n'est pas respecté que le président du conseil général peut suspendre, pendant une durée limitée, le versement de tout ou partie des prestations familiales.

Multiples oppositions

Dans ce cas, après en avoir informé la famille, il transmet au directeur de la caisse d'allocation familiale (CAF) sa décision et l'identité de la famille, après quoi la CAF suspend les versements.

Mais selon le ministère, seule une vingtaine de CRP ont été conclus depuis 2006. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'une bonne partie des président de conseil généraux, à gauche, sont opposés à ce dispositif dont ils ont la charge. Comme le directeur de la Caisse nationale des allocations familiales, Jean-Louis Deroussen. Et comme les syndicats d'enseignants, fédérations de parents d'élèves, organisations lycéennes, associations familiales et même d'anciens ministres de l'Education de la majorité, tel Luc Ferry.

Sécurité intérieure

Pour autant, le gouvernement veut accélérer le mouvement. Une mission ministérielle, confiée en novembre dernier à l'inspecteur général Jean-Pierre Bellier une mission sur l'absentéisme et le décrochage scolaires rendre ses conclusions d'ici à juin 2011. Par ailleurs, Luc Chatel n'exclut pas de confier aux préfets la responsabilité du dispositif et pourrait, pour « aller très vire sur ce dossier », amender en ce sens le projet de loi d'orientation sur la sécurité intérieure (Lopsi 2) en cours d'examen au Parlement. Parallèlement d'autres voies seront étudiées telles la mise en place d'établissements « adaptés » ou la prise en compte de certaines des expérimentations initiées dans le cadre du fonds d'expérimentation pour la jeunesse (celle de la cagnotte collective menée par l'académie de Créteil avait fait grand bruit à la rentrée 2009).

Peur de la violence

Quoiqu'il en soit, tout le monde s'accorde sur un point : le problème, aux multiples facteurs, est excessivement complexe. Surtout, selon les derniers chiffres du ministère, l'absentéisme (à partir de 4 demi-journées d'absence non régularisées par mois) est stable depuis plusieurs années dans le secodaire à 5 % en moyenne. Il s'agit par ailleurs d'un phénomène très hétérogène (15 % dans 1 établissement sur 10 mais 2 % dans la moitié des établissements) et mouvant (2,4 % en septembre ; 5,4 % en avril). Et Eric Debarbieux, chercheur en sciences de l'éducation et président du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l'école, rappelait mercredi dernier lors de leur ouverture que dans un cas sur cinq, l'absentéisme est dû à la peur de la violence scolaire...

Clarisse Jay

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  • CEPAGE a écrit le 11/04/2010 à 19:51 :

    • Quel LAXISME une fois de plus l'Etat commence à faire un Tableau des jours d'absentéisme et puis quoi encore ? ? ? ?La LOI permet de sévir et notamment. . en SUPPRIMANT les ALLOCATIONS alors faites le .Qu'attend notre REPUBLIQUE bananiere ? ? ?

  • annepsyscol a écrit le 11/04/2010 à 09:01 :

    • Par expérience professionnelle, l'absentéisme touche tous les milieux, à un moment ou un autre et ses explications sont multiples et individuelles. Cependant, intervenir à ce moment, c'est déjà trop tard. Au mieux (?), on fera revenir les jeunes à l'école pour les finances des parents et le désespoir des profs qui devront faire face à un public en rébellion passive ou active. C'est bien avant qu'il faut agir en aidant les parents à se positionner comme tels avec l'autorité qui va avec et le respect des parents à l'égard des enseignants.

  • Henri Beyle a écrit le 10/04/2010 à 09:44 :

    • Menacer ne sert à rien Il faut agir ! Et si à gauche on trouve que la pauvreté est une excuse à l'incompétence, il faudrait alors songer à la castration des incompétants.

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