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Source : La Tribune - 13/02/2010 | 23:00 - 2083 mots  | 

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Jean-Pierre Chevènement : « Il est vraiment...

Les vices cachés de l'euro

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Dix ans après sa création, l'euro connaît sa première tempête avec la crise grecque. Mais le mal est beaucoup plus ancien : il était dans les gènes de la monnaie unique.

A 50-euro note is seen nailed to a wall in Paris, France, on Monday, April 27, 2009. German Finance Minister Peer Steinbrueck said that the euro region 'must and would' act in concert to maintain the stability of the single currency if it were at risk in the financial crisis.  Photographer: Alastair Miller/Bloomberg News

Sommet informel, plan de sauvetage et principe de solidarité affirmé haut et fort : les dirigeants des 27 pays membres de l'Union, réunis jeudi à Bruxelles, ont tenté de restaurer la confiance, afin d'enrayer la spéculation et le risque de contagion aux autres économies malades du sud de l'Europe. Il faudra patienter jusqu'à lundi pour connaître le détail des mesures techniques du plan d'aide à la Grèce, qui devrait être annoncé après la réunion de l'Eurogroupe. En attendant, la nervosité persistait toujours sur les marchés financiers ce vendredi, se traduisant par un recul de l'euro et de nouvelles tensions sur les obligations grecques.

Mais les difficultés de la zone euro sont loin de se limiter aux seules erreurs de gestion commises par Athènes. Comme une claque, les chiffres de la croissance européenne tombés vendredi témoignent de la panne généralisée qui affecte les 16 économies de la zone monétaire : avec une activité limitée à + 0,1%, la reprise a marqué le pas au quatrième trimestre 2009, notamment en Allemagne où l'activité a stagné. Entre décembre 2008 et décembre 2009, le chômage a grimpé de 8,2 à 10% dans la zone euro. Autant de mauvaises nouvelles qui redonnent de la voix aux adversaires de la monnaie unique : ceux-ci sont aujourd'hui convaincus de voir dans la crise actuelle la réalisation de leurs sombres prédictions. Née d'un compromis boiteux entre l'Allemagne et la France au début des années 1990, le projet d'union économique et monétaire dévoile en effet ses failles. Longtemps, ses promoteurs avaient tenté de les nier. Mais la crise grecque a joué le rôle de révélateur. Passage en revue des six vices cachés d'une étrange monnaie en pleine crise de croissance.

1 - L'argent facile

Les dévaluations compétitives à répétition dans les années 1980 et 1990, qui ont semé la zizanie au sein de l'Union européenne, ont contribué à convaincre les pays membres de l'intérêt de créer une monnaie unique. Ces dévaluations avaient un coût important pour les industriels mais aussi pour le financement des États. L'Italie, la France, l'Espagne ou le Portugal étaient contraints de s'endetter à des taux beaucoup plus élevés que l'Allemagne pour financer leurs déficits publics. L'Italie, par exemple, payait jusqu'à 700 points de base de plus que l'Allemagne pour financer sa dette. L'ancrage au mark ? la politique de désinflation compétitive ? au début des années 1990, la fixation des taux de change en 1999, puis le lancement de l'euro fiduciaire en 2002 ? onze États au départ, seize aujourd'hui ? ont permis à de nombreux pays de financer leurs déficits à bon compte en raison de la convergence des taux d'intérêt à long terme au sein de la zone euro. C'est le début de l'argent facile. La France peut d'un seul coup financer ses déficits pour 30 points de base (0,30 %). Les États se découvrent de nouvelles marges de manoeuvre dont tous les pays ne feront pas forcément bon usage. « Au Portugal, par exemple, la baisse des taux d'intérêt a permis d'accroître les prestations sociales », explique Eric Chaney, chef économiste d'Axa Group. En Espagne, elle a permis une accélération de la croissance économique et notamment du secteur immobilier en favorisant une hausse de l'endettement privé. La Grèce est probablement le plus mauvais exemple. Les marges de manoeuvre ont été utilisées pour soutenir la demande intérieure sans jamais renforcer la croissance potentielle.

2 - Le syndrome « classe prépa ».

La course à l'euro dans laquelle se sont engagés les pays candidats au milieu des années 1990 ressemble beaucoup au parcours des candidats aux grandes écoles passés par des prépas : de gros efforts pour être sélectionnés, puis un certain relâchement une fois le Graal atteint. C'est ce que l'on pourrait appeler le « syndrome grande école ». Les États candidats à la monnaie unique ont fait des efforts considérables pour ramener leurs déficits publics ? comptes publics et sociaux ? à 3 % du PIB afin de se qualifier pour la monnaie unique. Mais une fois qualifiés, de nombreux pays, y compris la France, ont cessé de se montrer vertueux. « L'une des principales faiblesse de la monnaie unique vient du caractère trop lâche du Pacte de stabilité : il n'y a personne pour en imposer l'application », explique Eric Chaney, chef économiste d'Axa Group. L'Europe fédérale n'étant qu'un voeu pieu, il n'y a pas d'autorité supranationale, de gendarme pour faire appliquer la loi. Les marchés financiers ont également fait preuve d'un manque de discernement. « Jusqu'aux récentes tensions sur la dette grecque, la discipline des marchés avait complètement disparu puisque même les pays les moins vertueux pouvaient s'endetter à faible coût », poursuit Eric Chaney. De surcroît, les crises monétaires, qui rappelaient à l'ordre les gouvernements, ont disparu. Ces conditions lénifiantes ont contribué à déresponsabiliser les gouvernements et les Parlements.

3 - Une gestion du taux de change aux abonnés absents

À l'avènement de l'euro, en 1999, les banquiers centraux caressaient un rêve : que la nouvelle monnaie unique soit bien perçue par le reste du monde et qu'elle devienne, in fine, monnaie de réserve. L'affaire semblait bien engagée : l'euro cotait 1,12 dollar à son lancement. Si certaines banques centrales, asiatiques en particulier, ont acheté de l'euro à ce moment-là, mal leur en a pris : la monnaie unique entame très vite une dépréciation qui la précipite à un niveau de 0,85 dollar. Puis, à partir du deuxième trimestre 2002, l'euro repart à la hausse, pour atteindre un pic à 1,6038 dollar, en juillet 2008. Vendredi 12 février, la monnaie unique s'échangeait à 1,3660 dollar... Autant dire que la volatilité est une caractéristique de l'euro. « La monnaie unique n'est pas la seule, remarque Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. La livre sterling ou le franc suisse, sans oublier certaines monnaies de pays émergents, sont au moins aussi volatiles. » À une différence près, toutefois : tandis que la banque centrale suisse intervient pour affaiblir le franc et dynamiser les exportations helvétiques, l'euro ne bénéficie d'aucune intervention de la banque centrale européenne.

« Nous subissons les aléas du dollar, lequel ne varie pas en fonction de l'euro, mais davantage en fonction de la zone asiatique », relève l'économiste André Gauron, qui fut conseiller de Pierre Bérégovoy, au ministère des Finances, lors de l'élaboration du traité de Maastricht. « Mais est-ce qu'on s'est donné les instruments pour freiner la hausse de l'euro ? Clairement non. »

La zone euro n'est en effet qu'une union monétaire et de libre échange, et l' UE n'est pas - ou pas encore - une union politique, avec un gouvernement doté d'une politique économique, les gouvernements étant souverains en la matière comme sur leur budget. Certes, le taux de change de l'euro relève du pouvoir politique, « mais ce dernier n'a jamais voulu s'en occuper, explique André Gauron. La BCE, elle, ne régit pas le taux de change : le Traité européen ne lui donne qu'un mandat réduit par rapport à celui des autorités monétaires américaines, par exemple. La BCE est ainsi exclusivement responsable de la stabilité des prix. Du fait qu'elle n'est pas censée lutter contre le chômage ou dynamiser la croissance, comme l'est la Fed, elle n'a pas à intervenir sur le marché des changes pour faire baisser l'euro, par exemple, ce qui favoriserait les exportations, et dans leur sillage, la production et la création d'emplois.

4 - Les fantasmes du gouvernement économique européen

Si l'idée d'une monnaie commune est née au début des années 1970, c'est avec le traité de Maastricht, adopté en 1992, qu'elle devient un objectif, et en 2002 qu'elle se transforme en réalité pour les citoyens de douze pays (seize aujourd'hui). Né d'un volontarisme politique, ses promoteurs l'ont justifiée comme une suite logique au marché commun. Une monnaie unique avait pour but d'en finir avec des orientations divergentes des politiques économiques des pays membres suscitées par des dévaluations compétitives. Elle devait parachever la logique du serpent monétaire et du système monétaire européen. De fait, dans le traité de Maastricht, les pays abdiquent leur souveraineté sur la création monétaire, transférée à une entité indépendante, la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, ils conservent la maîtrise de leurs budgets nationaux, concédant en échange un engagement à respecter un Pacte de stabilité, le déficit public étant plafonné à 3 % du PIB.

Surtout, le texte précise, à la demande de l'Allemagne, qu'il est interdit de porter secours à un membre aux prises avec des difficultés budgétaires. Tant que la croissance économique a accompagné l'euro, il n'y a eu nul besoin de se référer au texte, les pays se permettant même, de concert, des écarts par rapport au Pacte de stabilité. Mais à l'épreuve de la crise, le fossé entre les structures des économies de la zone euro est devenu criant, en termes de produits, de salaires, de compétitivité. Comment des pays comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal peuvent-ils s'en sortir avec un euro fort, qui aggrave la crise qu'ils connaissent, et une compétitivité faible ? Le gouvernement économique appelé à cor et à cri par la France ne résoudrait pas mécaniquement ces problèmes. Il aurait de plus l'inconvénient de monter les pays les uns contre les autres. Ou plutôt l'Allemagne contre tous les autres.

5 - Une zone monétaire loin d'être optimale

L'une des idées théoriques qui ont participé à la naissance de la zone euro est celle du concept de "zone monétaire optimale". C'est Robert Mundell, un Prix Nobel d'économie, qui l'a développé dans les années 1960, considérant que le choix d'un seule monnaie dans plusieurs pays simplifiait les échanges. Dans ce cas, en effet, le risque de change est éliminé, le coût des transactions baisse, les prix gagnent en transparence... Seul inconvénient, il ôte à chacun des pays la possibilité de faire varier son taux de change, un moyen d'ajustement économique. Toutefois, pour la zone monétaire optimale, il convient, soulignent les économistes, de remplir certaines conditions : une mobilité effective dans la zone, en particulier en matière d'emploi, ainsi qu'une libéralisation en matière de prix et de salaires

A l'évidence, la zone euro est loin de remplir ces critères : la circulation d'un pays à l'autre de professionnels reste encore marginale à cause de la barrière des langues. Surtout si on la compare aux Etats-Unis. Il suffira de rappeler le tollé soulevé en France par "le plombier polonais", coupable de vouloir faire du dumping salarial, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne. Il existe pourtant un service destiné à favoriser la mobilité par l'UE, Eures. Vendredi, il proposait 798.749 emplois dans 31 pays européens. Concernant le deuxième critère, les politiques salariales restent encore largement dominées par les décisions nationales en terme de législation. Et les différences sont notables entre les salaires à compétence égale entre par exemple l'Allemagne et la Belgique, d'une part, et l'Espagne, le Portugal et la Grèce, d'autre part.

6 - L'Allemagne a imposé son modèle économique à la zone euro

En renonçant au mythe du deutsche mark, la République fédérale n'a pas voulu abandonner une monnaie forte, meilleure arme contre l'inflation, qui était la base de sa stratégie économique. Elle a donc imposé à tous la vertu qui était la sienne, et avec elle la stratégie économique qui est la sienne, alors que ses associés n'ont pas le même appareil industriel. Le choix de Francfort comme siège de la Banque centrale européenne (BCE), aux côtés de la Bundesbank, devait être le symbole de cette continuité. Pour l'Allemagne, la productivité s'améliore par la modération salariale et la stabilité des prix, pas par le taux de change. Elle a de surcroît des spécialités industrielles qui lui permettent de "faire ses prix" : les voitures haut de gamme, les machines-outils, la chimie, etc. C'est pourquoi l'euro fort n'est pas un handicap pour ses exportations.

Si cela n'a posé que des problèmes marginaux aux ex-pays de la « zone mark » comme l'Autriche, les Pays-Bas ou la France, cette stratégie a été bien difficile à supporter pour des pays comme la Grèce ou le Portugal, où la compétitivité est moins forte, et les salaires, moins élevés. Pour réduire l'écart de compétitivité avec l'Allemagne, l'arme de la dévaluation leur étant ôtée, il leur a aussi fallu en passer par une modération salariale relative. Mais cela ne pouvait suffire. Alors, pour assurer la croissance, il a bien fallu compter sur la demande intérieure et, donc, les salaires étant sous contrôle, en passer par des transferts sociaux et du déficit public. La crise grecque est aussi celle de l'absence d'une politique économique adaptée aux différences de départ de la zone euro.

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  • pagupagu a écrit le 16/02/2010 à 20:29 :

    • Dire que les anglais avaient raison de "ne pas participer à la grande illusion" démontre un manque d'information sur la situation économique et financière de la Grande Bretagne. Car l'une des monnaies les plus exposée actuellement est bien la livre : elle ne doit son maintien qu'à celui de la bulle de croyance en la finance Londonienne (et New-yorkaise) dont rien ne dit qu'elle se maintiendront très longtemps.

  • nounouramses a écrit le 16/02/2010 à 20:00 :

    • inutil de chercher un bouc emissaire,de droite ou de gauche vous avez voté oui pour l'europe,oui pour l'euro,hué contre les non de l'europe maintenant il nous reste les yeux pour pleurer

  • yvan a écrit le 16/02/2010 à 19:54 :

    • Je rappelle néanmoins à tous que nous serions au franc ou au louis d'or dans une situation qui ne serait pas forcément meilleure (voire pire vu la bêtise des politiques). Car j'ai entendu parler d'une crise économique mondiale...

  • hubert a écrit le 16/02/2010 à 19:36 :

    • ce n'est pas en s'amusant avec les taux de change que l'on n'y arrive puisque après c'est commun des mortel qui paye la facture.Faites une économie à l'allemande ou l'anglaise et arretons les privileges de dettes généralement des états latins voici la solution!!

  • leroideFrance a écrit le 16/02/2010 à 19:30 :

    • Cela me rappelle l'unité nationale italienne au 19e siècle, quand le Piémont, pays moderne, a imposé son système au reste de la péninsule, nettement moins développé (litote). Enfin bon, il y avait tout de même, dans la cas présent, un Etat ou ce qui s'en approche... Il n'y a donc pas d'unité monétaire viable sans unité politique préalable. Mais les nations européennes ne sont visiblement pas prêtes à sauter le pas !

  • lucky a écrit le 16/02/2010 à 19:28 :

    • Les GRECS sont riches et leur ETAT est pauvre . Les FRANCAIS sont pauvres et leur etat est riche.

  • Nycoo a écrit le 16/02/2010 à 16:05 :

    • Bon article qui présente les points faibles techniques de l'union monétaire. J'insiste bien sur le mot "technique", car tous ces manques pourraient constituer au mieux des outils permettant d'amortir la tendance de fonds de l'économie mondiale : le déplacement rapide du centre de gravité mondial vers l'Asie, accompagné d'un déclin (relatif mais aussi, je le pense, absolu) de "l'occident" et du Japon. Pendant des décennies, nos économies se sont reposées sur ce qu'on appelait le "tiers monde", terme en voie de disparition, qui regroupait alors plus de 75% de la population mondiale. Nous avons abusé de notre position pour leur acheter leurs matières premières et l'énergie à bas coût et leur vendre nos produits finis à coût élevés. Associée à des gains de productivité élevés, cette "exploitation" moderne a permis un développement économique inédit des pays "riches", basé sur une énergie bon marché. Notre niveau de vie (salaires, prestations sociales...) a également explosé, en partie sous la pression des syndicats et de gouvernements bien trop souvent populistes. Mais aujourd'hui, la fête est finie. Les pays du "sud" se sont rendus compte qu'ils pouvaient produire aussi bien que nous à des prix très inférieurs, et profiter de notre pouvoir d'achat plus élevé pour exporter en masse. Le gisement de gains de productivités est quant à lui quasiment épuisé. Résultat : notre train de vie n'est plus supporté par l'économie, mais par la dette publique, que ce soit en Europe, aux Etats Unis ou au Japon. Et ce , depuis de nombreuses années déjà (ie : bien avant la crise). Le pays ayant l'un des deficit les plus faibles aujourd'hui, l'Allemagne, est le seul à avoir fait des concessions salariales et sociales significatives (bien qu'insuffisantes) dans les années 2000. Il est complètement illusoire de penser que nos économies vont nous permettre de revenir à l'équilibre... Personne ne s'offusque que le gouvernement français prévoit une croissance de 2.5% entre 2011 et 2013 pour équilibrer le budget, alors même que ce niveau a peut être été atteint 2 fois en 20 ans, et qu'il faut en plus réduire le déficit public de 2 points de PIB par an (ce qui revient en simplifiant à espérer une croissance de 2.5% + 2% = 4.5% par an)!! En effet il ne faut pas oublier que le deficit contribue au PIB, la destruction de déficit est donc aussi une destruction de PIB. Aussi la dette va-t-elle continuer à monter, et ce tant que nous ne nous serons pas résolu à l'inévitable : la baisse du niveau de vie (salaires et prestations sociales) pour rendre de la compétitivité à l'économie. Aucun gouvernement, aucun syndicat ne pourra à mon avis l'empêcher, et c'est ce que nous sommes nous-mêmes en train d'imposer à la Grèce. La retraite à 62 ans en France n'est que l'amorce d'un démarrage dans ce sens. Et après tout, cela ne correspond qu'à un phénomène juste d'égalisation des niveaux de vies bien trop disparates entre les pauvres et les riches de la planète : les pauvres deviennent plus riches, mais, j'en ai peur, les riches vont aussi devoir devenir plus pauvres. Au final, ne cachons pas cette fatalité derrière les problèmes techniques de la zone euro, qui ne sont rien comparés à ses problèmes de fond.

  • Nycoo a écrit le 16/02/2010 à 13:57 :

    • Bon article qui présente les points faibles techniques de l'union monétaire. J'insiste bien sur le mot "technique", car tous ces manques pourraient constituer au mieux des outils permettant d'amortir la tendance de fonds de l'économie mondiale : le déplacement rapide du centre de gravité mondial vers l'Asie, accompagné d'un déclin (relatif mais aussi, je le pense, absolu) de "l'occident" et du Japon. Pendant des décennies, nos économies se sont reposées sur ce qu'on appelait le "tiers monde", terme en voie de disparition, qui regroupait alors plus de 75% de la population mondiale. Nous avons abusé de notre position pour leur acheter leurs matières premières à bas coût et leur vendre nos produits finis à coût élevés. Associée à des gains de productivité élevés, cette "exploitation" moderne a permis un développement économique inédit des pays "riches". Notre niveau de vie (salaires, prestations sociales...) a également explosé, en partie sous la pression des syndicats et de gouvernements bien trop souvent populistes. Mais aujourd'hui, la fête est finie. Les pays du "sud" se sont rendus compte qu'ils pouvaient produire aussi bien que nous à des prix très inférieurs, et profiter de notre pouvoir d'achat plus élevé pour exporter en masse. Le gisement de gains de productivités est quant à lui quasiment épuisé. Résultat : notre train de vie n'est plus supporté par l'économie, mais par la dette publique, que ce soit en Europe, aux Etats Unis ou au Japon. Et ce , depuis de nombreuses années déjà (ie : bien avant la crise). Le pays ayant l'un des deficit les plus faibles aujourd'hui, l'Allemagne, est le seul à avoir fait des concessions salariales et sociales significatives (bien qu'insuffisantes) dans les années 2000. Il est complètement illusoire de penser que nos économies vont nous permettre de revenir à l'équilibre... Personne ne s'offusque que le gouvernement français prévoit une croissance de 2.5% entre 2011 et 2013 pour équilibrer le budget, alors même que ce niveau a peut être été atteint 2 fois en 20 ans, et qu'il faut en plus réduire le déficit public de 2 points de PIB par an (ce qui revient en simplifiant à espérer une croissance de 2.5% + 2% = 4.5% par an)!! En effet il ne faut pas oublier que le deficit contribue au PIB, la destruction de déficit est donc aussi une destruction de PIB. Aussi la dette va-t-elle continuer à monter, et ce tant que nous ne nous serons pas résolu à l'inévitable : la baisse du niveau de vie (salaires et prestations sociales) pour rendre de la compétitivité à l'économie. Aucun gouvernement, aucun syndicat ne pourra à mon avis l'empêcher, et c'est ce que nous sommes nous-mêmes en train d'imposer à la Grèce. La retraite à 62 ans en France n'est que l'amorce d'un démarrage dans ce sens. Et après tout, cela ne correspond qu'à un phénomène juste d'égalisation des niveaux de vies bien trop disparates entre les pauvres et les riches de la planète : les pauvres deviennent plus riches, mais, j'en ai peur, les riches vont aussi devoir devenir plus pauvres. Au final, ne cachons pas cette fatalité derrière les problèmes techniques de la zone euro, qui ne sont rien comparés à ses problèmes de fond.

  • Anthony a écrit le 16/02/2010 à 13:11 :

    • La solution est pourtant évidente : repassons au Franc, puis à l'Ancien Franc et ce jusqu'au sesterce. Alors nous pourrons nous venter d'avoir une monnaie solide!

  • thoip a écrit le 16/02/2010 à 11:52 :

    • vice caché marrant ça quand le mexique avait aligné sa monnaie sur le dollar dans les années 90 quelques années plus tard le mexique avait subit le même crise que subit la grèce et d'autres pays. envolée des prix, montée de la pauvreté et perte de competitivité de l'économie mexicaine. Et tout cela au profit des états unis. On a le même fonctionnement en europe, cela était prévisible mais il est vrai qu'il était urgent de permettre aux actionnairs de s'engraisser un peu plus

  • moscator a écrit le 16/02/2010 à 11:39 :

    • Previsible et prevu par les eurosceptiques,l'ultra liberalisme ne pouvait qu'aboutir a la situation actuelle,ce que l'allemagne en demandant certaines clauses a canalisée a son avantage.Les dirigeants français ont pensés comme les grecs et les espagnols a court terme ,mais cela correspond a leur demagogie ,les interets des goupes mafieux-financiers ne sont plus en phase avec l'interet collectif et individuel des europeens.La destruction economique des etats porte en germe une reaction qui pourrait devenir violente.

  • Antoine a écrit le 16/02/2010 à 09:54 :

    • Ouais, c'est ça, l'Euro est responsable de la crise maintenant... Et la Grèce, c'est une "tragédie Grecque" (le titre super-facile des journaleux économiques en mal de sensationnel). En attendant le seul pays à s'être effondré c'est l'Islande, hors zone Euro, et qui n'en est pas morte pour autant, la Grèce+l'Espagne+le Portugal compte pour 18% de l'Euro ensemble, et si l'Euro devait perdre 18% je ne suis pas sûr que ce ne soit que du négatif, au contraire, et dans la série "flippons c'est la fin du monde" on devrait plutôt s'inquiéter de la Livre britannique, mais bon, le monde regarde où les média pointent du doigt. Aussi, le but de l'Euro n'est pas la mobilité des personnes, donc il ne faut pas déplorer que les professionnels bougent peu à cause de la barrière de la langue. La mobilité américaine est humainement un piège, c'est le meilleur moyen d'avoir en 10 ans un carnet d'adresse rempli de "connaissances" et de "collègues", mais plus aucun ami. Et la diversité, c'est la richesse de l'Europe, si tous les pays devaient parler anglais au final nous serions passé à côté de quelque chose. En revanche, la circulation des capitaux et du business dans la zone Euro se porte bien et l'objectif de départ de la monnaie commune est à ce titre amplement atteint. Oui il y a des mauvaises gestions en Europe, oui il y a une crise, toujours, mais non l'Euro n'est pas menacé, et encore moins responsable...

  • soiziczouc a écrit le 15/02/2010 à 21:49 :

    • l'euro est une création basée sur des objectifs purement politiques, sans cohérence économique.On ne peut gérer dans une monnaie unique des pays aussi disparates que ceux qui sont membres des l'euro. une fois encore, les Anglais avaient raison de ne pas participer à la grande illusion qui va se terminer par une grande désillusion ! n'en déplaise à certains, ce n'est pas le libéralisme qui est en cause, c'est l'inconscience des politiques.

  • titan47 a écrit le 15/02/2010 à 21:23 :

    • il faut vite que les pays dont l'euro est défavorable à leur economie puissent revenir à une monnaie nationale de toute facon l'europe et l'euro vont à l'encontre de l'emploi et du pouvoir d'achat,l'europe d'avant maastricht n'etait pas plus mauvaise.

  • Que Faire a écrit le 14/02/2010 à 20:56 :

    • Quand on fait du libéralisme et de la casse le Crédo de l'Europe en encensant le mensonge, il n' y a rien d'étonnant. Ce qui arrivé en Grèce. Sarko se charge de faire la même chose en France. Voila pourquoi il faut multiplier par 10 l'Impôt sur les grosses fortunes. Autre solution nationaliser les services essentielle pour éviter les arnaques. En clair faire tout le contraire du Libéralisme qui le moteur de destruction des civilisations.

  • JPL a écrit le 14/02/2010 à 18:57 :

    • Le déferlement de commentaires poujadistes et au ras des paquerettes, sans lien avec ce papier, est édifiant. Vu sous cet angle c'est Georges Frêche qui a raison... Sur le fond : nos économies crèvent de la financiarisation débridée et sans pilotage. Aucun gouvernement ne semble avoir le cran d'engager des actions réelles contre cette atmosphère de casino délétère. Une crise majeure tous les cinq ans environ, la prochaine déjà annoncée par certains pour 2012... (pour mémoire l'actuelle a commencé à l'été 2006 aux Etats-Unis et y était patente début 2997, même si de nombreux politiques et journalistes malhonnêtes continuent de prétendre que jusqu'en septembre 2008 elle était impossible à prédire...). Après celle de 2012 aurons nous encore les mêmes pleurs hypocrites et proclamations qu'on va moraliser le système ? Pour la nième fois depuis 1987..

  • Observateur a écrit le 14/02/2010 à 17:43 :

    • Bravo à GENE pour son message. Pour une fois la vérité est mise en évidence.C'est le bon exemple des Suisses avec une bonne démocratie, de bons salaires, une retraite à 65 ans, 45 heures de travail par semaine, ce sont des travailleurs jalousés par leur sérieux. Y a de la graine à prendre.

  • gene a écrit le 14/02/2010 à 16:58 :

    • Les Suisses refusant d'entrer dans l'Union européenne ont préféré garder leur indépendance et leur monnaie.Même étranglés par tous les pays de l'UE, ils vivent mieux, mais travaillent davantage...A méditer!

  • jpfa a écrit le 14/02/2010 à 15:51 :

    • moi je constate une chose, c'est que je suis tres tres heureux de ne pas avoir voté pour la monaie unique, 27 pays 27 langages 27 constitutions 27 pays qui on chacun une histoire et qui veulent la garder. je suis pour une europe unie dans la défence, mais que chaque pays soit indépendant et se concurance c'est ça et non pas une bande de technocrates qui font semblant( tout les pays doivent remouiller la chemise et se mettre au travail et etre INDEPENDANT) ce qui arrive à la Grèce nous pend au nez et une foi de plus il faudra mettre la main dans le portemonaie si toute foi il reste quelques chose dedant !!!!! jpfa

  • Papy a écrit le 14/02/2010 à 14:15 :

    • Re-Bonjour, excusez-moi d?insister. L?économie mondiale serait malade ? Oui, elle est apoplectique. Néanmoins, ? n?y aurait-il aucun espoir ? Ah ? !! quelle question ! Où pouvons-nous trouver de l?espoir ? J?aime l?histoire, parce qu?elle est instructive. Où, les Européens et les Français, ont-ils trouvés de l?espoir, lors d?une période équivalente à notre période actuelle, soit, en l?an « mille » ? Quelle question !! C?est un certain « Bernard de Clervaux », qui a redonné souffle de vie à la France en train de mourir. Quelle a été sa force principale, tant convoitée, par les autres pays ? Cette « force vitale » a pour nom ? : « Le Compagnonnage ». Quels sont les pays qui ont, encore aujourd?hui, une superbe organisation compagnonnique ? La ? France !!! Comment peut-on sortir de .. « La crise » ? On le peut ? en faisant, à nouveau, appel aux Maîtres de notre superbe et sublime « Compagnonnage ». L?âme de la France, c?est .. le Compagnonnage, et non pas ? les « partis-ans » politicailleux, qu?ils et elles, soient de droite, du centre, ou de gauche. « Apprenti ? Compagnon ? Maître artisan » ; ça, c?est .. la (vraie et unique) France !

  • tchoupy a écrit le 14/02/2010 à 14:09 :

    • changer les regles aujourd'hui obligerais certains pays a quitter la zone euro.comment peut on rediger des regles et croire quelles seront appliquees sans verificateur.il faut un chef un vrai,pas un faire valoir.nos presidents sont ils prets a ce faire dicter ceux qu'ils doivent faire pas un patron europeen????Ils parlent d'europe mais ne veulent laisser leurs pouvoirs

  • Observateur a écrit le 14/02/2010 à 13:10 :

    • Merci à "La Tribune.fr." pour l'article sis dessus du Service international. Je salue également les propos recueillis par Eric Chol dans l'article avec M. Jean-Pierre Chevènement. Oui, M. Chevènement, vous avez raison de revoir avec urgence le Traité de Lisbonne... Les Vingt-Sept risquent très fortement de devenir malades de l'économie mondiale.

  • Observateur 2 a écrit le 14/02/2010 à 12:56 :

    • je suis tout à fait d'accord avec observateur, ce point de vue est la plus proche de la réalité,l'économie est occupé à se déplacer vers les pays qui autrefois étaient sous dévelopés,à leurs tours maintenant de profiter un peu du beau temps et à nous de réfléchir pour protéger notre richesse économique et à ne pas sombrer dans une récession totale.

  • Papy a écrit le 14/02/2010 à 12:54 :

    • Re .. j?ai fait une faute de frappe sur mon clavier, je vous prie de m?en excuser ; [ les pays dits de l?Europe « n?ont » ? ]. A propos de la réaction, très polie, de l?intervenant ayant pour pseudo « l?observateur », je ne souhaite pas entrer dans les détails de la polémique stérile. Vous, ne voyez pas ? ? Moi, non plus ; je ne vois plus si bien qu?avant ; alors je me suis acheté des lunettes avec des verres correcteurs ; (remboursées .. 50 euros ; ainsi, je ne vole pas l?assurance sociale, qui me prélève sur ma retraite, beaucoup plus que je ne dépense, en frais de maladie). Maintenant, ? je vois ! Merci, la science et la technologie, et tant mieux pour la Caisse d?assurance maladie qui fait du bénéfice, grâce au fruit de mes quarante années de travail effectif et plein. Je travaillais plus prêt de soixante quinze heures, par semaine, que de trente cinq heures. De mon temps nous vivions l?époque des vaches grasses ; aujourd?hui nos jeunes vont devoir vivre celle des vaches maigres ! Vive l?expression que notre Ministre de la culture à dû se « coincer dans la gorge » : « travailler moins, en étant payé plus ! ». Il n?y a aucun médicament (même remboursé) qui soigne ? une telle connerie ! Mais, il y a des millions de naïfs qui y croient ! Allez raconter cela à un Chinois ; il sera plié de rire (c?est très rare pour un Chinois) devant un tel degré de bêtise. C?est un exemple de la culture française très molièresque du : « Tout Petit ? Prolétaire Bourgeois, qui se prend pour un Gentilhomme » : « Vous chantiez durant tout l?été, j?en suis fort, aise, hé, bien ? dansez, maintenant que les rigueurs de l?hiver sont venues. ». Monsieur de ? « La Fontaine, en train de se tarir ».

  • Observateur a écrit le 14/02/2010 à 11:44 :

    • Réponse à Papy: je lis votre commentaire qui me laisse perplexe... Je ne vois pas votre raisonnement et la réalité de la tempête européenne qui s'annonce comme une grippe.

  • esope a écrit le 14/02/2010 à 11:34 :

    • L'europe monaitaire est une chimére.Tous les pays font ce qu'ils veulent sans aucune surveillance de quelqu'un.C'est exactement comme dans une classe d'école ou il n'y aurait aucun professeur ou surveillant pour les éléves. La France ne fait pas ce qu'il faut pour revenir a un niveau de dette logique. Tant que le gouvernement aura peur des syndicats ou des grêves possibles concernant les retraites,les subventions inutiles ou encore ne pas vouloir augmenter les impôts,notre pays continuera a dériver au niveau monétaire et ce n'est pas le gouvernement actuel qui réussira a maintenir fermement la barre pour stopper le naufrage qui s'annonce!

  • Papy a écrit le 14/02/2010 à 11:17 :

    • Bonjour je trouve que votre article est bon ; néanmoins, il a probablement été écrit par un-e jeune journaliste, qui n?a pas en mémoire certains éléments de l?économie européenne. Comment s?appelait au tout début le premier « contrat » qui a lié la France et l?Allemagne ? C?était le pacte .. « du charbon et de l?acier ». Les Pays dits de l?Euro non plus ni charbon, ni acier, ni pétrole, alors qu?ils en importent des quantités astronomiques. Mais, ils ont ce que la France et l?Allemagne n?avaient pas, lorsque ce premier pacte a été conclu : les abyssales dettes sociales. A l?époque du pacte « un travailleur travaillait », et un « non travailleur, en âge et en état sanitaire de travailler n?était pas rémunéré, s?il ne travaillait pas ». Il n?y aurait pas de travail en Europe ?Alors dites moi pourquoi je ne trouve personne pour faire le ménage de ma maison et pour entretenir mon jardin, alors que je propose 12 euros, voire, pour les travaux difficiles de maçonnerie, 15 euros l?heure ? La législation sociale ne permet plus de travailler. Nous ne sommes plus en « République à la façon grecque »; (agora) nous sommes les « esclaves économiquement pris en otage par les représentants de la dictature du prolétariat » ; dictature que ses inventeurs les Communistes de l?ex URSS se sont empressés d?abandonner, car ils ont compris que c?était là une utopie économiquement dévastatrice, pour le pays qui l?adoptait. L?ultra libéralisme sans contrôle administratif peut tuer des économies en quelques semaines ; le bolchevisme ultra-syndicaliste les tue à tous les coups, et, sadiquement à petit feu, décennies après décennies. Est-ce normal qu?un Etat tolère les prises d?otages, séquestrations, de Cadres supérieurs, les rejets d?acides et de polluants chimiques dans les rivières, etc? , sans opposer aux syndicalistes de bases « la loi du terrorisme social » ? Ce sont là des actes de guerre civile, et de haute trahison, qui méritent qu?un tribunal militaire (une cour martiale) prononce, dans de tels cas, la peine de mort par fusillade. La France est devenue, avec l?Italie, le pays européen où un honnête citoyen est le moins en sécurité. Partout, à l?école, dans la rue, dans les usines, dans les transports, la violence du « terrorisme civil » a été acceptée et banalisée. C?est là le premier pas vers une guerre civile, style guerre d?Espagne. On connait le résultat !

  • Observateur a écrit le 14/02/2010 à 10:33 :

    • Je voudrais ajouter que l'Allemagne est travailleuse et se place comme le meneur de jeu en la matière en Europe. Si les Français voulaient abandonner l'idée des 35 heures et postuler pour une retraite à 65 ans, le pays se porterait beaucoup mieux. Il y aurait moins de grèves et les politiques en auraient fini avec leurs palabres à la Télé. C'est pas gai.

  • marco a écrit le 14/02/2010 à 10:07 :

    • la grece et tous les pays latins ont toujours ete incapables de gerer une nation pourquoi les pays du nord allemagne suede.... maitrisent leur deficite et prenons exemple sur l allemagne un pays qui a perdu 2 fois la guerre et qui se trouve champion en europe. à mediter

  • Observateur a écrit le 14/02/2010 à 09:55 :

    • Suivant un peu la géopolitique économique et stratégique, je constate la première tempête de l'euro. L'euro comme l'Union européenne a été fabriqué par la France. Comment cette France va-t-elle se sortir de son endettement avec un Président qui emprunte et qui redistribue la manne? Facile de vivre au-dessus de ses moyens? L'Europe et l'Occident vont tout droit à la catastrophe. c'est le choc des civilisations. L'Amérique endettée de plusieurs milliers de milliards de dollars. Pourquoi le monde s'accroche encore au dollar? Il n'y a plus de retour en arrière et ce n'est pas du pessimisme...

  • roro a écrit le 14/02/2010 à 08:32 :

    • un menage ne peut vivre trop longtemps au dessus de ces moyens dans le rouge la banque dit stop pourquoi il y a une difference avec un pays ? la france est mal placee pour donner des leçon

  • papynounou a écrit le 14/02/2010 à 08:29 :

    • 3 pays europeens en deconfiture 3 pays gouverné par des SOCIALISTES

  • gégé a écrit le 14/02/2010 à 01:46 :

    • Si tous ces économistes sont si forts, pourquoi travaillent-ils encore pour un salaire? Personnellement je ne suis pas un expert en la matière, mais je fais le pari avec mon propre argent que dans le futur l' Euro sera bien plus stable et plus fort que le Dollar qui lui n'est plus que du vent. Non merci je n'ai besoin de rien...

  • orsi a écrit le 13/02/2010 à 22:40 :

    • et alors, qu'est ce qu'on fait ? Il y a peu de monde qui envisage sérieusement qu'on revienne au francs, à la peseta, au deutchmark et aus lires ... ça aurait d'autres inconvénients.

  • Emmanuel P a écrit le 13/02/2010 à 22:17 :

    • Le ver est dans le fruit. Depuis le temps que nous, les souverainistes de droite, vous le disons, cet article a le mérite d'apporter de l'eau notre moulin. Tout cela se terminera mal, et l'Europe tout entière, ne connaîtra plus que sang et larmes.

  • le dico a écrit le 13/02/2010 à 21:22 :

    • je veux dire à "fiasco" que son analyse est très pertinente.dommage qu'il s'exprime dans une langue qu'il ne maitrise pas du tout!

  • mosquito a écrit le 13/02/2010 à 20:50 :

    • ont nous prend pour des gogos tout est faux sauf la dette que nous aurons a payer et que nous laisserons a nos enfants et nos petits enfants et............

  • mosquito a écrit le 13/02/2010 à 20:38 :

    • le plus gros scandale du siecle l'euro crise economique pour beaucoup d'habitant de la zone euro les prix ont evolue de 80 a 100 pour 100. NE JAMAIS OUBLIER que le pouvoir c'est l'argent et l'argent donne le pouvoir.tout le monde se gave sur notre dos

  • Sebastien 1 a écrit le 13/02/2010 à 20:26 :

    • Voilà une belle analyse de la Tribune.J'en tire 2 conclusions: a) L'eurozone souffre de multiples tares originelles: trop de membres non qualifiés, pas de politique budgétaire ni fiscale coordonnée, une Banque Centrale réduite à s'occuper de stabilité des prix b) Si les choses tournent mal - ce n'est pas impossible- il faudrait refaire une zone beaucoup plus restreinte au départ, avec l'Allemagne comme pivot et quelques rares pays vertueux :Pays-Bas, Luxembourg, Danemark (non encore membre ), evidemment sans les pays méditerrannéens...Le cas de la France reste douteux (une culture indécrottable des déficits.)

  • yves a écrit le 13/02/2010 à 19:58 :

    • Se gausser de la faiblesse de l'euro c'est oublier sa remontée énorme de ses dernières années.Je vous rappelle l'envol de l'euro depuis la constitution de la monnaie unique vis a vis de presque toutes les monnaies en particulier usd et livre sterling. Les faiblesses structurelles du Sud de l'Europe sont patentes et la crise se révèle un révélateur de ces faiblesses. Pensez vous que cela irait mieux pour l'Europe si chacun retournait à sa propre monnaie?Qu'il y aurait plus de discipline? De toute façon nous vivons à l'heure actuelle dans une telle interdépendance que monnaie unique ou pas nous subirons au niveau de l'Europe la contagion des faiblesses de l'Europe du Sud et ce n'est surement pas le retour au Franc désuet qui changera la donne .N'en déplaise aux nostalgiques. De toute façon ceux qui spéculent sur l'euro pour le dollar cherchent uniquement un bénéfice de court terme ,ils savent très bien que l'endettement des États- Unis est bien pire que celui de l'Europe et que le dollar unique n'a pas empêché la quasi faillites des certains États US par exemple la Californie. Pas plus que l'euro n'empêchera la faillite virtuelle de la Grèce.

  • toutseul a écrit le 13/02/2010 à 18:54 :

    • Personne n'a évoqué le pétrole et le gaz (importés si je ne me trompe hors de la zone euro) payés moins chers si l'? est FORT. quand l'? sera à 2 ou 3 pour un US$, on reparlera de la compétitivité de l'Allemagne et des bénéfices tirés de la vente de nos jolis airbus....qui ne compenserons jamais l'essence de "Monsieur Tout le monde" à 3?.... et là je vous dit pas les défilés Madeleine/Bastille!!!

  • Le Renard a écrit le 13/02/2010 à 18:04 :

    • C'était pourtant simple l'ensemble des pays de la zone euro devait respecter les critères de convergences et s'engager à contenir un déficit budgétaire maximum de 3% à peine de santions financières - Comme d'habitude, la règle écrite n'a pas été appliquée avec rigueur d'où le résultat. Manipuler la monnaie commune comme celle d'une République bannière relève de l'insouciance et le prix à payer sera lourd sans compter, que l'Allemagne n'a pas l'intention de payer seule la facture. Si l'on ne veut pas pas perdre notre monnaie il faut se ressaisir sans délai, notamment en France, et s'imposer les sanctions prévues, les étendre à tous les États qui ne se conforment pas aux règles qu'ils ont librement acceptées. C'est l'intérêt commun qui doit primer. D'ailleurs la crise a mis à terre les pays européens non protégés par l'euro. Quand aux banques qui spéculent la loi doit permettre leur nationalisation immédiate si les faits sont avérés.

  • malkovicht a écrit le 13/02/2010 à 17:38 :

    • bien entendu votre article analyse parfaitement les carences du système économico - monétaire de l'UE, mais ns sommes obligés de constater que la racine du mal réside in fine dans l'absence totale de volonté politique et populaire pour réaliser un vrai pouvoir fédéral doté des pouvoirs régaliens habituels: monnaie, défense, police et gouvernance économique...il ya tout de même plus de 450 millions d'européens...alors à quand le grand référendum instituant cela????

  • Guy a écrit le 13/02/2010 à 17:12 :

    • La Grèce est terriblement endettée mais de la faute à qui, à ses dirigeants qui ont fait en sorte que le pays consacre 4, 6% de son PIB à l'armement. Pas grave, le bon peuple va payer.

  • Guy a écrit le 13/02/2010 à 17:12 :

    • La Grèce est terriblement endettée mais de la faute à qui, à ses dirigeants qui ont fait en sorte que le pays consacre 4, 6% de son PIB à l'armement. Pas grave, le bon peuple va payer.

  • Guy a écrit le 13/02/2010 à 17:12 :

    • La Grèce est terriblement endettée mais de la faute à qui, à ses dirigeants qui ont fait en sorte que le pays consacre 4, 6% de son PIB à l'armement. Pas grave, le bon peuple va payer.

  • fiasco a écrit le 13/02/2010 à 15:27 :

    • Il serait tant de voir la realite du declin de l Europe depuis le temps qu un certain homme politique en parler;la realite est la et comment la resoudre; tout simple remettre en place se que l on a laisser de cote;qui seront les responsables de se desastre nos elitent que l on ne va plus ecouter car non credibles a forcer les peuples contre leurs gres voila se qui arrive

  • Cobra a écrit le 13/02/2010 à 14:45 :

    • Oui à une devise européenne réaliste , Non à une arme politique anti Dollar .

  • EIFFEL a écrit le 13/02/2010 à 14:03 :

    • Grosso modo d'accord avec l'analyse, mais faudrait préciser toutefois, que la situation économique des différents pays et de l'Europe dans son ensemble est bien meilleure que celle qui existerait sans l'euro. Le problème dominant actuel de l'Europe est la compétition mondiale avec des pays comme l'Inde et la Chine qui vivent sur autre planète. Il faudra faire du protectionnisme, tôt ou tard !!!

  • besac25 a écrit le 13/02/2010 à 13:28 :

    • Pourquoi tous les pays de la zone Euro ne donne pas les pleins pouvoirs à l'ALLEMAGNE qui est le seule pays sérieux, et HONNETE pour nous sortir de la crise en adoptant son mode d'économie,et de rigeur budgétaire , sortir les pays comme l'Espagne la Grèce, le Portugal, qui eux sont des boulets économique, là on aurait une Europe et un Euro fort; Comment etre crédible quand vous avez un pays comme la Grèce qui à une économie parrallèle de 40% de son PIB!!! et qu'en France on donne tout à ceux qui ne travaillent pas,et qu'on MASSACRE les classes moyennes à condition qu'elles exsistes encore.

  • Peter a écrit le 13/02/2010 à 13:15 :

    • En résumé ne devrions nous pas laisser le ministère de l'économie à un allemands, ce serait plus simple...On éviterais pas mal de bêtise.

  • moscator a écrit le 13/02/2010 à 12:00 :

    • l'allemagne etant un vrai pays industriel contrairement a la france qui brade son industrie ,elle mene une politique qui maintient au maximum sont outil de production,l'ajustement des parités avec l'allemagne se faisait par la devaluation des autres monnaies(ce qui etait recherchée par la RFA puisque l'achat etait obligatoire chez eux ,les autres etant sans production de machines concurrentes).Seul survivront les pays ayant conservés leurs productions au lieu de courir apres des mirages commerciaux ou financiers ponctuels et conjoncturels.La cigale qui chante ça se vend bien qu'un moment,mais pour le solide il vaut mieux une fourmie pour construire la fourmiliere qui resistera aux intempéries.

  • capitoil a écrit le 13/02/2010 à 11:29 :

    • enfin on reconnait avec retard que l'usine a gaz eureopénne ne pouvait sur la question de l'euro que directive, ensuite comment admettre que les 3 %de déficit devenait la norme ?? pour la france d'ailleurs les gouvernements se contentent d'envisager le retour à ces 3 % ???? La gréce a fait n'importe quoi, elle a dépenser elle à gaspillé et on s'est contenté de dire c'est pas bien, le portugal aussi l'espagne, en disan ta croissance arrangerant tout, et on a vu rarement des critiques de fond, la BCE s'st tue, les gouvernements ont orgnaisé des forums gastronomiques et médiatiques et on a lassié faire, ............. La crise ne fait que commencer...............

  • Marie a écrit le 13/02/2010 à 10:04 :

    • Bon article qui ne limite pas à un seul aspect des soucis actuels posés par l'Euro. Cette crise permettra peut-être à nos politiques de réfléchir à ce qu'est réellement un budget : des recettes et des dépenses équilibrées ! C'est-à-dire ne pas vivre au-dessus des moyens financiers de son pays. Au lieu de démagogues, je rêve de politiques courageux et sensés....

  • euh a écrit le 13/02/2010 à 10:01 :

    • comment peut on encore accepter que la valeur d'une monnaie soit décidée par les spéculateurs? comment est-ce possible que les britanniques préfèrent être dans les mains de spéculateurs anonymes que dans celles de fonctionnaires et politiques anonymes?

  • loémouillé a écrit le 13/02/2010 à 09:49 :

    • Les faits sont tétus (Lénine) Après avoir accumulé les dépenses à crédit il faut maintenant en assumer les conséquences pour les PIGSF

  • mistral a écrit le 13/02/2010 à 09:47 :

    • Un article particulièrement interressant et enrichissant.

  • Gwen a écrit le 13/02/2010 à 09:18 :

    • Très belle article.. Du vrai journalisme... C'est devenu tellement rara!

  • salgrev a écrit le 13/02/2010 à 09:05 :

    • Sauf à rêver de contraintes inacceptables, la seule arme dont dispose un pays à compétitivité faible relativement à un autre est sa monnaie. L'Euro a démontré cette règle, hélas absolue, mais nous a privés de l'arme à laquelle nous pourrions avoir (et avons eu) recours.. Alors, quand une solution ne fonctionne pas, quelle est l'action courageuse qu'il faudra bien, un jour, mettre en oeuvre ? SORTIR DE L'EURO.

  • Osalteccino a écrit le 13/02/2010 à 08:11 :

    • Bon article. L'euro n'est effectivement qu'un avatar du deutschmark. Deux précisions toutefois: 1/L'INDUSTRIE française souffre tout autant que l'économie grecque ou portugaise parce que la stratégie allemande n'est pas réplicable par la France. Et cela même si les deux économies étaient identiques. Voici pourquoi. 2/ Mitterrand a arraché l'euro à l'Allemagne parcequ'il pensait ainsi arrimer l'Allemagne à l'Ouest lors de l'éclatement de l'URSS qui créait un vide en Europe centrale. Politiquement c'est vrai, il y a réussi. Industriellement il en va autrement. L'Allemagne ne tire qu'en partie sa compétitivité de la modération salariale. Et une monnaie forte pour notre voisin n'est pas seulement un moyen de contenir l'inflation: c'est un instrument de politique industrielle avec une vision géopolitique élargie. Le Mark fort et l'euro fort ont permis l'amélioration de la compétitivité des entreprises allemandes parce que ces dernières se sont projeté à l'Est. Pas l'ex RDA, mais les anciens satellites de l'URSS en Europe centrale. La force du mark délibérée les a contraint à mener une politique d'expansion d'un type nouveau, par délocalisation. C'est une politique subtile et efficace. Faut vraiment pas croire que la Buba était "indépendante". C'est une décision stratégique prise par la puissante fédération patronale Gesamtmetall en 1994/95. Décision autant politique qu'industrielle qui visait deux buts A/ compte tenu de la proximité géographique de ces pays, utiliser leurs systèmes socioéconomiques pour accroitre la compétitivité de l'industrie allemande par des délocalisations partielles. Notamment toutes les tâches de production exigeant beaucoup de main d'oeuvre, tout en conservant en Allemagne les taches de conception et de montage. 2/ Susciter un essor économique dans ces pays pour assurer leur stabilité politique et en faire de nouveaux clients pour l'avenir. Je ferai une troisième remarque: a//la politique de l'Allemagne n'a fait que suppléer à l'absence initiale de politique de l'Europe à l'égard des pays d'Europe centrale. b// la couverture de ces pays en termes de journalisme économique est très insuffisante. Et pourtant il s'agit bien de l'Europe. Et pour terminer: la mondialisation n'inquiète pas l'Allemagne; elle a été l'une des premières à y recourir. Mais elle est bien la seule à y réussir par ....une monnaie forte

  • Bangkok a écrit le 13/02/2010 à 08:08 :

    • Exact , l'Allemagne est la seule actuellement en Asie et Asie du Sud-est a etre ecoute elle intervient meme directement aupres des gouvernements , comme en Thailande , il ya une semaine , pour demander de remettre de l'ordre dans la situation poltique . La France par Mr Sarkozy est tout juste bonne a faire remettre par ces Ambassadeurs des decorations. et personne ne croit a la parole francaise qu'est celle d'une planche sur qui il ne faut marcher si on ne veut se retrouver dans la......

  • Roger junior a écrit le 13/02/2010 à 07:58 :

    • Si on arrivait à mettre en place rapidement une gouvernance économique européenne ,celle-ci ferait en sorte que la parité EURO/DOLLAR soit de 1 pour 1 ad vidame étername .

  • jujube a écrit le 13/02/2010 à 07:17 :

    • on laisse ces financiers faire n'importe quoi au nom de l'interêt national,en difinitive'c'est un imbroglio qui gruge tout le monde.quand est-ce que cela s'arretera,!!

  • tomi a écrit le 13/02/2010 à 06:56 :

    • on nous prend por des esclaves modernes on est prit en otage par des gens enti démocratiques. c'est le rouleau compresseur on est des vaches à lait les citoyens de cette europe fabrique de pauvretés merci por l"illusion américaine liberale sans liberté, répressive et lamentable des politiques spetacles.

  • chilo a écrit le 13/02/2010 à 06:10 :

    • Avant de detruire ce qui fonctionait il fallait ecouter les septiques du marché europeen. Mais non ,par la volonté du pouvoir financier on a tous cassé. La constitution quand on la lit fait froid dans le dos,merci l'ump.

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